A Angers aussi, la France est Insoumise


Rédigé par Baptiste QUINIOU - Angers, le 06/02/2017 - 07:30 / modifié le 05/02/2017 - 22:08


Son meeting de Lyon, doublé par hologramme à Aubervilliers, a fait sensation dimanche. Depuis un an, Jean-Luc Mélenchon voit son mouvement de la France insoumise se développer de manière continue y compris en Anjou, en faisant de la participation citoyenne la pierre angulaire de son projet.



Des militants de la France insoumise en opération tractage.
Des militants de la France insoumise en opération tractage.
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10 Février 2016, sur le plateau de TF1, Jean-Luc Mélenchon annonce sa deuxième candidature à l’élection présidentielle. Le quatrième (11,2 % des suffrages exprimés), du premier tour de l’élection présidentielle de 2012 repart donc une nouvelle fois au combat, mettant fin par la même occasion à la possibilité de s’associer à la primaire de la gauche, malgré les appels du pied de plusieurs responsables politiques.

Dès lors se forme autour se sa candidature un mouvement citoyen nommé « La France insoumise » dont Jean-Luc Mélenchon est l’initiateur. Un mouvement citoyen qui entend marquer ses différences vis-à-vis des partis traditionnels, comme l’explique Manon Cantin, responsable locale du groupe d’appui. «  C’est un mouvement qui est citoyen, des gens peuvent être encartés ou pas. Mélenchon, par exemple, est adhérent au Parti de gauche mais également membre de la France insoumise. Ça n’a rien à voir avec le Front de gauche, qui était une coalition de partis », précise-t-elle.

Intéressée de longue date par le profil et les idées de Mélenchon, elle saute le pas lors du discours prononcé devant ses partisans, réunis place Stalingrad, le 5 juin à Paris. «  beaucoup de catégories professionnelles étaient représentées, ça a été un moment très fort qui m’a convaincue de m’engager », glisse-t-elle. «  On compte actuellement 2 000 groupes d’appui en France et 224 000 personnes inscrites dans le pays. Dans le département on en a 15 à 20 ce qui fait à peu près 250 militants pleinement engagés », précise-t-elle.
Pour rejoindre le mouvement, plusieurs démarches sont envisageables : en allant sur le site dédié, on peut soit rejoindre un groupe d’appui, soit en créer soi-même pour un territoire qui en est dépourvu. 
 
"Au sein du mouvement, il y a beaucoup de gens sans bagage politique antérieur et qui sont très jeunes" - Manon Cantin, responsable du groupe local d'appui de la France insoumise

Mais la nouveauté de cette campagne, c'est l'utilisation importante du numérique. C’est notamment avec ce support que communique Jean-Luc Mélenchon, grâce à sa chaîne YouTube "Place au Peuple", où chacun peut visionner sa revue de presse hebdomadaire ou l’élaboration du projet, réalisé avec les contributions citoyennes. Un programme baptisé « L’avenir en commun » qu’il est encore possible de modifier en apportant sa contribution et qui s’est peaufiné avec des auditions de professionnels (culture, santé, agriculture, salariés), pour gagner en crédibilité.

Pour le groupe d’appui angevin, les moyens sont surtout humains. Le mouvement ne dispose par exemple pas de locaux : «  Les réunions se font soit dans un café, soit au domicile des membres », reprend Manon Cantin. Des moyens limités qui n’empêchent pas une grande dynamique d’action. Toutes les semaines, le groupes procède à des collages d’affiches, porte à porte, tractages ou présence à des rassemblements d’autres mouvements qui rejoignent les valeurs des Insoumis. « On était présent au rassemblement qui a eu lieu contre le TAFTA, le 20 janvier, place du Ralliement. Mais on s’implique aussi en contestant des décisions prises au niveau local, comme le retrait des affiches sur le VIH ou le refus par la municipalité de promouvoir le bio dans les cantines scolaires ».

Manon Cantin, responsable local du groupe d'appui de la France insoumise.
Manon Cantin, responsable local du groupe d'appui de la France insoumise.
Une mobilisation qui rencontre un certain écho dans la population, malgré les réticences et la désaffection dont souffrent aujourd’hui les politiques. Beaucoup prêtent attention aux idées avancées. «  L’enjeu est aussi que les gens se rendent compte par eux-mêmes de qui est vraiment Jean-Luc Mélenchon et se fassent leur propre opinion, qui n’est pas celle véhiculée parfois dans les médias », commente la jeune femme.

La démarche citoyenne engagée par le mouvement se prolonge également pour la désignation des candidats aux élections législatives, « désignés parmi les Insoumis et qui respectent la parité homme/femme. Il y a beaucoup de gens sans bagage politique antérieur et qui sont très jeunes ». Ceux du département seront présentés lors d’un débat citoyen qui se tiendra le 11 février à Saint-Barthélemy-d’Anjou.
La campagne se poursuivra dans les semaines à venir et Manon Cantin est convaincue que sa pertinence va lui permettre d’agréger de nouveaux ralliements. « Ce projet est pensé depuis plusieurs mois, nous l’avons construit avec les citoyens, contrairement à d’autres formations comme le PS qui l’ont élaboré à la hâte et où tout vient d’en haut ». Sa crainte, cependant, est que « beaucoup de gens s’abstiennent ou votent blanc », dans une élection qui s’annonce très ouverte.

A la dynamique qui accompagne La France insoumise depuis plusieurs mois s’ajoute, selon Manon, un argument de poids par les temps qui courant, celui de la transparence : «  Contrairement aux autres candidats, nous sommes transparents et intègres et cela va peser »



















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