Les femmes en ont assez d’être invisibles


Rédigé par - Angers, le 05/03/2013 - 16:41 / modifié le 06/03/2013 - 00:34


Le 8 mars, « Journée internationale de la femme » ou plutôt des droits des femmes, sera pour de nombreuses associations un moment de revendications allant dans le sens d’une égalité entre les sexes. Le collectif féministe angevin « d’égal à égales », s’inscrit dans cette démarche et appelle au rassemblement de tous les citoyens le 8 mars prochain sur la place du Ralliement, à Angers.



La manifestation du collectif "d'égal à égales", le 8 mars 2012 à Angers
La manifestation du collectif "d'égal à égales", le 8 mars 2012 à Angers
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On a eu beau inscrire dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, que tous les hommes et bien sur les femmes, naissent et demeurent libres et égaux en droits, les femmes sont toujours en retard en matière de salaire, de situation professionnelle, personnelle et même politique.

Depuis les manifestations qui ont eu lieu au début du siècle dernier, en Europe et aux États-Unis, pour réclamer l'égalité des droits, de meilleures conditions de travail et le droit de vote, la situation a peu évolué, voire régressé sur certains points.

Alors, si l’intérêt pour la cause des femmes ne peut pas se résumer à un seule journée d'action par an, le 8 mars qui commémore le début des luttes ouvrières et féministes, agit comme une piqure de rappel. Et permet de mettre en lumière les engagements de toutes celles qui se battent tout au long de l’année pour que l’égalité homme - femme devienne enfin une réalité.

« Nous en avons assez d’être invisibles et de ne pas pouvoir exercer nos droits fondamentaux », revendiquent haut et fort les structures qui défendent les droits des femmes.

C’est le cas du collectif féministe angevin « d'égal à égales » qui se mobilise chaque année dans la rue, pour réclamer l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour l’occasion tous celles et ceux qui composent ce collectif se rassembleront le 8 mars à 18h, sur la place du Ralliement, pour exhiber une immense guirlande des inégalités de plus de six mètres de longueur.

« Les revendications d’égalité salariale, d’égalité professionnelle et d’égalité politique, entre autres, ont donné lieu à plusieurs lois qui ne sont toujours pas appliquées », déclarent les organisateurs de la manifestation angevine. « Les femmes, en France et dans le monde sont victimes de la violence et de la domination masculine. Elles sont les premières victimes des mesures d’austérité, majoritairement concernées par le temps partiel et les bas salaires, avec toujours un taux de chômage supérieur a celui des hommes ».

« Nous voulons une société égalitaire et non sexiste »

Dans le cadre de cette journée internationale, les militantes et militants qui s’associent au mouvement, réclameront une fois de plus l'égalité salariale et la revalorisation des salaires des métiers féminisés. Elles demandent aussi un véritable service public de la petite enfance et des personnes âgées dépendantes, l’abrogation de la loi Bachelot qui a conduit à la fermeture de plus de 200 centres IGV, le refus de la marchandisation du corps des femmes, la régularisation des femmes sans papiers ainsi qu’une loi cadre contre les violences faites aux femmes

« Nous voulons une société égalitaire et non sexiste à l’école, dans les manuels scolaires, a la télévision, dans la publicité. Nous voulons l'égalité maintenant », ajoutent-elles

D'autres initiatives marqueront cette journée internationale en Maine-et-Loire. Le Préfet, François Burdeyron, honorera les femmes, la veille, le 7 mars, au cours d’un déjeuner auquel sont conviées 37 angevines représentatives de la diversité économique, sociale et culturelle du département.

Le préfet souhaite échanger avec ces femmes sur « les problématiques qu’elles sont susceptibles de rencontrer et sur l’évolution de l’égalité en Maine et Loire ».

Enfin, le 16 mars à 16h, la librairie Richer à Angers recevra pour une séance de dédicace, Benoite Groult, l’une des premières femmes à avoir formulé, en 1971, le principe d’une déclaration des droits de la femme, laquelle posait les bases de l’égalité entre les deux sexes. Elle présentera son dernier ouvrage : « Ainsi soit Olympe de Gouges », une figure fondatrice du combat contemporain pour l’égalité des sexes.






Yannick Sourisseau
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1.Posté par PeterDenver le 05/03/2013 16:59 | Alerter
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L'égalité, oui, l'égalitarisme, non !

Et pour rester dans la sémantique, rappelons que le mot "différence" n'est pas synonyme du mot "inégalité"

2.Posté par Restons Zen le 05/03/2013 17:11 | Alerter
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Bah voyons. TOUS les hommes et femmes naissent égaux en droits, quelque soit leur race, leur culture, leur orientation sexuelle. C'est le principe même de l'égalitarisme que vous rejetez. Moi je l'approuve et j'en suis plutôt fier. Je serais mêem présent le 8 mars, sans doute serez vous la vous aussi pour dire que vous n'êtes pas d'accord, vous en avez tout à fait le droit.
Je ne fais pas dans la sémantique, moi, et je m'en tape pourvu que chacun puisse vivre en parfaite harmonie loin de vos p...

3.Posté par PeterDenver le 05/03/2013 18:27 | Alerter
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"TOUS les hommes et femmes naissent égaux en droits..."
Ben oui, ça s'appelle l'égalité, tout ça.

L'égalitarisme, c'est de l'idéologie pour dire qu'on est tous SEMBLABLES.
Or nous ne sommes pas semblables, nous sommes différents.

Mais égaux.








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