Les mères actives sont-elles indignes ?


Rédigé par - Angers, le 19/03/2013 - 21:46 / modifié le 19/03/2013 - 23:59


Élever des enfants et faire carrière dans le milieu professionnel, est-ce bien compatible ? C’est la question que posait ce 18 mars la section angevine du CJD (Centre des jeunes dirigeants d’entreprise) lors d’une conférence-débat dynamique et interactive, organisée dans l’amphithéâtre de l’ESSCA à Angers.



De G. à D. Stéphanie Will, le représentant d'Harmonie mutuelles, sponsor de la soirée, Olivia Moore,  Karen Demaison, Olivier Caillaud et Marlène Schiappa.
De G. à D. Stéphanie Will, le représentant d'Harmonie mutuelles, sponsor de la soirée, Olivia Moore, Karen Demaison, Olivier Caillaud et Marlène Schiappa.
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Vers 18h les mères quittent leur travail pour récupérer leurs enfants à la crèche. Il est 19h et nous sommes là avec vous. Serions-nous des mères indignes qui ne savent pas s’occuper de leurs enfants ? », lançait hier soir, devant 350 personnes, Stéphanie Will, gérante de l’agence d’assistants d’élite SW&Vous et animatrice du débat proposé par le CJD d'Angers.

Entourée de 3 entrepreneures, Marlène Schiappa, blogueuse reconnue et présidente de l’association « Maman Travaille », Olivia Moore, vraie "desperate housewife", ancienne cadre devenue humoriste et de Karen Demaison, dirigeante de « Critères de Choix », une agence-conseil en Relations Humaines spécialisée dans l’articulation entre la vie professionnelle et personnelle, Stéphanie Will a démontré avec force et humour décalé, que l’on peut être mère attentionnée et active sur le plan professionnel. « Il suffit de savoir concilier carrière et vie familiale», affirmaient les quatre intervenantes. CQFD ...

Événement inhabituel, le débat était ponctué de séquences humoristiques extraites du One Woman Show d’Olivia Moore intitulé « Mère indigne ». Cette dernière reproduisait, en forçant quelque peu le trait, les situations auxquelles sont quotidiennement confrontées les mères qui travaillent.

« Lever au petit matin pour consoler un enfant en pleur, toilette et départ vers la crèche pendant que le mari à peine réveillé demande à son épouse si elle a passé une bonne nuit ... », autant de clichés peu éloignés de la réalité, censés rappeler à ceux qui ne le sauraient pas encore que les mères font souvent deux journées dans la même.

« Il ne s’agit pas d’une soirée féministe », ont tenu à préciser les quatre mères de famille, militantes tout de même. « Nous sommes toutes chefs d’entreprise. Nous arrivons à concilier vie professionnelle et vie familiale dans des structures qui prennent en compte ce progrès sociétal ».

« Les femmes s’autocensurent et culpabilisent »

« La femme a sa place dans l’entreprise au même niveau que les hommes y compris sur le plan responsabilité et salaires. Même si ce n’est pas le cas général, contrairement à ce qu’on entend, de plus en plus d’entreprises évoluent dans ce sens », poursuit Marlène Schiappa. « La société est faite de stéréotypes qu’il est difficile de changer aussi facilement. Mais les pouvoirs publics ont une responsabilité : ils doivent tout faire pour que les femmes ne soient pas les seules à supporter les contraintes familiales. Les hommes peuvent aussi allez chercher les enfants à la crèche ».

Pour Karen Demaison, « certaines femmes s’autocensurent et culpabilisent, n’osant pas avouer par exemple une maternité, ou demander à leur mari de s’occuper des enfants. Il faut travailler en confiance et l’entreprise doit s’adapter aux rythmes des parents ».

Crèches en entreprises, télétravail, adaptabilité des temps de travail, sont autant de critères que ces mères entrepreneures ont défendu au cours de la soirée, démontrant que les femmes, qu’elles soient mères ou pas, peuvent s’investir dans la plupart des métiers pour peu que chacun s’adapte, employé et entreprise. « Il faut faire preuve de pragmatisme ».

Le centre de jeunes dirigeants d’entreprise, réseau national qui regroupe une soixantaine d’entrepreneurs à Angers se reconnaît dans cette démarche. Une raison suffisante pour organiser ce débat ouvert au public.

Totalement indépendant des structures politiques et syndicales, ce groupe d’entrepreneurs bien dans leur époque, « partage des valeurs sociales, sociétales, économiques et environnementales », selon son président, Olivier Caillaud : « L’objectif est de s’enrichir mutuellement et de mettre l’économie au service de l’homme et pas le contraire ».

Se défendant d’être un club d’affaires, même si le réseau permet de tisser des liens économiques, le CJD se définit comme « un laboratoire d’idées qui alimente les réflexions et les expérimentations ». Et justement, la place des mères de famille et de la femme dans l’entreprise en est une dont ils n’ont pas hésité à s'en saisir.




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par limonte le 20/03/2013 11:15 | Alerter
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Le titre est plus qu'inadéquat ! Yannick Sourisseau , tout comme probablement certains membredu CJD, doit être mysogine, rétrogrades ou nul.. Comment un "media" peut-il encore laisser passer ce gende de chose ? C'est pas avec cela que les pères vont s'occuper CORRECTEMENT de leurs gamins... et pourtant j'en croise quelques uns.


2.Posté par Yannick Sourisseau le 20/03/2013 12:10 | Alerter
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Bonjour,

Permettez-moi ne pas abonder dans votre sens. Le titre ne fait que reprendre l'argument avancé par les animatrices de la soirée et notamment celui du spectacle proposé par Olivia Moore et qui s'appelle, excusez-moi : " mère indigne ". Je n'ai rien inventé. Quand a dire que dans le CJD il y a des personnes " mysogine, rétrogrades ou nul ", je vous laisse seul juge, mais la moindre de chose lorsque l'on adhère a ce réseau qui n'a rien d'obligatoire, c'est d'en partager les valeurs.

Pou...

3.Posté par Yannick Sourisseau le 21/03/2013 08:37 | Alerter
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J'allais oublier : personnellement je ne suis ni misogyne, c'est même le contraire, encore moins rétrograde, je suis plutôt avant-gardiste. Alors je dois être nul ...








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