Aide aux plus démunis : les associations tirent la sonnette d’alarme


Rédigé par - Angers, le 04/02/2013 - 16:35 / modifié le 04/02/2013 - 22:06


En France, plus de 8 millions d’habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté (950 €/mois) et, crise économique oblige, la situation risque de ne pas s’arranger. L’Union Européenne qui aide les associations via un Plan Européen d’Aide aux plus Démunis (PAED), envisage, après l’avoir reporté d’une année, de revoir cette aide. Les associations angevines sont donc très inquiètes.



Les représentants des principales associations d'aide alimentaire de Maine et Loire, ce matin à l'Hôtel de Ville d'Angers en compagnie de Rose-Marie Veron
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La mobilisation s'est faite simultanément dans plusieurs villes européennes dont Angers, ce lundi 4 février, "contre la suppression du programme européen d’aide aux plus démunis", a précisé au nom de l’ensemble des associations, Jean-Pierre Menenteau, le président départemental des « Restos du Cœur ».

« Actuellement 12 millions d’européens survivent grâce au PAED. Ce plan représente de 23% à 55% des ressources pour les associations d’aide alimentaire, le réduire ou le supprimer serait une grave erreur d’autant que la demande est croissante », poursuit le président des Restos qui entend bien mobiliser les citoyens angevins pour que chacun à son niveau fasse pression.

Selon les représentants des associations, le Plan actuel de 3.5 milliards d’Euros serait abaissé à 2.5 milliards dans le cadre d’un Fonds européen, beaucoup plus diffus, alors que les besoins ont été évalués à 4.75 milliards sur sept années.

Pour le président Menenteau, comme pour ses collègues, Stéphane Lepage secrétaire départemental du Secours Populaire, Pierre Jaffrès, président de la banque alimentaire et Patrice Raimbault, président de la Croix Rouge, cette diminution de l’aide alimentaire risque de conduire l’Europe et pas seulement la France vers une véritable « crise humanitaire ».

Les responsables des principales associations d’aide alimentaire françaises sont d’autant plus inquiets que le Président du Parlement Européen, l’allemand Martin Schulz, avait affirmé son soutien aux plus démunis. « Il s’était prononcé pour un vote d’un budget à hauteur des besoins. Mais l’aide alimentaire est devenue une variable d’ajustement », ]iregrettent-ils.

« Les chefs d’état européens doivent prendre leurs responsabilités face à l’urgence de la situation »

Si la refonte du PAED prévue pour novembre 2012 a été repoussée à la fin 2013, les associations ont le sentiment d’être menées en bateau et que l’aide escomptée risque d’être distribuée sous d’autres formes, alors que de nouveaux bénéficiaire - familles monoparentales, étudiants, retraités, travailleurs pauvres - font leur apparition. A Angers, l’augmentation des bénéficiaires constatée sur 5 ans, est légèrement inférieure aux chiffres nationaux mais elle reste forte : environ 6% contre 10% en moyenne en France.

« Si nous considérons que d’autres aides sont nécessaires, telles que le logement, le chauffage, l’alimentation est la plus importante, car elle peut entrainer de grave problèmes de santé », poursuivent les principaux représentants angevins qui en appellent aux citoyens mais aussi aux élus pour les soutenir.

« A Angers, ce sont 30 associations qui interviennent au niveau de l’aide alimentaire. La ville d’Angers, mais aussi la Région les soutiennent par des subventions, prêts de locaux, et des repas, 34 500 en moyenne par an », indique Rose Marie Veron, adjointe au maire d’Angers à l’action et à l’animation Sociales et conseillère régionale, tout en constatant que les collectivités ne « pourront pas faire mieux si les aides européennes diminuent ».

Pour les associations, l’aide alimentaire européenne représente un coût d’un euro par an et par habitant. Pas de quoi crier au scandale financier quand on sait que l’équilibre humanitaire des nations est gravement menacé. « Les chefs d’Etat européens se réunissent les 7 et 8 février prochain. Ils doivent prendre leurs responsabilités face à l’urgence de la situation et aux conséquences dramatiques sur la santé et la sécurité que cette baisse des aides entraine », concluent les représentants des associations.




Yannick Sourisseau
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1.Posté par B. Magniny le 07/02/2013 15:51 | Alerter
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