Trélazé : quand une friche industrielle devient espace d’art contemporain


Rédigé par - Angers, le 11/10/2013 - 12:21 / modifié le 12/10/2013 - 14:51


Vestiges du passé industriel de la ville de Trélazé, à l’est d’Angers, les écuries qui abritaient les chevaux utilisés dans les galeries des mines d’ardoise ont été réhabilitées pour accueillir un espace d’art contemporain et de réception. L’ensemble, très réussi, a été inauguré ce jeudi 10 octobre.



Déjà le succès pour l'espace d'art contemporain des anciennes écuries de Trélazé
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Il y avait foule ce jeudi à Trélazé. Invitées par Marc Goua, le député-maire et son service culturel, plus de 500 personnes ont fait le déplacement pour saluer ce mariage de l’ardoise, matériau emblématique de l’ancienne cité ouvrière, et de l’art contemporain.

Ouvert au printemps puis à l’occasion du Festival estival, en même temps que l’Aréna Loire, tout proche, ce nouvel espace n'avait jamais été inauguré. Il offre désormais aux artistes et aux organisateurs d’événements un cadre idéal et, par son positionnement, une place centrale dans l’offre culturelle de la ville de Trélazé

Construit à la fin du XIXe siècle, au cœur du site de production ardoisière des Grands Carreaux, ce bâtiment banal, si ce n’est qu’il est construit avec des blocs d’ardoise, hébergeait les chevaux de trait utilisés au fond des mines pour tirer les wagons et relier les différents sites de transformation du schiste.

Composé de trois corps de bâtiments reliés les uns aux autres, d’une surface totale de plus de 1000 m2, cet ensemble accueillait les stalles pour les chevaux ainsi qu’un espace de déchargement et de stockage. Ces bâtiments qui auraient pu être rasés pour construire des logements, ont été préservés et réhabilités pour accueillir un espace d’exposition et d’organisation d’événements du plus bel effet.

« Nous étions à la recherche d’un lieu fort qui illustre le passé de notre ville et qui puisse donner un nouveau départ à la politique culturelle de la ville », explique Claude-Henri Sellès, le directeur des Affaires culturelles de la ville de Trélazé.

Propriété de la communauté d’agglomération Angers Loire Métropole, l’ensemble a été acquis par la Ville de Trélazé pour « le requalifier en espace d’exposition, avec des normes muséales », poursuit Claude-Henri Sellès.


« Des péripéties judiciaires dignes du livre des records et de coulisses de l’exploit réunis »

Trélazé : quand une friche industrielle devient espace d’art contemporain
Si élus et techniciens sont plutôt ravis du résultat, l’opération ne date pas d’hier. Dès 2004, la ville de Trélazé avait confié au cabinet d’architectes angevins Lacroix-Mignot une mission d’étude sur une possible réhabilitation de cet ensemble immobilier resté à l’abandon.

« Ce dossier a dormi pendant quelques années avant de ressurgir en 2012 », explique le député-maire Marc Goua. « Nous avions fait l’acquisition à Angers Loire Métropole, l’année précédente, pour une somme de 190 000 € ».

Si le permis a été délivré il y exactement un an, le 9 octobre 2012, c’est la construction de l’Arena Loire qui a précipité le mouvement. « Il y a eu un effet d’accélération dans la perspective de compléter Arena Loire et pouvoir mettre les lieux à disposition de l’équipe de France de basket féminin, mais aussi au Lions Club pour son exposition de mai 2013 comme nous l’avions promis », poursuit Marc Goua .

Une course contre la montre s’est donc engagée. « Je vous passe les quelques péripéties judiciaires supplémentaires qui ont corsé cette opération, méritant de la faire figurer dans le livre des records et des coulisses de l’exploit réunis », ajoute avec humour le député-maire, oubliant désormais ceux qui lui ont mis quelques barres dans les roues.

Et le temps imparti se raccourcissant au fil des jours, les tableaux de l’exposition de printemps seront accrochés au milieu d’une horde d’ouvriers du bâtiment travaillant jour et nuit pour que l’ensemble soit terminé dans les délais. « Une première sans doute », ajoute Marc Goua.

Mais l’ensemble, mélange d’ardoises, de briques, d’acier, de verre et de panneaux de couleurs, permet désormais à la ville de Trélazé de proposer un lieu exceptionnel d’exposition de 1453 m2, dont 222 créés. « Un espace qui se situe en seconde place en superficie dans l’agglomération d’Angers, juste derrière le prestigieux Musée des Beaux-Arts d’Angers ».

L’ensemble aura couté 2.3 millions d’euros, financés à hauteur de 168 K€ par la Région des Pays de la Loire, 205 K€ par le Conseil Général de Maine et Loire et 100 K€ par la Fondation Total, par l’intermédiaire de la Fondation du Patrimoine, soit un investissement de 1.884 million d’euros pour la ville de Trélazé.

Pour l'heure cet espace de réception et d'art contemporain accueille pendant 10 jours une exposition présentant les collections de la mairie de Trélazé, celle des Lions Club d'Angers, et des œuvres de Brigitte Bouquin-Sellès, entre autres.

À partir du 25 octobre et jusqu'au 3 novembre, l'espace d'art contemporain accueillera l'exposition 49 regards, du 9 au 24 novembre : Joël Rougié et du 2 au 15 décembre le 21e salon d'Automne du GAT (groupement des artistes Trélazéens).

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Yannick Sourisseau
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