Zélie Antier, bénévole aux JO de Rio, vit "une expérience inoubliable"


Rédigé par Ralitsa DIMITROVA - Angers, le 17/08/2016 - 07:55 / modifié le 20/08/2016 - 07:50


Parmi les 50 000 bénévoles des Jeux Olympiques 2016, Zélie Antier est sans doute l'une des plus jeunes. A seulement 18 ans, l'Angevine a déjà un parcours hors du commun, qui l'a mené en Amérique Latine plus d'une fois. Rencontre avec une jeune fille pleine d'ambitions, prête à tout pour réaliser ses rêves.



Zélie Antier partage une grande partie de son expérience sur les réseaux sociaux.
Zélie Antier partage une grande partie de son expérience sur les réseaux sociaux.
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Depuis le 22 juillet l’Angevine Zélie Antier vit au quotidien les coulisses des Jeux Olympiques de Rio. Elle a été sélectionnée parmi de très nombreux candidats pour être bénévole durant tout l’événement. Tout juste majeure, Zélie a été choisie par le Comité international olympique (CIO), sans doute parce qu’elle maîtrise parfaitement quatre langues (anglais, français, espagnol et portugais). Durant son année de Première, le jeune femme avait déjà séjourné en Amérique Latine. Le bac en poche depuis quelques mois,  elle rêve de travailler dans les relations internationales. Un rêve qui semble se concrétiser à travers une expérience hors du commun aux JO.

Comment est né votre projet de partir à Rio et quelle a été votre motivation de départ ?

"Je suis quelqu’un qui aime beaucoup voyager et découvrir d’autres cultures. A l’âge de 17 ans, je suis partie pendant un an en Amérique du Sud pour séjourner six mois aux Brésil, trois mois en Argentine et trois mois au Costa Rica. Grâce à ce séjour, j’ai pu perfectionner mon espagnol et apprendre le portugais. C’est durant cette année d’échange avec le Rotary (Club d'Angers, NDLR) que j’ai eu écho de la sélection pour devenir bénévole aux JO. Au départ, je croyais très peu en mes chances d’être prise, mais après de nombreux entretiens vidéo et plusieurs tests écrits, j’ai appris que j’avais été sélectionnée, un mois avant le début de la compétition.  Je suis arrivée à Rio le 21 juillet, après de nombreuses péripéties administratives : il faut vraiment être motivé pour concrétiser ce projet, car il faut faire preuve de patience et d’adaptation. Et une fois sur place, les journées ne sont pas de tout repos."

"Nos responsables peuvent nous gratifier d’accès à certaines disciplines olympiques lorsqu’on travaille bien. C’est comme ça que j’ai pu voir la France jouer au Rugby et au Basket."

Comment s’organisent vos journées aux JO ?

"A la suite de ma candidature, le comité m’a confié la tâche d’accueillir les personnalités politiques à l’aéroport de Rio. Les domaines dans lesquels les bénévoles interviennent sont très variés et chacun garde le même poste durant tout l'événement. A l’aéroport nous sommes une quinzaine chargés d’accueillir les personnalités. Au total sur les 50 000 bénévoles je dirais qu’il y a entre 300 et 400 français. Les horaires de travail peuvent être assez soutenus car je travaille souvent de 14h à  23h. Pour me rendre de l’auberge de jeunesse jusqu’à l’aéroport il me faut deux heures de transports en commun, ce qui est relativement normal à Rio, mais assez fatiguant. Les jours où je suis libre, j’en profite pour découvrir la ville ou bien pour me rendre à des compétitions. Nos responsables peuvent nous gratifier d’accès à certaines disciplines olympiques lorsque l'on travaille bien. C’est comme ça que j’ai pu voir la France jouer au rugby et au basket." 

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué jusqu’ici ?

"Je dirais toutes les rencontres que j’ai pu faire pendant ces JO. A l’aéroport, j’ai vu passer beaucoup de personnalités du monde politique et sportif. J’ai notamment eu la chance d’accompagner Thomas Bach, président du Comité international olympique, ou encore la famille royale de Jordanie. Du côté des sportifs français, j’ai pu voir Teddy Riner et Jo Wilfried Tsonga, de passage à l’aéroport. 
Au départ, on peut être impressionné par de telles rencontres, mais il faut se dire que ce sont des gens comme les autres et qu’ils sont souvent fatigués ; notre rôle est de les accompagner au mieux. Certains se prêtent plus ou moins à la conversation, par exemple j’ai pu parler de Napoléon avec un ambassadeur. A côté de ça, j’ai adoré me rendre au Club France, j’y ai notamment croisé Thibaut Vallette, le médaillé d’or du concours complet par équipes, en équitation. L’ambiance est vraiment incroyable sur place, même si les supporters français sont assez peu nombreux."

Vous êtes partie avec le soutien de la Ville d’Angers, pouvez-vous nous expliquer votre rôle d’ambassadrice ?

"Ce sont mes amis qui m’ont parlé d’Angers connectée jeunesse, le service municipal qui parraine les projets des jeunes. C’est en allant récupérer ma carte électorale à la mairie que j’ai évoqué mon projet de bénévolat au JO, et très rapidement j’ai été mise en relation avec le "J", qui m’a proposé une aide de 350 €. Ce n’est pas négligeable car en tant que bénévole, c’est nous qui payons nos billets d'avion et le logement. En revanche, le comité olympique assure le repas de la journée, ainsi que les titres de transport. En échange de cette aide financière apportée par la ville, je me suis engagée à être l’ambassadrice d’Angers à Rio.
Ainsi, j’essaye d’évoquer la ville à un maximum de personnes, en leur montrant des photos notamment. Pour l’anecdote, l’Ambassadeur du Cap Vert que j’ai croisé à l’aéroport connaît bien Angers et il apprécie son patrimoine. De leur côté, les Brésiliens sont très curieux, et ils aiment beaucoup la France. A côté de ça, je suis très active sur les réseaux sociaux, c’est pour moi une façon de montrer aux Angevins les coulisses de l’événement."

A l'aéroport de Rio, Zélie a pu échanger avec le président du comité international olympique, Thomas Bach.
A l'aéroport de Rio, Zélie a pu échanger avec le président du comité international olympique, Thomas Bach.
Selon vous, qu’apporte une telle expérience à une jeune fille de 18 ans ?

"C’est une expérience qui fait grandir, je suis très consciente de la chance que j’ai de pouvoir vivre cette aventure si jeune. Même si on m’a souvent mise en garde contre les dangers de la ville de Rio, je réalise que c’est une opportunité incroyable d’être au cœur des JO. Je me suis fait de vrais amis sur place et j’ai pu perfectionner mon portugais. Etre en contact avec les personnalités influentes à l’aéroport me motive encore plus à vouloir travailler dans les relations internationales plus tard. Malheureusement je ne pourrai pas rester le temps des jeux paralympiques car je pars faire mes études à Genève, à la mi-septembre. En revanche, j’ai eu la belle surprise d’apprendre que je ferai partie des 40 bénévoles sélectionnés pour défiler lors de la cérémonie de clôture des JO ce dimanche soir.  J'’ai très hâte d’y être, mais j’appréhende également mon retour à la réalité, qui risque d’être difficile..."
 
 












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