La Cité de la solidarité : « un carrefour pour les associations d’Angers »


Rédigé par - Angers, le 30/09/2013 - 07:40 / modifié le 30/09/2013 - 14:46


Inaugurée ce samedi, la Cité de la Solidarité, construite sur l’ossature des anciennes friches industrielles des abattoirs d’Angers, a attiré la foule des grands jours. Élus, candidats aux municipales, responsables associatifs et membres des associations locales avaient tenu à venir voir de près cet équipement qui devrait favoriser le dynamisme de la vie associative.



L'entrée principale de la Cité, samedi après-midi, lors de l'inauguration
L'entrée principale de la Cité, samedi après-midi, lors de l'inauguration
la rédaction vous conseille
Avec 1600 associations déclarées, la ville d’Angers a trouvé utile de mettre à leur disposition un lieu de ressources, de rencontre et d’animation. La Direction de la vie associative, installée désormais sur place en compagnie de structures partenaires et d’un centre logistique pour des structures d’entraide aux personnes en situation de précarité, dispose désormais de moyens modernes pour aider le tissu associatif à se développer harmonieusement.

« La Cité de la solidarité est un exemple que je crois unique en France », déclarait le maire, ce samedi 28 septembre, devant la foule massée dans le gigantesque hall du bâtiment. « Sur le plan symbolique, la Cité est désormais l’un des éléments majeurs d’entrée de ville, ce positionnement montre l’importance que la municipalité accorde au monde associatif et qui répond à leurs enjeux. C’est désormais le point de rencontre du bénévolat et de la solidarité ».

Et en période de campagne municipale, la mise à disposition d’un tel équipement n’est certainement pas anodine, les bénévoles très impliqués dans l’animation de leur ville sont des électeurs de premier choix. C’est la raison pour laquelle plusieurs candidats, en plus du maire actuel, et notamment Jean Luc Rotureau, Christophe Béchu, Laurent Gérault, entre autres, avaient fait le déplacement.

Bien sûr aucun ne s’est hasardé à en critiquer l’utilité et le montant de l’investissement, 12.4 millions d’Euros. « C’est un bel outil, certainement très utile aux associations » déclarait Christophe Béchu. Le coût ? « Ce n’est pas le moment d’en parler ».

Si certains responsables d’association trouvaient l’ensemble plutôt somptueux, ils apprécient déjà la possibilité de pouvoir s’y réunir et de trouver en un même lieu des ressources qui leur seront utiles dans le fonctionnement de leur structure. La DVA (Direction de la Vie associative) qui conseille les associations et le CRA (Centre de Ressources Audiovisuelles), ex CARA, ont désormais leur place dans le bâtiment.

« Un lieu plus adapté à nos activités »

La foule dans le hall d'entrée pendant l'animation du collectif SAAS
La foule dans le hall d'entrée pendant l'animation du collectif SAAS
Trois associations du champ de la santé mentale et psychique ( Esca’l – Adapei49, Oxygem et L’unafam), un centre de documentation de la santé (Ireps) et un collectif de compagnies et d’artistes du spectacle vivant (SAAS) ont élu domicile dans la Cité, ainsi que la « Maison de l’alimentation sociale et solidaire » et un espace logistique dédié à trois associations d’aide alimentaire (La Banque alimentaire, le Secours populaire français et les Restos du cœur).

Des associations en gestation pourront également s’y installer selon le principe d’une pépinière, en attendant de trouver d’autres locaux. En tout, 50 à 70 personnes, auxquelles s’ajoutent 60 à 70 bénévoles des structures résidentes et 300 à 400 utilisateurs temporaires, se croiseront dans cet immense paquebot, tout en béton, verre coloré et acier.

« Avant nous étions logés dans les locaux vétustes de la rue du Maine. Le soir ce n’était pas très rassurant pour les familles. Ici nous sommes dans un lieu plus adapté à nos activités et surtout plus visibles. Les locaux sont clairs et confortables et nous disposons de salles de réunions à proximité », expliquait Françoise Guinebretière, Présidente déléguée de l’Unafam (Union nation des familles de personnes malades et/ou handicapés psychiques). « Cet équipement va nous permettre de tisser plus facilement des liens entre les diverses associations

Un véritable lieu d’échange que salue également Jean Du Boutiez, le directeur de la DVA. « C’est un lieu de soutien et de dialogue qui permettra aux associations de se rencontrer et de faire des choses en commun. C’est ce que nous espérons. C’est un carrefour pour les associations angevines ».

Si l’ensemble que l’on aperçoit depuis l’A11 est plutôt réussi et anime par ses couleurs le quartier du Doyenné, on se dit que le Chabada installé juste à côté, également dans les anciens abattoirs, mériterait désormais une rénovation de ses façades.

La Cité en chiffres

Aménagés sur les friches des anciens abattoirs d’Angers la Cité de la Solidarité occupe une surface de 7000 m2 de bureaux, salles de réunions et locaux de stockage.

Elle comprend :

- Un grand hall, lieu d’accueil, de rencontre et d’animation
- Une salle multimédia de 12 postes
- Un espace de permanence pour le soutien aux associations
- Quatre bureaux équipés pour un accueil temporaire d’association
- Quatre salles d’activités
- Dix salles dédiées aux réunions ou à la formation d’une capacité de 10 à 120 personnes
- Une cuisine et un espace café
- Des salles de montage audiovisuel
- Un studio son
- Trente-cinq boites à lettre pour la domiciliation d’associations

L’ensemble a été réalisé en deux ans par l’agence Crespy et Aumont, un cabinet d’architectes angevin.

Coût du projet : 12,4 millions d’euros TTC financé à hauteur de 9.4 millions d’euros par la Ville d’Angers avec une aide de la Région des Pays de la Loire et 3 millions d’euros sur les fonds européens Féder.




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Jean-François le 30/09/2013 13:21 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Que cet équipement soit utile aux associations, on veut bien le croire. C'est bien le moins étant donné ce qu'il a coûté au contribuable. Cela n'enlève aucune pertinence à la question de savoir si les 12 millions dépensés ainsi n'auraient pas été plus utiles aux mêmes associations sous une autre forme.
Car le maire d'Angers a souligné involontairement la limite de son projet, en reprenant samedi cette phrase de Platon : "Ce ne sont pas les murs qui font la Cité mais les hommes." Précisément, m...

2.Posté par y ke toma le 02/10/2013 07:57 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
tres bon projet pour les asso t artistes locaux et autres...je v presentr un projet avec notre groupede flamenco world...merci d'avance








Angers Mag