Triste centre ville.


Rédigé par yannick Sourisseau - Angers, le 18/04/2009 - 17:48 / modifié le 23/04/2009 - 08:15


Pendant ce week-end de Pâques les angevins n’ont pas été vraiment gâtés. Hyper centre transformé en champ de bataille et météo déplorable, le tout sur fond de crise économique, il fallait être vraiment motivé pour se balader à Angers.



La place du Ralliement pendant les travaux
La place du Ralliement pendant les travaux
Il y avait peu de monde ce samedi de Pâques en centre ville d’Angers. À part les chocolatiers qui auront fait la recette du week-end, les autres commerçants auront vécu la bérézina voire la guerre des tranchées. Depuis le démarrage du chantier de modification du parking du Ralliement, le cœur d’Angers, avec ses tas de gravas et de matériaux de démolition, ressemble plus que jamais à une zone de guerre. Pour se promener en centre ville, il faut être très motivé.

« Y’en à marre de ces travaux ! » hurlait une brave dame qui progressait avec difficulté sur les passerelle de bois rendues glissantes par la pluie qui s’abattait sur l’Ouest en ce début de week-end. Désormais, la circulation piétonne – les voitures étant exclues – devient des plus hasardeuses et tiens même du jeu de piste entre les palissades grillagées entourant les principales zones du chantier de réaménagement du parking. Les travaux de ce type doivent désormais faire l’objet de protections renforcées, pour les travailleurs comme pour le public. D’où cet imbroglio de barrières, protections et passerelles en tout genre, créant du même coup un véritable labyrinthe pour les piétons qui osent s’aventurer sur la place centrale d’Angers.

Et les difficultés d’accès ne s’arrêtent pas à la seule place du Ralliement. Les rues adjacentes sont également affectées, à l’exemple de la rue Chaussée Saint Pierre, dont chaque boutique possède une passerelle d’accès permettant de franchir les tranchées creusées devant la vitrine. Les commerçants qui, depuis le début des travaux préparatoires à l’installation du tramway, voient fuir les clients vers des zones plus accessibles, font grise mine, même s’ils savent qu’ils n’ont pas vraiment le choix. En pleine récession, alors que les clients préférant déjà les grandes surfaces périphériques pour leurs prix, les travaux ne facilitent pas les affaires de commerçants déjà très éprouvés financièrement. Seules les plus grosses enseignes devraient pouvoir attendre des jours meilleurs. Les autres pourraient bien être contraints de baisser le rideau avant la fin des travaux.

Du côté des promeneurs, les plus à plaindre sont certainement les personnes à mobilité réduite, et notamment les non-voyants lesquels avaient passé des années à mémoriser leur parcours en centre ville. Désormais ils doivent faire face à bon nombre d’obstacles. Il n’est pas rare de voir ces derniers heurter violemment les barrières ou les engins stationnés aux abords des zones de travaux. Des accompagnateurs pouvant les guider dans ce dédale seraient certainement les bienvenus.

Il n’y avait donc pas beaucoup de monde en ville en ce week-end de Pâques. Etait-ce dû au fait que les angevins étaient partis en vacances à l’extérieur, au temps particulièrement pluvieux ou à leur choix de déserter un centre ville qui n’a vraiment plus rien d’attirant ? Peut-être un peu tout à la fois. Heureusement, les travaux terminés, la place du Ralliement sera certainement plus agréable qu’elle ne pouvait l’être auparavant, pour les promeneurs comme pour les enseignes commerciales installées sur place. En attendant il faut que chacun prenne son mal en patience.


















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