BD. « Notes pour une histoire de guerres » (meilleur album au festival d’Angoulême en 2006), « Ma vie mal dessinée »… chaque album de Gian Alfonso Pacinotti, alias Gipi, est une pépite à conserver précieusement dans sa bibliothèque. Traits, couleurs, lavis, sens de la narration : l’artiste transalpin avait exploré avec génie le champ de l’autobiographie. Avec « Vois comme ton ombre s’allonge », il offre au lecteur une folie douce, celle de Silvio Landi, écrivain abondonné par sa femme et sa fille et livré à ses démons. Un récit fragmenté, comme l’existence de Landi, qui trouve refuge dans l’Histoire autant qu’il s’y perd. Ailleurs, un soldat de la Grande guerre, fiché au pied d’un arbre mort, goûte l’espoir de revoir la femme et l’enfant qui lui sont chers. Son nom : Landi. Troublant.

Gipi, Futuropolis, 19 €.
"Vois comme ton ombre s'allonge", Gipi au bord de l'abîme
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- écrit par Sébastien Rochard




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Sébastien Rochard




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