Les Lyriades : Julien Gracq selon Jacques Boislève


Rédigé par Catherine Nedelec - Angers, le Samedi 9 Mai 2009 à 09:50


Jeudi 14 mai, pour la huitième et dernière conférence de l’année, les Lyriades de la langue française mettront à l’honneur Julien Gracq. Jacques Boislève, auteur de nombreux articles sur l’écrivain, fera le point sur son oeuvre, un peu plus de onze ans après sa mort, sur la continuité de celle-ci et se penchera sur sa personnalité secrète.



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Julien Gracq  Photo José Corti
Julien Gracq Photo José Corti
Qui à Angers pouvait être plus légitime en Anjou pour parler de Julien Gracq que Jacques Boislève ? Tous deux natifs de Saint-Florent-le-Vieil, ils ont rapidement créé des liens d’amitié et de confiance. Tout commença au début des années soixante, quand Jacques Boislève, touché par un profond désir décrire, soumit ses premiers essais à Julien Gracq. Ils avaient en commun le goût de la littérature et un fort attachement à la région.

La double carrière de Julien Gracq débuta en 1937 avec un premier roman, Le Château d’Argol, et ses premiers postes d’enseignants, sous son vrai nom, Louis Poirier, dans les lycées de Quimper, Nantes, Amiens, et enfin au lycée Claude-Bernard à Paris, à partir de 1947. Julien Gracq signera dix huit livres, tous chez l’éditeur José Corti. Au soir de sa vie, Julien Gracq revint dans sa ville natale couler des jours paisibles. Les deux amis purent échanger longuement, lors de leurs promenades sur l’île Batailleuse.

Ils évoquaient de grands thèmes mais aussi l’intérêt particulier qu’ils cultivaient tous deux pour le bord de mer, notamment Nantes et Saint-Hilaire-de-Riez, où Julien Gracq avait une résidence d’été. Durant de longues années, Jacques Boislève a écrit sur Julien Gracq. Cinquante articles, un numéro spécial dans la revue régionale 303 (parue en 2006), auxquels viennent s’ajouter une douzaine de conférences et une table ronde pour les Lyriades. C’est dans ce cadre qu’il avait associé Julien Gracq à la démarche autour de la langue française. Convaincu, ce dernier avait accepté d’en être le premier membre d’honneur.

Un héritage culturel qu’il ne faut pas laisser disparaître

Les Lyriades : Julien Gracq selon Jacques Boislève
Jeudi 14 mai, Jacques Boislève animera la dernière conférence de l’année, à laquelle il associera Georges Cesbron, Professeur émérite des universités, sur l’avenir de l’œuvre de Julien Gracq. « Que se passera t-il demain ? » Jacques Boislève interviendra sur les premières publications qui dessinent l’esquisse d’un devenir de l’oeuvre, sur les manifestations futures notamment la recréation de la pièce Le Roi pêcheur, le colloque international prévu en janvier 2010 et les lectures de ses œuvres par des comédiens, questionnera enfin sur le bien fondé d’une association pour aborder son œuvre.

Il reviendra aussi sur ses dispositions testamentaires – le devenir de sa maison, la remise des manuscrits à la Bibliothèque Nationale et de ses livres à la Bibliothèque Universitaire d’Angers. En faisant procéder après son décès à la dispersion de ses biens matériels, Julien Gracq a fait le choix de ne nous laisser de lui-même que la quintessence : son oeuvre. Aussi, Jacques Boislève s’attardera sur deux questions importantes de l’héritage culturel de l’auteur: « comment maintenir vivante et à la mémoire de tous l’œuvre de l’écrivain et comment aborder l’œuvre extrêmement étudiée d’un écrivain qui a écrit pour d’autres auteurs et des universitaires ? »


Jeudi 14 mai à 18 heures à Angers
à l’Ecole d’Arts et Métiers (grand amphi),
boulevard du Ronceray.
Entrée libre

Contact : Dominique BEAUMON
Coordonnateur général des Lyriades
02 41 49 87 85
Courriel : dominique.beaumon@maineetloire.cci.fr











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