La musique et le cinéma : un duo indissociable

Festival Premiers Plans 2011


Rédigé par - Angers, le 26/01/2011 - 07:30 / modifié le 04/06/2012 - 00:27


Lundi matin, le festival Premiers Plans à Angers accueillait Jean-Michel Bernard, compositeur, Karim Adda, acteur et réalisateur, ainsi que Fanny Ardant, actrice et réalisatrice, pour une leçon de musique et cinéma, en partenariat avec la Sacem, au Centre des congrès d’Angers.



De gauche à droite : Jean-Michel Bernard, Stéphane Lerouge, Fanny Ardant et Karim Adda
De gauche à droite : Jean-Michel Bernard, Stéphane Lerouge, Fanny Ardant et Karim Adda
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Autour de Stéphane Lerouge, enseignant, programmateur musical du festival Musique et Cinéma d’Auxerre et concepteur de la collection discographique « Écoutez le cinéma », un compositeur et deux réalisateurs ont échangé sur le thème de la musique au cinéma.

Le compositeur Jean-Michel Bernard a travaillé sur la bande son de nombreux longs métrages, dont ceux de Michel Gondry (dont « La science des rêves », « Human nature »), mais aussi de courts métrages, notamment pour « La 17ème marche », interprété par Julien Boisselier et réalisé par Karim Adda en 2006, ou encore pour « Chimères absentes », interprété et réalisé par Fanny Ardant. D’où la présence de ces trois protagonistes à la rencontre de ce lundi matin.

Selon les mots de Stéphane Lerouge, Jean-Michel Bernard « fait partie d’une nouvelle génération de compositeur. C’est un funambule de la musique, claire et savante ».
Depuis son plus jeune âge, il joue du piano et créé. « J’ai toujours inventé des morceaux depuis tout petit. Enfant, je jouais de l’orgue à la messe ! », précise-t-il à son auditoire.

Pour rendre la leçon plus interactive, le compositeur est venu avec quelques extraits de films pour lesquels il a composé la bande musicale. Les spectateurs ont ainsi pu découvrir avec un autre regard « In the heat of the night » interprété par Ray Charles, « Human nature » avec Patricia Arquette, « La science des rêves ». Il en a d’ailleurs joué quelques uns en direct, au piano, pour le plus grand plaisir du public, et expliqué comment le crissement de pneu était bruité par le son des instruments à cordes, pour le film « La science des rêves ».

Pour faire une bonne composition, cela demande de la réflexion et d’être imprégné de l’histoire. « Finalement, on est presque obligé de se mettre dans la peau d’un nouveau compositeur à chaque fois. », poursuit-il, avant d’expliquer que la difficulté reste de trouver pour quoi et à quelle intention va correspondre la musique.

En tant que réalisateur Karim Adda ajoute que « la musique est un personnage à part entière qui porte le film », et que sa collaboration avec Jean-Michel Bernard pour son court-métrage de 2006, a été efficace tout de suite pour décrire l’ambiance absurde qui se dégageait de son scénario : un homme bloqué sur un escalator.

De son côté, Fanny Ardant, qui a travaillé avec ce même compositeur pour son court-métrage de 2010, considère que « la musique anoblit et fait rêver ». Elle a choisi de traiter du thème de la tolérance et des tziganes, pour une histoire tournée en Italie. C’est donc naturellement que la bande musicale est composée de Doudouk, flûte Arménienne, et violoncelle.

Pour illustrer son actualité, Jean-Michel Bernard a permis au public de découvrir un extrait du making-off de l’enregistrement de la musique du dernier film d’Anne Giafferi (réalisatrice également de « Fais pas ci, fais pas ça », diffusé récemment sur France 2), « Qui a envie d’être aimé », en salle le 9 février prochain. Un film qui retrace la rencontre d’un homme avec le Christ. « D’ailleurs, pour l’anecdote, j’ai créé une bande musicale exprès pour le Notre père récité dans ce film. J’espère que la mélodie sera appréciée et pourquoi pas reprise par l’évêché ! »



















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