Végétal, la ville veut montrer l'exemple


Rédigé par - Angers, le 26/04/2016 - 07:45 / modifié le 28/05/2016 - 09:56


Places, jardins, parcs, promenades, rues et ruelles... le programme de (re)végétalisation du centre-ville d'Angers est en marche. Lundi soir, un point d'étape a permis au conseil municipal d'en mesurer l'avancée dans une relative unanimité. Majorité et minorité ont préféré s'opposer sur des subventions au festival d'Anjou et à une école privée.



"Animer les rues avec du végétal et créer du lien social" est l'un des objectifs de la politique de végétalisatin de la Ville (photo Direction Parcs et Jardins / Ville d'Angers).
"Animer les rues avec du végétal et créer du lien social" est l'un des objectifs de la politique de végétalisatin de la Ville (photo Direction Parcs et Jardins / Ville d'Angers).
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Avec 37 m2 d'espaces verts par habitant (sans tenir compte de l'île Saint-Aubin qui permettrait de doubler ce chiffre), Angers dispose d'un patrimoine végétal remarquable, un atout qui participe grandement à la qualité de vie que lui prêtent régulièrement professionnels du paysage et classements spécialisés. Pour autant, Christophe Béchu et son équipe ont fait de la (re)végétalisation du centre-ville une priorité de leur mandat dans un double soucis d'embellissement d'une part, et de valorisation du savoir-faire de la filière végétale angevine d'autre part. 

En attendant le schéma directeur qui devrait préciser un peu plus concrètement les contours de cette ambition à l'automne prochain, le conseil municipal a pu en mesurer lundi soir quelques attendus, à la faveur d'un rapport présenté par l'adjointe à l'environnement, Isabelle Le Manio. Qu'y a t-on appris de nouveau ? D'abord que "la coulée verte" imaginée comme un fil d'ariane de ce projet, depuis le square Jeanne d'Arc, dans le quartier Montaigne jusqu'au château en passant par la place du Rallliement, progressait sur le terrain et surtout sur le papier. Avec d'un côté l'achèvement des plantations de la nouvelle promenade du Bout du Monde et de l'autre, un calendrier désormais arrêté pour le projet de réaménagement de l'avenue et du square Jeanne d'Arc. Les platanes de l'avenue vont être abattus (de mi à fin septembre) pour céder la place à 180 nouveaux arbres -essentiellement des tilleuls de pépinières locales- et des bandes de prairies fleuries. Travaux prévus d'octobre prochain à mai 2017.

La place André Leroy, le jardin de l'UCO et les abords qui seront soumis à étude pour un réaménagement à venir.
La place André Leroy, le jardin de l'UCO et les abords qui seront soumis à étude pour un réaménagement à venir.
Ensuite, Isabelle Le Manio a précisé le périmètre d'étude d'un autre projet de réaménagement, celui de la place André Leroy et de ses abords (parc de l'Université Catholique de l'Ouest, débuts de la rue Paul Bert et des rues Rabelais et Volney). L'objectif : améliorer la lisibilité et les "connexions entre les espaces paysagers existants", moyennant notamment l'ouverture du parc de l'UCO. On en est au tout début du projet puisque le marché d'étude ne devrait être passé qu'en juin prochain avec le candidat retenu, après concertation avec les habitants.

Mais l'ambition verte de la Ville ne s'arrête pas au centre-ville. Dans son rapport, Isabelle Le Manio a intégré l'ouverture fin mai d'un 8e jardin partagé à la Chouannière dans le quartier du Lac de Maine, la plantation d'arbres fruitiers -destinés "à la libre cueillette" dans les espaces publics à compter de l'automne, la poursuite de l'encouragement à la création de mini-jardins partout où cela est possible (Angers en compte plus de 200) et l'expérimentation de jardinières connectés ces prochains mois.

Partageant "l'absolue nécessité d'investir dans l'atout majeur" qu'est le végétal pour le territoire, Gilles Mahé, l'ex-adjoint à l'environnement, a regretté tout de même qu'il n'ait pas été question des jardins familiaux, sans oublier d'égratigner les orientations d'aménagement, par trop bétonnés à son goût, des bords de la Maine. "Je vous inviterai à comparer le moment venu la couverture végétale des voies sur berge avec la place du Ralliement telle que vous l'avez pensée" lui a (vertement) répondu Christophe Béchu.

Les autres dossiers

Torun (Pologne), huitième ville jumelle
Le conseil municipal a approuvé l'accord de jumelage avec la ville de Torun (Pologne). 16e ville du pays par son nombre d'habitants (206 000 mais près de 300 000 habitants pour l'agglo), Torun est une cité historique, fondée par les chevaliers teutoniques, située sur la Vistule et classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Ses premiers échanges avec Angers remontent au milieu des années 80, via notamment les universités. Plusieurs établissements scolaires angevins (Joseph Wresinski, Mongazon, Chevrollier) ont aussi noué des liens avec des établissements polonais.
 
Festival d'Anjou : désaccord
"Nous avons du mal a admettre venir au secours d'un festival du Département alors même que celui-ci réduit ses subventions aux actions culturelles conduites sur Angers." Rien à y faire pour la minorité municipale : après s'être abstenue l'an passé, elle a choisi cette année - à l'exception du communiste Alain Pagano- de voter contre la participation financière de la Ville (150 000€) à l'organisation d'une partie du festival d'Anjou sur Angers. "Consterné", Emmanuel Capus, l'adjoint aux finances, y voit une "hérésie" tant, selon lui, le bénéfice du festival pour la ville relève de l'évidence. Cette année, en sus de l'accueil du Concours des compagnies (6 pièces), une exposition et la billetterie seront accueillies au Grand Théâtre. Et trois autres pièces à l'affiche seront jouées au Cloître Toussaint.
 
Guéguerre scolaire ?
En janvier 2014, suite à la fusion de l'institution Jeanne d'Arc (Angers) et du Lycée de la Baronnerie, Frédéric Béatse, alors maire d'Angers, avait fait voter "à titre dérogatoire" une subvention d'un peu plus de 33 000€ au nouvel ensemble d'enseignement Saint-Aubin-de-la-Salle, situé sur la commune de Saint-Sylvain-d'Anjou, pour participer aux frais de scolarité des élèves angevins. D'où sa surprise -relayée d'abord par Laure Reveau- de voir une nouvelle subvention de 9 000€ soumise au vote lundi soir. La dernière d'une "diminution en sifflet" liée à "votre décision", justifie le maire, appuyé par son adjoint aux affaires scolaires Ahmed El Bahri, lequel rappelle qu'une subvention intermédiaire de 18 000€ avait été votée l'an passée. Vérifications express durant le conseil, personne n'a trouvé trace de la dite subvention. Prudent, Christophe Béchu a préféré reporter le vote, en attendant de la retrouver.

De gauche à droite et de haut en bas : Benoit Pilet, Karine Engel, Stéphane Pabritz, Gilles Groussard, Montaine Huteau et Jean-Marc Verchère.
De gauche à droite et de haut en bas : Benoit Pilet, Karine Engel, Stéphane Pabritz, Gilles Groussard, Montaine Huteau et Jean-Marc Verchère.
Petit jeu de chaises musicales au sein du conseil 
Après l'annonce (surprise) le 29 février dernier de la démission de Catherine Leblanc, adjointe au maire chargée des relations internationales, une nouvelle élue est entrée au sein du conseil municipal. Montaine Huteau, 45 ans, cadre bancaire, a été installée officiellement lundi soir. Parallèlement, Christophe Béchu a du procéder à quelques changements dans les délégations de ses adjoints, pour dispatcher celles assumées jusqu'alors par Catherine Leblanc. Ainsi Benoît Pilet hérite des relations internationales en sus des ressources humaines. Gilles Groussard est désormais adjoint chargé du rayonnement, du tourisme et des grands événements. Il laisse le commerce à Karine Engel, qui conserve ses délégations au devoir de mémoire et au quartier centre-ville/Lafayette/Eblé, et le stationnement à Jean-Marc Verchère, déjà adjoint en charge de la voirie et des bâtiments. 
Enfin, un nouveau poste d'adjoint au maire chargé de la propreté, de la qualité de vie et des marchés a été créé et confié à Stéphane Pabritz, jusqu'alors simple conseiller municipal délégué aux marchés. Le conseil municipal d'Angers compte donc toujours 21 adjoints.
 




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