"Una vita tranquilla" : zoom sur Claudio Cupellini

Festival Premiers Plans 2011


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le 28/01/2011 - 22:36 / modifié le 28/01/2011 - 22:36


Claudio Cupellini, le réalisateur du long métrage "Una Vita Tranquilla" présenté au Festival Premiers Plans à Angers, nous livre les secrets de son film.



"Una vita tranquilla" : zoom sur Claudio Cupellini
Bonjour, j’ai cru entendre que« Una Vita Tranquilla » n’était pas votre premier film, mais que votre carrière professionnelle en tant que réalisateur de long métrage avait débuté par une comédie intitulée : « Lezioni di cioccolato ».

Claudio Cupellini : Oui. En Italie il est difficile de réaliser un premier film qui ne soit pas pour le grand public. Ma comédie a plutôt bien marché, alors j’ai eu la chance de pouvoir proposer un autre projet vraiment différent, cette fois plus personnel dont « Una Vita Tranquilla » est le résultat.

Le sujet de votre film n’est effectivement pas réjouissant. D’où vous est venue l’idée de départ, cette mafia omniprésente et le milieu très violent ?

C.C : J’ai d’abord lu en Italie un fait divers dans un journal. Il parlait de l’arrestation d’un convoi de déchets qui partait de Naples vers l’Allemagne. La Camora (la mafia de Naples, ndlr) est un milieu très dur. Et je voulais cette atmosphère pour réaliser mon film. J’aime aussi m’inspirer des films que j’ai vus ou des livres que j’ai lus comme les romans de Simenon ou les films américains des années 70.

Vous parlez d’atmosphère. On comprend facilement votre choix de réaliser un thriller pour parler de ce sujet. Mais vous avez une façon de donner les informations aux spectateurs très particulière.

C.C : Pour la première scène, je voulais que le spectateur ait l’impression que Rosario menait une vie tranquille, mais en même temps lui donner une information sur la fin tragique du film. Ensuite, c’est vrai que les informations sur la trame de l’histoire peuvent paraître très réduites mais c’est parce que je voulais me concentrer sur les personnages.

On sent que les personnages ont été très travaillés. Comment les avez vous imaginés ?

C.C : L’idée de Rosario m’est venue en regardant les relations entre les familles de mafieux. Quand tu en fais partie, c’est pour la vie. Il n’y a pas d’échappatoire. Si tu agis mal, on ne te veut pas du mal personnellement mais à toute ta famille. J’avais envie d’explorer les relations entre père et fils. Je crée toujours mes personnages selon mes expériences personnelles, et j’ai eu des relations difficile avec mon père.

L’interprétation de Rosario par Toni Servillo est magistrale. Comment a-t-il eu envie de participer à votre premier film ?

C.C : A vrai dire, je ne lui ai pas demandé. C’est un acteur très connu en Italie, il joue à peu près deux fois par an dans un film. Le reste du temps, il le passe au théâtre. C’est une vraie chance pour moi qu’il se soit présenté pour jouer le rôle principal. D’autant plus qu’il choisit ses rôles seulement lorsqu’il pense que cela lui apportera quelque chose ! C’est une réussite ! Il a gagné le prix du meilleur acteur pour le rôle de Rosario au Festival de Rome. Francesco Di Leva (Eduardo) a reçu le prix du meilleur acteur italien.

De beaux prix ! Nous vous souhaitons d’aussi bons résultats pour l’avenir ! Un dernier mot ?

C.C : Oui ! Juste pour dire que mon film sort en France le 16 Mars ! (rire).
Tristan






















Angers Mag





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