Fabrice Rabarin : la tragique histoire du train n°407


Rédigé par Catherine NEDELEC - Angers, le Mercredi 1 Février 2012 à 09:00


Cela s’est passé il y plus d’un siècle, au temps de la « Belle époque » ; un voyage qui se termine brutalement par la chute du train dans la Loire. L’évènement du 4 août 1907 a suscité beaucoup d’émotion, de curiosité, d’engouement médiatique et surtout, bien des interrogations. S’appuyant sur des documents d’archives, des témoignages, des articles de presse de l’époque et sur de nombreuses photographies, Fabrice Rabarin retrace ici l’histoire de la catastrophe des Ponts de Cé et de ses suites parfois troublantes, allant des balades touristiques sur le lieu du drame aux complaintes de chansonniers.



Fabrice Rabarin à la rencontre des lecteurs, à Saint-Jean des Mauvrets
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Intrigué par les piles en pierre qui se dressent au milieu de la Loire sur la commune des Ponts de Cé, Fabrice Rabarin a voulu en savoir plus sur ces vestiges oubliés. C’est sur ce pont que passait la ligne de chemin de fer qui reliait Angers à Poitiers et c’est ici qu’eu lieu la grande catastrophe ferroviaire du 4 août 1907. S’il n’existe plus de témoins directs de cet évènement, ici on s’en « souvient » encore. L’histoire s’est transmise de génération en génération, par le biais de nombreuses anecdotes.

« La concurrence entre les différentes compagnies était rude », précise Fabrice Rabarin, « surtout entre les privés et la Compagnie de l’Etat. […] Les accidents de chemin de fer, à cette époque n’étaient pas rares. Malgré cela, le train restait plus sûr que les transports hippomobiles (diligences, chariots, fiacres…) ». Il faisait chaud ce jour là, et près de 300 voyageurs partaient pour une journée de détente en bords de Loire.

Fabrice Rabarin : la tragique histoire du train n°407
« …le train […] s’engagea sur le grand pont de la Loire. A son entrée, entre la culée et la première pile, un effroyable craquement retentit, le tablier du pont céda, il s’ouvrit comme une porte au-dessus du vide, les rails plièrent et se dérobèrent sous le train ». Avec retenue mais dans le souci d’un récit tangible, Fabrice Rabarin décrit les faits, l’organisation des premiers secours, l’afflux des badauds, la sécurité par les gendarmes, la solidarité aux victimes. Puis, il s’intéresse aux causes de la catastrophe, envisageant la vétusté du pont, la dilatation des rails ou une vitesse excessive, autant de questions qui n’ont jamais vraiment été élucidées.

Evitant un commentaire exagérément émotionnel et sensationnel inhérent à ce genre d’évènement, l’auteur décrit néanmoins toutes les conséquences de la catastrophe, « ses marchants ambulants, ses restaurateurs, ses vendeurs de bonbons.. ». Toutefois, en s’appuyant sur des extraits de témoignages immédiats, de courriers, d’articles de presse, de constats et de nombreuses illustrations, il nous livre ici un récit vivant et instructif sur les conditions de transport du début du XXe siècle, ses trains express tractés par une locomotive à vapeur et qui pouvait atteindre 80 kilomètres par heure. C’était hier…

En librairie – 12 €

Editions du Petit Pavé












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