Girls in Hawaii au Chabada : walk on the Everest side ?


Rédigé par Cyrille GUERIN - Angers, le 28/10/2013 - 16:34 / modifié le 28/10/2013 - 16:43


Belgitude ce lundi soir au Chabada où les Girls in Hawaii viennent présenter leur troisième opus, "Everest", paru en septembre. Marcheront-ils à pas de loups (Reed) ou enflammeront-ils les lieux ? Réponse à 20h45.



Girls in Hawaii au Chabada : walk on the Everest side ?
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Depuis quelques temps, on entend beaucoup, beaucoup parler de la Belgique. Pour des raisons plus ou moins formidables. Musicalement parlant, c'est Stromae qui tient le haut du pavé. Ses deux albums plaisent autant à "Libération" qu'à "Modes et travaux", à ma mère qu'à mon petit neveu de 5 ans. Autant de consensus trouble, pose question. Pour ne pas dire inquiète.

Frite sur le gâteau, celui qu'un nombre ahurissant de critiques comparent ad nauseam à Jacques Brel, sans jamais être contestés ni même demander son avis au principal intéressé, a même fait pleurer MichMich Drucker. Qui, toujours pas remis de cette subite (feinte ?) crise lacrymale, se lâche depuis régulièrement. La semaine dernière, chez Hanouna, il a par exemple aligné Denisot et de Caunes via des punchlines à rendre verts de rage un Booba ou une Fouine.

C'est peut-être cela la Stromae touch. Décomplexer un animateur septuagénaire, éternel gendre idéal, qui a de plus reconnu dans la foulée avoir voté Hollande en 2012. Une annonce cataclysmique. Pour notre part, au bon goût "Télérama" dont ledit Stromae est, à ses dépens, l'incarnation, on préfèrera écouter les échappées belles des Girls in Hawaii. Leur point commun avec la suscitée star des bacs à disques et à sable ? La Belgique dont ils sont également natifs. Depuis 13 ans maintenant, le groupe mène mine de rien son petit bonhomme de chemin. Trois albums ont jusqu'à aujourd'hui jalonné leur carrière. Laquelle peut être assimilée à un parcours du combattant.

Succès d'estime dans le milieu indé, signature chez Naïve, passages dans divers festivals dont le très côté Benicassim. Mais également des départs. Dont un, fatal celui-ci, en 2010 qui a vu disparaître l'un des piliers de la formation. Touchés, atteints, les Girls in Hawaii ont alors décidé de mettre leurs travaux entre parenthèses. Certains ont malgré tout continué de taffer en collaborant à divers projets.

C'est en 2012 que le groupe décide de se remettre en selle. Un retour est annoncé via un Tweet. Un single sort au printemps à l'occasion du Disquaire Day. Le terrain est préparé. La rumeur enfle. Jusqu'à ce 2 septembre 2013, jour de parution d'"Everest", leur troisième LP. Après avoir connu des hauts et pas mal de bas en pleine ascension d'une carrière estimable, les Belges relèvent donc la tête et s'attaquent à l'Everest.

Jusque là, imprégnés d'influences naviguant entre l'over et l'underground telles Pavement ou Grandaddy, les "Girls" pour les intimes ont cette fois-ci fait appel à Tchad Blake, producteur qui compte à son tableau de chasse Pearl Jam, Tom Waits ou les Black Keys. Des poids lourds, quoi. Et, accessoirement, des machines à hits. On souhaite maintenant aux mecs de Girls in Hawaii de rencontrer, avec leurs nouveaux titres, leurs nouveaux horizons et la tournée afférente, le même triomphe que leurs congénères de dEus qui, en 1998, avec "The Ideal Crash", avaient enfin explosé à la face du monde. Et, pourquoi pas, d'y rester à la pointe de l'Everest.



















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