Quentin Blake : invitation au rêve


Rédigé par Catherine Nedelec - Angers, le Samedi 19 Février 2011 à 23:35


De nombreux dessins de Quentin Blake sont exposés la bibliothèque municipale Toussaint jusqu’au 12 mars prochain. Cette exposition permet de découvrir l’artiste, dont 50 œuvres illustreront, d’ici la fin de l’année, la maternité du CHU d’Angers.



Quentin Blake : invitation au rêve
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Quentin Blake a illustré de très nombreux livres de Roald Dahl (L’énorme crocodile, Charlie et la chocolaterie), de John Yeoman(Le chat ne sachant pas chasser) et de Patricia McLachlan (Sarah la pas belle). Diplômé de littérature anglaise à l’université de Cambridge et enseignant à l’Université de Londres, Il a aussi travaillé sur ses propres textes (Clown, La bateau vert). Autant dire qu’au fil de toutes ses années passées dans cet univers poétique teinté d’humour, Quentin Blake est un incontournable de l’illustration. Son style qui s’inspire des caricaturistes de presse tels que Daumier, est reconnaissable du premier coup d’œil. Son univers est peuplé d’animaux et d’humains qui volent, sautent et dansent…

Pour trois semaines encore, une cinquantaine d’originaux et de reproductions de Quentin Blake occupent différents espaces de la bibliothèque Toussaint. Des projets très différents réalisés durant la longue carrière de l’artiste : créations pour hôpitaux et maisons pour personnes âgées, livres, notamment une anthologie de poésie française et bien sûr, les livres écrits et illustrés par l’auteur. Une occasion aussi de retrouver les silhouettes emblématiques connues des petits et aussi, des plus grands : Angélique Brioche, Mimi Artichaut, Armeline Fourchedrue, Zagazou et l’énorme crocodile.

Cet évènement particulier, complété jusqu’au 30 mars de visites commentés, de séances de lectures et d’un débat, est programmé à l’occasion de l’annonce du nouveau projet de l’artiste : la décoration de la maternité du Centre Hospitalier Universitaire de la ville d’Angers. Une intention, qui bien que déjà expérimentée par l’auteur à partir de 2005 pour des hôpitaux britanniques à l’attention de patients de tous âges, lui offre selon lui « une nouvelle vie professionnelle ». Une façon de nous dire qu’à 78 ans, Quentin Blake garde le souffle et la créativité de ses premiers dessins de l’année 1948, alors qu’il dessine pour Punch, un hebdomadaire humoristique et The Spectator, dans lequel il fait une satire politique.

Un style qui s’oriente vers la joie et l’humanité

Un texte très intime qui parle à chacun d'entre nous, à tout âge.
Un texte très intime qui parle à chacun d'entre nous, à tout âge.
« Je n’ai jamais dessiné pour une maternité et j’éprouve un réel plaisir à illustrer la célébration de la Femme dans ce contexte particulier ». En espérant avoir trouvé quelques réalités dans ce gynécée, Quentin Blake s’est attelé à son propre enfantement sur cette nouvelle étude, le parcours des femmes et des nouveau-nés qui commencent ici une nouvelle vie. Quentin Blake recherche la nouveauté dans son travail quitte à refuser une commande s’il y trouve un air de déjà vu. « Je suis comme un comédien, j’aime jouer des rôles différents ».

Quentin Blake navigue sur les projets qu’il aime : « avec le dessin, j’ai trouvé mon écriture, ma façon de m’exprimer. J’adapte ma façon de dessiner selon les auteurs que je connais d’ailleurs depuis longtemps ». Pour Quand je suis Triste, Michael Rosen et Quentin Blake ont travaillé ensemble, confrontant leurs idées au fur et à mesure de l’avancement de l’album. « Dans ce livre, J’aime ce mouvement entre la tristesse de l’histoire et les souvenirs joyeux qui restent. L’image parle d’elle-même ; il faut la laisser s’exprimer ». Une expression née d’une imagination intarissable, « mystérieuse, qu’il ne faut pas attendre. On fait quelques croquis, d’autres viennent améliorer l’idée, la force du dessin ».












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