Vivement le flow de Tempo Rives


Rédigé par - Angers, le Samedi 2 Juillet 2016 à 07:55


11 dates, 21 propositions artistiques -dont la moitié de produits locaux- et une ambiance village désormais bien installée : la 7e édition du festival gratuit Tempo Rives, qui se déroulera du 13 juillet au 16 août, s'annonce peut-être encore plus riche en découvertes que les précédentes. Tour d'horizon.



Mbongwana Star sera sur la scène de Tempo Rives le jeudi 21 juillet. Crédit photo : Florent de la Tullaye
Mbongwana Star sera sur la scène de Tempo Rives le jeudi 21 juillet. Crédit photo : Florent de la Tullaye
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Des flots au flow. A observer les eaux de la Maine, qui recouvrent largement la Cale de la Savatte, ce matin de début juin, on se figure difficilement que dans un peu plus d'un mois, et pour une bonne partie de l'été, plusieurs milliers d'Angevins se presseront en bord de rivière pour en prendre plein les oreilles. Et pourtant, malgré la crue, il faut le croire.

Car Tempo Rives, 7e du nom, est désormais devenu un rendez-vous incontournable de l'été angevin. Une scène exigeante qui a révélé des talents naissants ou en cours d'explosion (Asaf Avidan ou Jeanne Added pour ne citer qu'eux) en même temps qu'elle offrait de réels objets sonores non identifiés (on pense à Congopunk ou à l'inoubliable prestation du Shibusa Shirazu Orchestra, en 2013) à l'oreille plus ou moins attentive des spectateurs.

C'est la marque de fabrique de Tempo Rives, un rendez-vous qui "a pris le risque et le cap de la qualité", avance l'adjoint à la culture de la Ville d'Angers, Alain Fouquet. Le grand manitou de l'événement, Didier Granet, se félicite lui de "la liberté totale quant à l'élaboration de la programmation. Dans une période de turbulences fortes où certaines villes renoncent à des projets culturels ou défont des scènes établies, c'est heureux."

Comme lors des précédents éditions, le festival se concentrera, avec un village fiché sur le parvis du Quai, sur la Cale de la Savatte, mais voyagera également à trois reprises dans d'autres quartiers angevins : Belle-Beille (avec le groupe colombien de salsa funk Mambanegra) et La Roseraie accueilleront ainsi chacun une soirée (respectivement les 26 juillet et 11 août ) et le festival fera étape, comme l'an passé, au Château d'Angers, pour son temps "Jeune public" (mercredi 20 juillet, avec Okonomiyaki et Bel Air de Forro).


Otis Taylor
Otis Taylor
A part ça, c'est donc en bord de Maine que ça se passe, avec, le mercredi 13 juillet, le concert des Toulousains de Scarecrow, à la suite du traditionnel feu d'artifice. "Pas forcément un concert à danser", concède Didier Granet. "C'est un pari, mais le frottement entre blues US et partie hip-hop chantée en français peut réunir un large public."
 
La suite, ce sont deux propositions artistiques par soir, les mardis et jeudis, jusqu'au 16 août. Avec une première partie assurée par des talents locaux, mais déjà confirmés, où l'on retrouve notamment la patte de l'Equipe Espoirs Angers Chabada 2016 (voir plus bas). Didier Granet espère en tout cas de belles choses pour la plupart d'entre eux, et notamment Babel. "C'est le groupe angevin qui monte. Il a fait l'unanimité lors du tremplin organisé au printemps. C'est un projet très abouti, avec une qualité textuelle et musicale très bien portée sur scène." Bref, ça s'appelle un coup de cœur de programmateur.
 
Il y en aura d'autres durant l'été, notamment en 2e partie. Ce sera le cas dès le mardi 19 juillet, avec Otis Taylor, "un antiquaire recyclé en bluesman, à la musique méditative et conceptuel. Ça fait deux ans que je souhaitais l'inviter", explique Didier Granet. Gros morceau, aussi, le jeudi 21 juillet, avec le projet Mbongwana Star, "une version 2 hallucinée du Staff Benda Bilili ", né dans les bidonvilles de Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Avant Tempo Rives, ses sept membres qui collaborent avec Damon Albarn (Blur, Gorillaz), seront sur la scène du festival de Glastonbury. Belle carte de visite, non ?


Christine Salem. Crédit photo : Franck Loriou
Christine Salem. Crédit photo : Franck Loriou
Après le rock psyché et revendicatif des Turcs de Baba Zula (28 juillet), place à l'une des marottes de Didier Granet, le jazz. Le mardi 2 août, Sarah Murcia et sa bande  (vidéo ci-dessous) -dont le danseur/crooner Mark Tompkins- revisitent les Sex Pistols et leur album Never Mind the Bollocks. Quand des pointures du jazz s'aventurent en terrain punk.
C'est une artiste singulière que la scène de Tempo Rives accueillera le jeudi 4 août, en la personne de Christine Salem. Celle qui avait partagé la scène des Francofolies avec Rosemary Standley (Moriarty) est l'une des rares femmes chanteuses de maloya, la langue des esclaves.  Déjà venue à Angers en 2008 au Cloître Toussaint, Christine Salem -dont l'album a été élue disque de l'année world music aux USA- sera flanquée d'un musicien bien connu en terre ligérienne, Seb Martel.
 
Retour au jazz, en mode bouillon de culture, le mardi 9 août, avec Sons of Kemet, le projet de Shabaka Hutchings, "l'un des phénomènes de la nouvelle scène jazz londonienne", avant une plongée, le jeudi 11 août (place Jean XXIII à La Roseraie), dans l'arabian rock de Temenik Electric (soundcloud ci-dessus). "Il y a là quelque chose à voir avec Led Zeppelin", annonce en guise d'apéritif Didier Granet...
 
Enfin, le mardi 16 août, le gospel avec pedal steel guitar et lap steel guitar des Campbell Brothers devrait emporter le morceau. Quelques jours plus tôt, ils seront sur la grande scène de Jazz in Marciac. Quand même... 


François Collet Trio.
François Collet Trio.
Quand la scène angevine donne le tempo...

Le tremplin du printemps traduisait une autre orientation pour le choix des premières parties du festival : toujours local, mais amateur confirmé. Sur les 10 groupes angevins amenés à chauffer la scène, du 19 juillet au 16 août, on retrouve ainsi Sheraf (21 juillet), Babel (26 juillet), Grise Cornac (28 juillet) ou VedeTT (4 août), des formations accompagnées par le Chabada, dans le cadre de l'Equipe Espoirs 2016. "Ça prouve que le Chabada a bon goût", glisse, un tantinet malicieux, Didier Granet, qui se défend de toute obligation dans le choix. Il y avait dans le jury le programmateur du Chabada (Stéphane Martin, NDLR), mais cinq autres personnes qui n'en étaient pas." Fermer le ban... et ouvrez les oreilles, avec d'autres talents locaux, donc à commencer par le swing vocal de Little Boxon'g (19 juillet). Le jazz rock hyper léché de François Collet Trio s'y collera le mardi 2 août, le tout jeune projet de world music Anga Tafè -réunissant Bamakois et Angevins- le mardi 9 août, le flow de Bentham emportera La Roseraie, le 11 août et l'inclassable ADR3SSE, réuni autour du champion de France de beatbox 2015, Alexinho, sera là le 16 août.





Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur








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