​Catho : la juste place de la recherche

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : LA RECHERCHE ANGEVINE À LA LOUPE #3


Rédigé par Tiphaine CREZE - Angers, le 02/11/2016 - 08:50 / modifié le 02/11/2016 - 08:50


Végétal, santé, électronique et numérique, matériaux, sciences humaines et sociales… Au cœur des établissements d’enseignement supérieur du territoire, souvent dans l’ombre, la recherche agit un peu plus chaque année comme un vecteur de dynamisme, d’innovation et de notoriété. Comment s’organisent ces travaux de recherche ? Comment sont-ils financés et par qui ? Pour quelles applications et quels enjeux ? Angers Mag a voulu essayer d’y voir plus clair, en allant à la rencontre d’acteurs de la recherche. Aujourd'hui, zoom sur la stratégie de l'Université Catholique de l'Ouest.



Laurent Peridy, au premier plan à gauche, et l'ensemble du staff de l'Université catholique de l'Ouest.
Laurent Peridy, au premier plan à gauche, et l'ensemble du staff de l'Université catholique de l'Ouest.
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L'une des spécificités angevines est d'avoir, aux côtés de l'Université d'Angers, l'Université catholique de l'Ouest (UCO), qui regroupe à elle seule 100 enseignants-chercheurs et 100 doctorants. "La grande différence avec l'Université d'Angers est que nous devons trouver les moyens de financer la recherche", explique le vice-recteur en charge de l'académique et de la recherche, Laurent Peridy. "Nous avons 1/4 de financement public, le reste relevant d'autres financements, dont les frais de scolarité".
 
Sur une année universitaire, le coût de la recherche est évalué à 4,4 M€ dans des champs relevant principalement des sciences humaines et sociales. En clair, des filières qui ne nécessitent pas un investissement matériel important... et sur lesquelles s'appuie historiquement le développement de la Catho.
 
Reste que l'institution privée mène depuis une dizaine d'années une politique claire en matière de recherche. "Nous cherchons à favoriser l'intégration de nos collègues dans des cellules publiques", retrace Laurent Péridy. "C'est un levier d'intégration fondamental dans nos relations avec les autres universités, notamment dans le fait que nous soyons reconnus comme des pairs."
 
Interroger ce "que les sciences humaines et sociales ont à dire des évolutions technologiques et de la société"
 
Ce parti pris, s'il a donc ses avantages, a aussi des inconvénients : dans la gouvernance des structures, la Catho est ainsi toujours ultra-minoritaire, ce qui a conduit ses dirigeants à engager un programme de recherche en interne, "pour avoir une dynamique propre". Un programme qui interroge ce "que les sciences humaines et sociales ont à dire des évolutions technologiques et de la société", résume Laurent Péridy. La première étape réunissant 10 projets autours des thèmes de "l'éthique et la responsabilité", "la transmission et l'éducation", "la vulnérabilité des risques" s'achève et une deuxième s'ouvre, sous forme d'appel à projets, pour "donner encore plus de cohérence à la démarche initiée par une quinzaine de disciplines différentes".
 
L'UCO se pose donc clairement la question d'aller plus loin dans sa dynamique de recherche. "Nous y consacrons déjà 12 % de notre budget, mais cela nous permet aussi de garantir des formations de qualités à nos étudiants, car la formation reste notre priorité", conclut Laurent Péridy.













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