A Angers, le feuilleton Macron se poursuit


Rédigé par Vincent FAURE - Angers, le 01/03/2017 - 11:05 / modifié le 01/03/2017 - 11:05


Le candidat d'En Marche! continue de distiller au compte-gouttes des éléments de son programme. Il a tenu meeting mardi soir au centre des congrès d'Angers, devant plus de 2000 supporters, en point d'orgue d'une journée de campagne consacrée à l'agriculture.



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Comme les pièces d'un puzzle. Volet régalien le 17 février, projet économique et social le 23, et depuis vendredi la politique agricole. En attendant l'image complète jeudi 2 mars. Emmanuel Macron sait ménager le suspense dans l'annonce de son programme présidentiel. 

Après un déplacement dans le Limousin en fin de semaine dernière, il s'est rendu mardi en Mayenne et dans le Maine-et-Loire. L'ancien ministre de l'économie poursuit son opération séduction à l'égard d'un monde rural éloigné de sa base électorale, plutôt urbaine, jeune et CSP+ à en croire les études d'opinion. Mardi donc, il a rencontré des entrepreneurs et syndicalistes agricoles. Il leur a promis d'investir, s'il est élu, 5 milliards d'euros sur 5 ans afin de les aider à moderniser leurs exploitations.

Autre mesure phare, une enveloppe de 200 millions d'euros sera allouée au PSE, « paiement pour services environnementaux », en rémunération des services rendus par les agriculteurs dans la valorisation  du milieu naturel (aménagement de haies et bandes enherbées, entretien des faunes auxiliaires...). Visant implicitement Marine Le Pen, Emmanuel Macron a aussi fustigé l'hypocrisie de « ceux qui prennent nos paysans pour des imbéciles, leur faisant croire que l'Europe est à la source de tous leurs maux, mais qui savent bien ce que l'agriculture française doit aux subventions de la PAC ».

Des slogans reformulés devant une foule fervente de militants et sympathisants le soir même au Centre des congrès d'Angers. Là comme ailleurs, le plus jeune candidat en lice pour le scrutin présidentiel (39 ans) a fait salle comble. Environ 2300 personnes, sans compter ceux qui n'ont pas pu entrer, qu'Emmanuel Macron a tenu à aller saluer avant de prononcer son discours. Une heure et demie durant, arpentant la scène à la manière d'un humoriste dans un stand-up, il a égrené par thématiques les propositions qui doivent former l'ossature de son programme complet. Sans trop entrer dans les détails, toutefois : la présentation officielle est prévue jeudi 2 mars à Paris.

Fillon et Le Pen, voleurs de campagne

Au passage, les adversaires d'Emmanuel Macron n'ont pas été épargnés par les coups de griffes. Notamment la candidate du Front National et François Fillon (LR), ses cibles favorites, accusés de « voler la campagne » présidentielle aux Français par leurs attaques répétées contre la justice et les médias. « Chaque jour on débat des affaires, sans pouvoir discuter des sujets de fond », a déploré l'ex locataire de Bercy. C'est de bonne guerre.

Assis au premier rang, les soutiens politiques régionaux du candidat d'En Marche ! buvaient du petit lait. Parmi eux Marc Goua, député maire PS de Trélazé, Jean-Claude Boulard, sénateur maire PS du Mans, et le député européen Jean Arthuis, lui aussi ancien ministre de l'économie (1995-1997). Celui-ci a joué les chauffeurs de salle pour son favori, appelant à voter pour le seul homme selon lui à même de « sortir la France de l'enlisement ».









1.Posté par BLMWD le 01/03/2017 21:14 | Alerter
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Macron est décidément très fort. Réunir 2300 personnes dans une salle de 1200 places...















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