AGORA : l’éducation populaire au cœur du forum des associations


Rédigé par - Angers, le 10/11/2013 - 10:08 / modifié le 10/11/2013 - 10:48


Il y avait foule ce samedi après-midi dans les allées du parc des expositions d’Angers. Preuve qu’AGORA fonctionne et surtout que le mouvement associatif touche beaucoup d’Angevins. Si elle n’ont rien à vendre, leur but n’étant pas lucratif, les 500 associations présentes ont su capter l’attention du public .



Un public très intéressé et participatif aux cafés télévisés de l'éducation populaire
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Je suis surpris de la fréquentation de cette première journée », commentait ce samedi Bernard Lecoq, directeur de l’institut municipal d’Angers et co-coordinateur des premières rencontres de l’éducation populaire d’Angers, organisées dans le cadre de l’AGORA 2013. « Habituellement, le samedi est un peu plus calme que le dimanche. On peut donc s’attendre à un déferlement demain après-midi ».

Effectivement les parkings étaient pleins comme en période d’exposition commerciale. Pourtant, compte tenu de leur statut, les associations présentes ne se sont pas installées pour faire du commerce, tout au plus promouvoir leur structure et se trouver quelques adhérents supplémentaires.

« Nous ne sommes pas là pour vendre notre association, mais pour faire connaître nos activités », soulignait un responsable d’association. « Tous les deux ans, ce forum des associations, plutôt bien organisé, nous permet de trouver de nouveaux adhérents ».

Géré par la Direction de la Vie associative de la Ville d’Angers, AGORA est une vitrine d’une vie associative plutôt riche en termes d’activités. Près de 1700 associations, dont certaines comptent plusieurs centaines de membres, sont recensées dans un annuaire spécifique, mis à disposition du public. « Une façon de prolonger ce grand rassemblement », ajoutent les organisateurs. Un peu moins de 500 sont installées pendant deux jours dans le grand hall du parc des expositions.

« Certains font de l’éducation populaire sans le savoir »

Organisé tous les deux ans, le forum des associations AGORA met à chaque fois l’accent sur un thème censé intéresser les bénévoles et le public qui s’inscrit dans le mouvement associatif. Cette année, pour la première fois on y parle, au travers de rencontres et de débats, de l’éducation populaire.

« Nombreux sont les acteurs de terrain qui inscrivent leurs pratiques et leurs actions dans une démarche d’éducation populaire, parfois même sans le savoir », explique Christophe Passemard, dirigeant d’une entreprise de conseil dans les domaines sociaux et culturels et co-coordinateur avec Bernard Lecoq de ces premières rencontres.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, l’éducation populaire dont la définition la plus simple serait « la connaissance et la culture par et pour les autres », trouve sa source dans les différents courants de pensée du 19e siècle, au croisement du christianisme social, des mouvements laïcs et des mouvements ouvriers.

L’éducation populaire c’est une affaire de démocratie

« C’est un courant d’idées qui vise à permettre à chacun de participer au débat public et ainsi de trouver sa place dans la société », explique Christophe Passemard.

Pour en parler et permettre à chacun de mieux comprendre ce qu’est l’éducation populaire, une trentaine d’acteurs locaux se sont réunis pendant six mois pour proposer aux visiteurs de l’AGORA un regroupement des fédérations d’éducation populaire, des mouvements philosophiques, de sport, de solidarité, d’échange de savoir… « L’idée est que chacun puisse discuter, échanger, partager ses expériences et ses savoirs. Ce doit être le plus ouvert possible et si quelqu’un a quelque chose à dire il doit pouvoir prendre la parole ».

Ainsi, en liaison avec les médias locaux, notamment les radios associatives et la télévision locale, des débats publics, parfois très animés, du théâtre forum et des cafés citoyens où chacun vient et part quand il veut, sont organisés pendant les deux jours. « L’éducation populaire ce n’est pas un concept poussiéreux, abstrait, voire même ennuyeux ou incompréhensible, c’est tout le contraire, c’est même une affaire de démocratie », conclut Christophe Passemard.

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Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur








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