Visages marquants de femmes africaines


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 10/03/2011 - 21:42 / modifié le 12/03/2011 - 10:48


Parmi les cycles de conférences organisées, au cours de l’année, par l’Institut Municipal d’Angers, l’un d’eux concerne l’actualité de la littérature africaine. Ce cycle qui sera animé par Jean-François Charreau, en Mars et Avril, aura pour thème « Visages marquants de femmes africaines ».



Visages marquants de femmes africaines
Ceux qui s’intéressent à la culture et surtout à la littérature africaine ne vont pas être pas déçus. L’Institut Municipal, avec le concours du conférencier Jean-François Charreau, ancien directeur de l’établissement angevin et surtout spécialiste de la littérature africaine, présentera des citations et des études détaillées des extraits des quatre chefs d’œuvre suivants, publiés en 2010 et 2011 par des écrivains africains francophones :

Khadi Demba, le troisième personnage de « Trois femmes puissantes » de Marie Ndiaye. A l’abri de son inaliénable humanité, Khadi passe à travers les aléas d’une existence où s’empilent les affres de la stérilité, du veuvage, de l’exode forcé, de la prostitution, de la clandestinité. Presque incompréhensible tant elle paraît dominée par ses entourages successifs, son combat obstiné préserve sa dignité, magnifié par l’écriture mystérieuse du Prix Goncourt 2009.

Arame et Bougna, Coumba, Demba, des Sénégalaises de l’île de Niodor, dont Fatou Diome, dans « Celles qui attendent » éclaire l’existence de mère ou d’épouse, de fiancée ou de grand-mère. Les hommes sont partis pour trouver des ressources en Europe. Elles ont entre autres charges, une nombreuse marmaille à nourrir et éduquer. Mais il y a aussi les inquiétudes sur le sort des exilés. Pour toutes ces femmes, « l’absence est le plus grand des maux », mais il faut faire face : les pesanteurs sociologiques ancestrales ne s’affrontent que par le courage.

Michel est un jeune Congolais de 11 ans : Alain Mabanckou en fait le personnage central de « Demain j’aurai vingt ans ». L’étude s’arrêtera sur des personnages de femmes (ses deux mères, sa petite copine, les conquêtes féminines de son grand frère épicurien) mais découvrira aussi le Congo d’après l’indépendance : ses affrontements politiques, la lutte des classes, sa relation avec la culture française et avec la politique mondiale (le Shah d’Iran ! ). Le style guilleret donne à ce regard d’enfant sur le monde un décalage, révélateur d’une histoire qui déjà s’éloigne.

Enfin, « Les lucioles noires » du plus Angevin des romanciers africains, Victor Bouadjio. Son roman vient de sortir. Il sera abordé à travers les deux figures puissantes de Kamini, restée au Cameroun et de sa nièce Alice, étudiante en médecine en France. Leurs destinées tragiques croisent d’autres êtres étranges comme ce jésuite canadien devenu féticheur après un très long séjour en Afrique.
Cette conférence littéraire aura lieu les mardis 15, 22, 29 mars et 5 avril, de 18h00 à 19h30
Entrée libre sans inscription
Institut Municipal
9, rue du Musée (Place Saint-Eloi) à Angers
Pour en savoir plus : www.angers.fr/institutmunicipal



Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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