Ernestine Chasseboeuf fête ses cent ans


Rédigé par Pauline Germain - Angers, le Mardi 23 Novembre 2010 à 12:38


Pour fêter les cent ans d’Ernestine, le Polygraphe publie une anthologie de lettres de la « Vieille dame indignée », comme l’appelait affectueusement Télérama. Un beau livre relié et illustré avec signet. Deux exclusivités dans cette édition : un dictionnaire biographique pour tout savoir d'Ernestine et un éclairage sur sa mystérieuse disparition en 2005...



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Ernestine Chasseboeuf fête ses cent ans
De 1999 à 2005, Ernestine, la nonagénaire des Troglos, a adressé plusieurs centaines de lettres sur des sujets qui la tracassaient : de l’art d’obtenir la carafe promotionnelle sans acheter le fromage (elle craint d’attraper la « mystériose ») à la guerre du Kosovo ; de la recette des Petits Lu 100 % pur beurre aux avions de chasse qui empêchent ses poules de couver ; des livres de poche mal collés à ses premiers essais de poésie rustique…Véritable star de la littérature épistolaire, Ernestine a été adaptée en 2006 au théâtre par la compagnie Mêtis. Sollicitée par Jean Lebrun, elle lui confiera des lettres à lire dans son émission de France-Culture.

En 2005, elle disparaît. En 2010, son éditeur, le Polygraphe, reçoit un courrier inattendu.

Extrait

Ernestine Chasseboeuf

Lettre à ouvrir en 2010
pour mon anniversaire
à M. Laurendeau, éditeur

Cher Monsieur,

Ça doit vous paraître bizarre de recevoir cette lettre en 2010 alors que vous n'avez pas eu de mes nouvelles depuis 2005, mais c'est normal c'est parce que j'avais prévu le coup. Pendant que j'ai encore ma tête, je laisse mes instructions à une personne de confiance pour qu'à la date prévue elle mette mes dernières lettres à la boîte. Je ne suis pas trop sûre que les Pététés existeront encore en 2010, mais j'ai laissé un peu de sous au cas où la poste américaine serait plus chère en timbres [...]

L'auteur : Née Troispoux à Bots-en-Mauges au début du siècle dernier, Ernestine a longtemps vécu à Coutures (Maine-et-Loire), dans un troglodyte, ce qui lui a permis d’échapper à la canicule de 2003. Lectrice assidue du bibliobus, elle a lancé en 2000 une grande campagne contre le prêt payant en bibliothèque (La Brouette et les Deux Orphelines, Davy/Deleatur) et écrit des centaines d’autres lettres qui ont été réunies dans trois volumes : Ernestine écrit partout (Ginkgo). Signes caractéristiques : a une Minicomtesse (ancêtre de la voiture sans permis) ; a perdu la foi en 1922 à cause d’une intoxication alimentaire (religieuse pas fraîche) et son exemplaire des Deux Orphelines. Elle craint que le mot brouette ne disparaisse du dictionnaire. Pratique la poésie rustique et le jardinage.

L’illustratrice : Émilie Harel a illustré de nombreux ouvrages jeunesse aux éditions Larousse, Glénat, La Martinière, Syros, Bayard Presse...

Caractéristiques de l’ouvrage

Format : 14,5 x 21,5 cm à la française ; 216 pages.
Couverture cartonnée, quadri, intérieur quadri.
ISBN 978-2-909051-42-0
Prix public : 18 €











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