Jonathan Lambert et Bertolt Brecht clôturent le 64e Festival d’Anjou


Rédigé par - Angers, le 07/07/2013 - 10:04 / modifié le 08/07/2013 - 11:20


Le Festival d’Anjou s’est terminé hier soir au Plessis-Macé un peu comme il avait commencé, c'est-à-dire dans l’humour décalé avec un Jonathan Lambert au sommet de l’absurde. Côté théâtre, c’est le « Cercle de Craie Caucasien » qui remporte le prix très convoité du Concours des Compagnies.



Jonathan Lambert dans ses oeuvres
Jonathan Lambert dans ses oeuvres
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La soirée était douce au Plessis-Macé et le public plutôt détendu. Même le président Béchu était venu sans son habituelle cravate, le col de chemise ouvert. C’est dire que l’atmosphère sentait bon les vacances.

Le comique Jonathan Lambert qui clôturait ces trois semaines intenses et parfois copieusement arrosées de pluie n’a pas failli à sa réputation d’amuseur public complètement barré, tel qu’on a pu le voir à la télévision dans l’émission de Laurent Ruquier « On n’est pas couché ».

Adepte du déguisement comme le furent à une autre époque Antoine de Caunes et José Garcia dans l’émission Nulle Part Ailleurs (Canal +), Jonathan Lambert se sert de perruques pour changer de personnage au gré de son spectacle. Du notaire échangiste et raciste en passant par Jean Guy Badianne l’animateur de supermarché surexcité, le mannequin de main gay, l’esthéticienne qui arrachait les points noirs des coccinelles ou la bourgeoise de Neuilly en pleur au soir de l’élection de François Hollande, en moins de deux heures, l’humoriste se met dans la peau de personnages tous plus névrosés et plus pervers les uns que les autres.


Damien Baizé saisissant une femme dans les tribunes pour l'emmener sur scène
Damien Baizé saisissant une femme dans les tribunes pour l'emmener sur scène
On rit, on s’amuse des pitreries de ce spécialiste de l’humour trash qui égratigne toutes les couches de la société française, sans aucune retenue, tant dans le costume que dans les mots et les gestes. Il entre en scène dans un pantalon suffisamment large pour laisser deviner une érection digne d’un cerf en rut. Il en ressort, après cette galerie de portraits, en « Damien Baizé », un malade sexuel retenu par une corde par un infirmier et qui se jette sur la première femme venue. Hier soir, quelques femmes des premiers rangs en ont fait les frais pour le plus grand plaisir du public situé sur la partie haute des gradins.

« Brad Pitt on croit qu’il a des cheveux, mais c’est une perruque, mais Pujadas on croit qu’il a une perruque et ce sont ses vrais cheveux », ajoute-t-il en parlant de cet accessoire qui lui permet de changer aisément de personnage. Chacun en prend pour son grade, même les personnes qui osent entrer et sortir pendant son spectacle. « Elle a sans doute envie de vomir », dit il a une dame qui quitte les gradins. Et c’est la même chose quand elle revient.


Le Cercle de Craie Caucasien et le Porteur d’histoire récompensés

Fabien Chappuis le metteur en scène du Cercle de Craie Caucasien recevant son prix
Fabien Chappuis le metteur en scène du Cercle de Craie Caucasien recevant son prix
Le 64e Festival d’Anjou s’est terminé par la remise des prix du Concours des compagnies dont les 5 spectacles ont été présentés au public et aux deux jurys, professionnels et jeunes au cours de la semaine.

« Nous avons beaucoup apprécié cette semaine passée en Anjou et notamment ce site, la qualité des spectacles et la bienveillance des spectateurs qui restent assis même sous la pluie », déclarait l’actrice et membre du jury professionnel, Florence Pernel , en remettant le prix d’interprétation à Florent Guyot pour sa présence remarquée dans le Cercle de Craie Caucasien.

« J’étais venue avec l’idée que nous allions nous écharper pour décerner le prix à la meilleure compagnie, mais finalement le choix a été unanime », ajoutait la journaliste, critique et chroniqueuse TV, Tristane Banon en remettant le prix à la Compagnie Orten, pour « Le Cercle de Craie Caucasien » de Bertolt Brecht. La compagnie a reçu un chèque de 20 000 € pour l’aider à la création d’un autre spectacle.

Quant au prix « jeunes », il a été attribué à la Compagnie Los Figaros pour « le porteur d’histoire » d’Alexis Michalik, par des étudiants émus de se retrouver sur scène devant un public nombreux, même si un certain nombre de spectateurs avaient quitté les gradins dès le spectacle de Jonathan Lambert terminé. Ce dernier n’a pas hésité à les montrer du doigt avant d'inviter celles qui veulent rencontrer des " Damien " à le rejoindre dans la prairie située derrière le château. Épatant Jonathan Lambert




Yannick Sourisseau
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1.Posté par laurentgantner le 07/07/2013 11:11 | Alerter
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Etonnant quand même que la pièce primée ("Le cercle de craie caucasien) n'ait pas été mise en chronique par Yannick Sourisseau... Bref, on connait les vainqueurs sans savoir de quoi il s'agit si ce n'est qu'il s'agit d'une pièce de Brecht... pour le moins étrange...

2.Posté par Yannick Sourisseau le 07/07/2013 12:39 | Alerter
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Bonjour,
Croyez-moi, j'en suis le premier contrarié. Suite a un problème personnel je n'ai pas pu me rendre sur place pour faire un sujet et et je n'ai pas pu me faire remplacer. J'en suis sincèrement désolé car je suis d'accord avec vous, ça manque. Mais je vous rassure ce n'était pas un choix délibéré car j'ai beaucoup entendu parlé de cette compagnie et j'aurai bien voulu assister à sa présentation. L'an prochain je tacherai de trouver un double afin d'éviter ce genre de déconvenue.

3.Posté par FANY le 07/07/2013 23:40 | Alerter
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Drôle, Jonathan Lambert ??? Chez Ruquier il faisait rire ,mais hier soir c'était affligeant: Elie Seymoun sait rire de tout, il faut en avoir le talent...j'ai passé la pire soirée depuis longtemps

4.Posté par laurentgantner le 09/07/2013 13:38 | Alerter
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Tro de blagues à deux balles sans doute ou clown à raz de la ceinture ?















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