Welcome to the Rileys : du désespoir à l’espoir.


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Vendredi 12 Novembre 2010 à 11:27


Doug Riley, quinquagénaire de l’Iowa, se rend pour des raisons professionnelles à la Nouvelle-Orléans, où il rencontre Mallory, jeune stripteaseuse de seize ans. Cette rencontre bouleverse son couple, sa vie, et lui redonne le goût de vivre.



Doug Riley (James Gandolfini) et Mallory (Kristen Stewart) lors de leur première rencontre.
Doug Riley (James Gandolfini) et Mallory (Kristen Stewart) lors de leur première rencontre.
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Huit ans après le décès de leur fille, Doug et Lois Riley vivent toujours dans le deuil, en apnée, sans joie, sans bonheur, sans plaisir, juste avec un grand manque, une absence irremplaçable, l’impression d’être déjà morts et ne trouvant plus goût à la vie.

Suite au décès de sa maîtresse Vivian (Eisa Davis), Doug Riley perd l’unique "chose" qui le maintenait à la surface et il finit par se noyer dans le désespoir. Désespoir accentué par la dépression de sa femme (Melissa Leo), emmurée vivante.

Cependant, après avoir vu son nom sur une pierre tombale, ce qui a eu un effet « Memento mori », Doug décide de s’en sortir afin de ne plus survivre, mais de vivre. Un séminaire à la Nouvelle-Orléans se présente à lui, ce qui lui permet de remettre en question son passé et son présent ainsi que de trouver un nouveau sens à sa vie.

Triste et accablé, après avoir déambulé dans les rues de la Nouvelle-Orléans (ici, filmée en toute simplicité, ce qui apporte un peu plus d’âme à ce film), Doug se rend dans un club de striptease où il rencontre « Mallory », une stripteaseuse de seize ans aussi provocante que fragile. L’esprit paternel de Doug resurgit à la surface en découvrant cette adolescente qui lui rappelle sa fille. Il décide de tout plaquer afin de l’aider à s’en sortir, pris d’affection pour elle.

Lois Riley, ne voulant pas perdre son mari, surmonte ses peurs, malgré quelques difficultés, et décide de le retrouver à la Nouvelle-Orléans. Choquée, elle a d’abord peur de ce que veut son mari mais, celui-ci, ayant trouvé un sens à sa vie, la convainc de rester et d’apprendre à connaître Mallory. Ainsi, une complicité, belle mais fragile, naît dans ce trio.
Histoire classique, grande leçon de vie, et grand casting, ce film met en avant James Gandolfini (Tony Soprano) qui excelle dans son art en montrant une nouvelle facette de ses capacités d’acteur. Ce film permet également de dévoiler Kristen Stewart (devenue célèbre grâce à « Twilight ») et de l’éloigner du personnage de « Bella » auquel elle est souvent associée. Kristen Stewart est ici épatante et joue avec sincérité et légéreté.

Réalisateur de « Guns 1748 », Jake Scott (fils du célèbre réalisateur Ridley Scott) se refait une réputation par une utilisation de la lumière très feutrée et une narration plutôt lente, ce qui permet de transmettre une ambiance particulière à ce film.

Ici, Jake Scott veut montrer que selon lui, il faut partir avec de l’espoir mais comprendre que la vie est faite de « forces incontrôlables ». Afin d’illustrer cela, il a décidé de suivre le point de vue de Doug qui subit des imprévus tels que le décès de sa fille et la rencontre avec Mallory. De plus, suivre ce point de vue permet un juste équilibre entre les trois personnages afin de ne pas tomber dans le mélodrame sentimental.

Un film sensible et profond, bien loin des clichés, et en toute simplicité.

Vanille.









1.Posté par Antoine le 14/11/2010 20:55 | Alerter
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Je trouve la critique vraiment très bien faîtes, félicitation a Vanille.








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