Lecture intégrale du roman « Vipère au poing », par Philippe Mathé


Rédigé par Catherine NEDELEC - Angers, le Jeudi 20 Octobre 2011 à 18:22


Ce week-end, Philippe Mathé, comédien-lecteur et directeur artistique du Bibliothéâtre, lira « Vipère au poing » dans son intégralité. Préambule aux manifestations du centenaire de la naissance d’Hervé Bazin, cette lecture permettra à chacun de redécouvrir le roman le plus connu de l’écrivain.



Vipère au poing a fait l’objet de deux adaptations cinématographiques. Ce week-end, Philippe Mathé donnera une interprétation associant la lecture fidèle du texte et une intonation plus théâtrale.
Vipère au poing a fait l’objet de deux adaptations cinématographiques. Ce week-end, Philippe Mathé donnera une interprétation associant la lecture fidèle du texte et une intonation plus théâtrale.
la rédaction vous conseille
Paru en 1948, Vipère au poing, provoqua un scandale dans les milieux littéraires français. Décrié par certains à cause de l’image détestable qu’il donne de sa mère, ce premier roman d’Hervé Bazin a suscité bien des curiosités auprès des lecteurs, en témoignent les 10 millions de livres vendus en un demi siècle. Longtemps étudié dans les collèges, il fut un sujet de réflexion sur les relations familiales difficiles, pouvant aller jusqu’à la maltraitance.

Charrié dans le flot des centaines de publications annuelles, Vipère au poing a perdu peu à peu de son intérêt auprès de lecteurs. Pour Philippe Mathé, « Vipère au poing est toujours d’actualité. L’incompréhension dans le cadre familial existe toujours. La violence peut-être encore très grande, poussée jusqu’à l’exacerbation. Dans son roman, Hervé Bazin met en évidence une mésentente qui repose aussi sur l’incapacité à communiquer et donne au lecteur des sources de réflexion sur les excès ».

Une deuxième lecture se dessine dans ce roman : « le monde est en train de changer autour de Jean Rezeau. En s’indignant, en analysant sa propre situation, il réfléchit sur le modèle social qui l’attire et qu’il met en place dans ses autres romans. Nous devons tous nous conformer ou choisir ; c’est une belle manière de grandir ». Avant de lire l’intégralité du roman, Philippe Mathé a beaucoup réfléchi à chacun des personnages, afin de donner une couleur que la lecture à voix basse ne donne pas, mettant chaque personnalité en évidence : « toutes ont leur importance dans l’histoire ».

Une préparation de comédien et de sportif, « pour évaluer la distance et travailler sur le style, le vocabulaire et la construction de l’œuvre », est nécessaire au comédien-lecteur pour aborder les six heures de lectures, qui auront lieu le samedi soir et le dimanche. Habitué à ce genre d’exercice, ne serait-ce que par l’Heure d’œuvre de la médiathèque Toussaint, Philippe Mathé espère redonner à chacun l’envie de lire, tout comme celle d’aller au spectacle.

Philippe Mathé fera de cette lecture un moment un part, une rupture avec l’effervescence de notre vie et de notre environnement : « On écoute la lecture d’un roman comme une musique. C’est un grand moment de repos qui permet de laisser son cerveau développer ses propres images ; il y a quelque chose de secret… ».

Samedi 22 et dimanche 23 octobre,
à l’auditorium du musée des Beaux-arts


Samedi 22 octobre de 18 h 30 à 22h
18 h 30 : présentation des premières rencontres Hervé Bazin
19 h à 20 h 15 : chapitres 1 à 7
20 h 30 à 22 h : chapitres 8 à 12

Dimanche 23 octobre de 11 h à 17 h 30
11h à 12 h 20 : chapitres 13 à 16
14 h 30 à 15 h 15 : chapitres 17 à 20
15 h 30 à 16 h 30 : chapitres 21 à 25
16 h 30 à 17 h 30 : échanges – discussions

Un résumé des chapitres sera effectué à chaque début de lecture

Renseignements : 02 41 18 09 92












Angers Mag