Vert, bleu, jaune, gris : 50 nuances dans les jardins de Sainte-Gemmes-sur-Loire

Les jardins méconnus (3/3)


Rédigé par Tiphaine CREZE - Angers le Samedi 28 Mai 2016 à 08:15


Dernier volet de notre série sur les jardins méconnus. Aujourd'hui, Angers Mag fait une halte à Sainte-Gemmes-sur-Loire et visite les jardins du presbytère et le jardin méditerranéen : une balade chromatique avec vue sur la Loire.



Les jardins du presbytère sont installés sur l'ancien cimetière de Sainte-Gemmes-sur-Loire.
Les jardins du presbytère sont installés sur l'ancien cimetière de Sainte-Gemmes-sur-Loire.
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Nous sommes perchés sur la plus haute terrasse des jardins du presbytère. Difficile d’imaginer que c’est à cet endroit –aujourd’hui paisible et bourgeonnant - que l’on enterrait les défunts de la commune jusqu’en 1823, date à laquelle le Conseil Municipal de Saint-Gemmes-sur-Loire, décide le transfert du cimetière vers son emplacement actuel. Les terrains ont, depuis lors, alterné entre phases de friche ou de potagers, cultivés par les curés successifs. En 1997, les jardins du presbytère, remaniés, sont ouverts au public.

C’est Pascal Handorin, le jardinier responsable qui nous fait la visite des lieux, un parc en terrasses dont (presque) toutes correspondent à une couleur. Dans le premier jardin, dit « de curé à la française », Pascal Handorin estime à une vingtaine le nombre de plantes par massif: des géraniums, des pétunias, des sauges qui, dès mai, forment une géométrie variable de carrés sauvages et multicolores. L’espace suivant, un couloir de verdure d’où l’on aperçoit la Loire couler en contrebas, est justement dédié au fleuve. « C’est le jardin bleu. Il a été refait en 2012. On y plante des agapanthes, des géraniums, des hortensias et des statices… ». Un jardin aquatique, sans la moindre goutte d’eau.
« Toutes les plantes grises tiennent au soleil. Si vous savez ça, vous savez tout »

Pascal Handorin (à gauche) et ses collègues jardiniers dans la jardin de curé à la française..
Pascal Handorin (à gauche) et ses collègues jardiniers dans la jardin de curé à la française..
Plus bas, presque caché derrière un mur, nous voilà dans le jardin vert, qui flirte avec le sauvage et où pousse une collection de fougères qui sent bon le sous-bois. Sur une terrasse au-dessus, le jardin jaune rappelle le sable des bords de Loire, peuplé d’impatiences, de pétunias et de sauge. Sur la plus haute terrasse des jardins, celle où a poussé l’église, Pascal Handorin et ses collègues ont installé un potager en 2009. « Nous y faisons pousser les fleurs, les fruits et les légumes en fonctions des couleurs. On a planté des aubergines parce que c’est joli ». Les jardiniers de la commune consacrent 800 heures par an à l’entretien des jardins du presbytère.

A la fin du parcours, Pascal Handorin nous parle du « Clos des vignes », désormais appelé jardin méditerranéen – en allusion au Roi René qui, déjà au couvent de la Baumette, rêvait du Sud. Il décide de nous conduire vers cet autre jardin de la ville.

Longiligne, le terrain borde la Loire. « Ici, quand il fait très chaud, on pourrait se croire à Nice ». Des rangs de lavandes – « Comme dans le Vaucluse » - et des succulentes sur un sol caillouteux : c’est vrai que l’on s’attend à ce qu’un lézard surgisse d’un muret et que l’on guette le chant des criquets. Le jardin méditerranéen, c’est plutôt « 50 nuances de gris ». Nous avons l’explication : « Toutes les plantes grises tiennent au soleil. Si vous savez ça, vous savez tout ». Pas sûr que ce seul conseil suffise à entretenir une jardinière sur un balcon angevin mais…

Ici poussent des amandiers, oliviers, mirabelliers et abricotiers toujours en hommage au Roi René, dont l’histoire veut qu’il ait lui-même introduit ce dernier en Anjou. Plus loin, au fond du jardin, Pascal Handorin nous guide vers les vignes. Depuis l’interdiction des produits phytosanitaires, Pascal Handorin et toute l ‘équipe de jardiniers a pris le parti de laisser les herbes folles pousser au pied des vignes de Chasselas. D’ici, la vue sur le Loire est exceptionnelle.

En quittant Sainte-Gemmes-sur-Loire direction Angers ce jour-là, on n’est pas surpris de traverser le « Triangle vert » : 510 hectares d’entreprises végétales et agricoles dont 91 hectares de serres et de tunnels. La commune est l’une des plus importantes communes horticoles et maraîchères du pays. De quoi en voir de toutes les couleurs.

Séance de rattrapage
(si vous avez raté les deux premiers volets de notre série sur les jardins méconnus)
Samedi 14 mai : "Jardin botanique de la Faculté de médecine : une officine à ciel ouvert"
Samedi 21 mai : "Perchés au-dessus de la Maine, les capricieux jardins du Roi René"
 









1.Posté par jean luc Gaignard le 28/05/2016 18:20 (depuis mobile) | Alerter
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Cette histoire des jardins et de l'horticulture en Anjou est à découvrir dans le livre "Du roi René à Végépolys..." Pour en savoir plus : www.terre-des-sciences.fr

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