12ème Angers BD : un festival grand cru


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 06/12/2010 - 07:52 / modifié le 06/12/2010 - 21:44


Il y avait foule ce dimanche 5 Décembre dans les allées du festival Angers BD, douzième du nom, pour acheter, lire et se faire dédicacer sa bande dessinée préférée. Ce festival qui s’est désormais fait un nom dans le milieu de la bulle, sait accueillir les dessinateurs, c’est ce qui fait sa force. Près de 2000 visiteurs en deux jours auront fait de ce festival qui associe bande dessinée et vin d'Anjou une grande cuvée.



Des albums à dévorer sur place ...
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Pour cette douzième édition, toujours aussi populaire, le festival Angers BD avait décidé d’emmener ses visiteurs en voyage. Sur ce point ce n’était pas difficile, la plupart des auteurs présents n’ayant aucune difficulté à faire plonger leurs lecteurs dans des univers tous plus fantastiques les uns que les autres. Pour voyager en ce week-end de décembre particulièrement pluvieux, il suffisait de s’enquérir de la première bande dessinée venue et de se laisser guider, au fil des pages, des dessins et des dialogues par les plus grands noms comme Jean Pierre GIBRAT (Matteo, le vol du corbeau, les sursis), Pierre Mony CHAN (Cross Fire, Sky Doll) ou encore HUB (Okko, Future Exposed) et bien d’autres.

En sus des contrées lointaines, australes, sahariennes, intersidérales, Angers BD enlevait les visiteurs pour les plonger dans le voyage intérieur, vers les bas fonds de l’âme humaine où sévissent criminels célèbres ou en devenir, un voyage dans le temps dont on ne revient qu’en achetant une collection complète à dévorer pendant les longues nuits d’hiver.

Rien d’original pour les amateurs de BD qui savent que dans cette pagaille savamment orchestrée du festival ils trouveront à coup sûr leur bonheur sur les nombreux stands, installés dans les halls du centre de congrès. Un univers fait de plantes vertes gigantesques, d’escaliers dans tous les sens, de patios et de puits de lumière, dans lequel on fouille, échange, discute, dévore, et même boit quelques lampées du nectar local, un décor presque fantasmagorique que ne renierait pas n’importe quel dessinateur de BD. C’est ça la particularité de ce salon qui mérite que l’on s’y intéresse, mais pas que.

« Les auteurs que nous invitons sont satisfaits de l’accueil et du fait qu’ils n’ont pas à se déplacer. Ils exposent, dessinent, dorment et mangent sur place, dans l’hôtel du Centre de Congrès. Ils se sentent bien et nous le font savoir par des dizaines de mails et carte de vœux », explique Nicole THULEAU, la présidente de l’association Angers BD. Petite collectionneuse - elle possède seulement 350 albums - cette enseignante passionnée par l’univers de la bande dessinée anime avec une quarantaine de bénévoles cet agréable Festival. « L’autre particularité : nous associons les vignerons angevins. Les dessinateurs font chacun une étiquette et sont récompensés en bouteilles de vin. C’est original et ils apprécient. Nous même jouons le jeu en achetant notre vin chez les viticulteurs présents au festival. Enfin nous organisons des visites en ville, château, marché de Noël, pour les conjoints des auteurs ».

Points fort également de ce festival : les expositions de planches et dessins des meilleurs dessinateurs, comme celle Patrick Jusseaume (Tramp, Chronique de la Maison Le Quéant) à la Bibliothèque Toussaint d'Angers et Guillaume Bouzard, Téhem, Emmanuel Lepage, dans les médiathèques de la métropole angevines. Ces expositions sont ouvertes au-delà des deux jours du festival. Pour en savoir plus : angersbd.free.fr/animations.html

N’oublions pas le détour par les univers particuliers, véritable BD en trois dimensions, comme celle du collectif de dessinateurs angevins, « la boite qui fait Beuh », et les rencontres avec des auteurs de renom, prêts à réaliser une dédicace sous forme de dessin à ceux qui n’hésiteront pas à faire la queue pendant deux à trois heures pour faire de leur album un exemplaire unique. C’est tout cela le Festival Angers BD, lequel est désormais devenu un incontournable de la bande dessinée.

Olivier SUPIOT et Boris BEUZELIN, deux dessinateurs locaux en séance de dédicace
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Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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