La Poésie des paysages …


Rédigé par Catherine Nedelec - Angers, le Lundi 21 Mars 2011 à 14:39


«La vie sans poésie et la vie sans infini, c'est comme un paysage sans ciel : on y étouffe » écrivait Henri-Frédéric Amiel. C’est pourtant devant une petite trentaine de personnes que Jocelyne Renou a lu, ce samedi à Angers, auteurs et poètes inspirés par la Loire.



Jocelyne Renou et Guillemette Beaupère à la harpe celtique, ancêtre de la harpe classique.
Jocelyne Renou et Guillemette Beaupère à la harpe celtique, ancêtre de la harpe classique.
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Souvenez-vous… Pierre de Ronsard ou François Villon, dont les poèmes, appris par cœur, souffraient d’être trop souvent récités approximativement, faute d’en avoir saisi le véritable sens. Est-ce l’une des raisons pour laquelle la poésie est devenue peu à peu l’enfant pauvre de la Littérature ? Quoi qu’il en soit, lorsqu’on écoute Jocelyne Renou, il n’est pas trop tard pour renouer avec ce genre littéraire millénaire. Aussi, cet ancien professeur de Lettres et de théâtre consacre désormais son temps à la redécouverte de la poésie.

Pour fêter le 13e Printemps de poètes, dédié aux paysages, Jocelyne Renou a choisi la Loire, qui a inspiré de nombreux auteurs angevins. Là, il n’est question que de beauté, « de cette infinie variété de descriptions selon que l’on parle du fleuve ou de la Loire, devenant alors masculin ou féminin ». Samedi à l’institut municipal, la musicalité des mots a trouvé son écho sous les doigts de Guillemette Beaupère, harpiste, dont les intermèdes musicaux ont permis à chacun de laisser son imaginaire vagabonder entre deux textes.


« Corps de Loire » de José Saudubois et Antoine Boisseau
« Corps de Loire » de José Saudubois et Antoine Boisseau
Source d’exaltation pour les auteurs et les poètes, la Loire a bien souvent inspiré peintres et photographes. Projetées lors de cette séance de lectures, les encres de José Saudubois ont été la base, pour Antoine Boisseau, de l’écriture de poèmes, finalisée par l’édition d’un recueil illustré de photos en noir et blanc, comme une volonté d’immortaliser la magie du fleuve royal.

Deux grands amoureux de la Loire, Hervé Bazin (1911 – 1996) et Alain Debroise (1911 – 1999) ont beaucoup écrit sur elle. A sa manière, Jocelyne Renou a célébré leur centenaire avec pour le premier la lecture d’un texte inédit, Notre mère la Loire, et pour le second, la lecture d’extraits de Loire-Lyre, avec en regard des textes d'auteurs ligériens qui l’appréciaient particulièrement, tels que Jacques Boislève.

En cet après-midi de fin d’hiver, on était loin de l’ambiance « claquante » d’un spectacle de slam et ses déclamations improvisées à l’aspect tranchant, faites pour interpeller. La poésie de ce samedi choisie par Jocelyne Renou se voulait être une ouverture sur les beautés de la nature et sur l’harmonie tant par les mots que par les notes ; un pur moment d’émotion et un sentiment de douceur de l’air et de l’âme.








1.Posté par Rousseau le 22/03/2011 19:38 | Alerter
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