Sophie Bassignac livre sa partition du bonheur
Roman. Son dernier roman, « Mer agitée à très agitée » avait reçu un accueil critique enthousiaste et mérité. Sophie Bassignac revient, toujours aux éditions JC Lattès, avec « Comédie musicale », sorte de conte d’hiver où il est question du bonheur et de l’idée que chacun s’en fait. Max et Raphaël, deux cousins liés par un secret qui se révèle aux dernières pages du livre, vivent reclus dans un appartement. Un grand capharnaüm, d’objets bien sûr mais également de sentiments, sur lequel vont se pencher, aux jours de Noël, cinq femmes pleines d’émotions, de vie et de tourments. Un roman chorale, dans le (quasi) huis-clos d’un immeuble parisien où chacun joue sa partition du bonheur sans arriver à trouver l’accord parfait.
 
Sophie Bassignac, éd. JC Lattès, 18 €
Spirou prend "La Grosse Tête" grâce à Téhem
Bande dessinée. Après Yoann –ancien de la Boîte qui fait beuh !- qui avait signé (avec Vehlmann) le premier tome de la série « Le Spirou de… » en 2006, c’est un deuxième « Angevin » qui s’y colle. Installé à l’Atelier Kawa de Mazé, à portée de traits de La Bulle, Téhem est au dessin de « La Grosse Tête », le 8e tome de la série. Sur un scénario de Makyo et Toldac, le papa de Malika Secouss imprime son style aux personnages mythiques de Spirou et Fantasio, embarqués dans une guerre d’egos (qui des deux est le véritable héros ?) et un tournage rocambolesque dans un Bretzelburg en plein coup d’état. L’un des quelques clins d’œil –avec la présence, notamment, de Seccotine- à la série mère, pour un one shot enlevé, personnel et décalé.
 
« La Grosse Tête », de Téhem, Makyo et Toldac, éd. Dupuis, 14,50 €.
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- écrit par Sébastien Rochard


« Le démon avance toujours en ligne droite »... et avec talent
Roman. Voilà un bout de temps qu’il l’avait dans la tête, le cœur et les tripes. Lorsqu’il était venu, à la fin de l’été 2012, en résidence d’écriture à Angers, l’écrivain Eric Pessan, installé dans le vignoble nantais, travaillait déjà sur ce roman intimiste, rude. « Le démon avance toujours en ligne droite », assène le titre. Il guette aussi au détour de chemins de traverse, à Buchenwald ou Lisbonne, dans les pas de David, la quarantaine hésitante, corollaire d’une enfance bordelaise au milieu de femmes jetant l’opprobre sur les travers d’un père parti sans adresse. Un ivrogne et un clochard, comme son père avant lui, dont David cherche confusément la trace. Une quête obsessionnelle et vertigineuse, entre dérive et résilience, portée par la plume toujours aussi fertile de Pessan. Un vrai beau livre littéraire.
 
« Le démon avance toujours en ligne droite », Eric Pessan, Albin Michel, 20 €.
 
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- écrit par Sébastien Rochard


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Sébastien Rochard




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