Pierre-Théophile Segretain, architecte de renom


Rédigé par Catherine Nedelec - Angers, le Jeudi 5 Mai 2011 à 18:16


Dans son livre sur Pierre-Théophile Segretain (Geste éditions), architecte du XIX siècle,Chantal Callais nous livre une étude documentée sur les architectes et la fonction publique d’Etat, à travers une figure emblématique du département des Deux-Sèvres.



Pierre-Théophile Segretain, architecte de renom
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Pierre-Théophile Segretain est à l’origine de la construction de l’hôtel de la préfecture des Deux-Sèvres, du palais de justice et de la prison de Niort, de deux églises, du tribunal de Melle ainsi qu’une dizaine de ponts. Il a aussi restauré une trentaine d’églises dans les Deux-Sèvres, en Vendée et dans la Vienne. Mais Pierre-Théophile Segretain s’est aussi attelé à la transformation, à de nouvelles fonctions, d’édifices préexistants, pour accueillir les programmes publics dont le département a désormais la charge. Cela se passe à partir de 1824, alors qu’à tout juste 26 ans, Pierre-Théophile Segretain devient architecte de son département d’origine après quatre années de formation à Paris, auprès de Louis Bruyère.

Dans son livre de près de 500 pages, Chantal Callais nous conte l’histoire d’un homme né quelques temps après la Révolution, comme le fil rouge d’une étude très dense sur l’architecture à cette époque. Chantal Callais est architecte DPLG et docteur en histoire de l’architecture. Elle est enseignante à Bordeaux et ses travaux de recherche au sein de l’équipe GEVR, portent sur l’histoire des bâtisseurs et sur les modes de fabrication de la « ville ordinaire ». C’est en connaissance de cause que l’auteur a étendu le sujet sur les hommes, entrepreneurs, ingénieurs ou agents voyers qui ont contribué à la construction des paysages.

L’intérêt du traitement des archives privées professionnelles de l’architecte conservées à la médiathèque centrale d’agglomération de Niort, permettent de mieux comprendre la carrière d’un architecte de fonction dans la première moitié du XIXe siècle. Elle fait de lui un témoin intéressant de la profession à cette époque. Les nombreuses archives utilisées par Chantal Callais nous renseignent sur la formation, les fonctions et les missions d’un architecte départemental.

Photos, illustrations, correspondances, notamment avec Prosper Mérimée, Inspecteur général des Monuments historiques et une imposante bibliographie contribuent à faire de cette étude une mine pour qui s’intéresse aux monuments historiques. En partant de la vie d’un homme, Chantal Callais nous révèle les vicissitudes de la fonction d’architecte départemental au XIXe siècle et enfin, l’aventure des monuments historiques, concluant son propos par la relation complexe et difficile entre les architectes et la fonction publique.

Ce livre est préfacé par François Loyer, historien de l'art et de l'architecture des XIX° et XX° siècles pour qui, « Chantal Callais met brillamment l’accent sur ses conditions d’exercices (de l’architecte départemental) : elle évoque aussi bien les rapports hiérarchiques Paris - province (sous l’égide du tout puissant Conseil des Bâtiments civils) que la question, omniprésente, du contrôle de la qualité architecturale, à une époque où rares sont les professionnels ayant reçu une véritable éducation intellectuelle.

504 pages
27.00 €
presse@gesteditions.com

Editions Geste











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