A Mûrs-Erigné, le festival de théâtre « Ca chauffe ! » s’agrandit


Rédigé par Tiphaine CREZE - Angers, le Lundi 1 Février 2016 à 12:00


Symbole de la vivacité de la création théâtrale en Maine-et-Loire, « Ca chauffe ! » se prépare à vivre sa 8e édition, du 15 au 21 février à Mûrs-Erigné. Cette année, le festival ne se contente plus du centre Jean Carmet et investit un lieu supplémentaire.



« Clandestin, voyage en autisme(s) », de l’association « Pour ma Pomme ! » qui a nouvellement adhéré au S.A.A.S., aborde la question du handicap. (crédit photo : Cédric Lotterie)
« Clandestin, voyage en autisme(s) », de l’association « Pour ma Pomme ! » qui a nouvellement adhéré au S.A.A.S., aborde la question du handicap. (crédit photo : Cédric Lotterie)
la rédaction vous conseille
C’est un petit miracle qui donne le sourire aux amoureux du spectacle vivant « local ». « Ca chauffe ! », qui s’apprête à vivre sa 8ème édition, affiche chaque année plus de 2000 spectateurs au compteur. Un public très diversifié qui afflue de tout le département. Une « surprise », de l’expression même de Samuel d’Aboville, chargé de production pour la compagnie Spectabilis.

Car au commencement du festival était la carte blanche offerte à la compagnie Ergatica par la salle Jean Carmet de Mûrs-Erigné, en 2008. « Ergatica a fait appel à des compagnies amies pour l’événement afin de valoriser le travail de ces troupes de théâtre angevines. » Des compagnies de l’Anjou réunies au seins du S.A.A.S. (Structures. Artistes. Associés. Solidaires), depuis 2003 et dont la liste s’allonge chaque année.

Ainsi est née la première édition de « Ca chauffe ! ». « Depuis, l’idée a pris de l’ampleur avec deux grands leitmotivs », énumère Samuel d’Aboville. « D’abord, créer un événement fort où l’on montre les spectacles créés dans le département et où beaucoup de programmateurs viennent faire un tour. Et avoir un ancrage territorial fort ».
 
"Les artistes sont imprégnés de l’actualité, de l’ambiance de la société. C’est forcément poreux ! " - Samuel d'Aboville

Un ancrage territorial fort et un regard critique sur la marche du monde ? A la lecture de la programmation 2016, dans laquelle il est question des rapports hommes-femmes, d’une société futuriste totalitaire ou de la fermeture de l’usine Thomson, la question taraude. « La majorité des créations ont vu le jour il y a moins d’un an. Les artistes sont imprégnés de l’actualité, de l’ambiance de la société. C’est forcément poreux ! », explique Samuel d’Aboville, qui relativise tout de même : « Les pattes artistiques sont très diversifiées : cela va du très populaire au très pointu ».

Face au succès que remporte cette programmation très hétérogène, « Ca chauffe ! » a décidé cette année d’investir un tout nouveau lieu de représentation : l’Ecole de Musique et Atelier de Danse (EMAD), récemment rénovée, accueillera les spectacles jeune public et leurs minis spectateurs. « Cela fait quelques années que nous étions un peu serrés dans la salle Jean Carmet » (290 places). 100 places supplémentaires pour un festival qui porte intrinsèquement tout le dynamisme de la création théâtrale du département.

La billetterie est ouverte. Informations : www.festival-chauffe.fr/
A noter : le spectacle 2076, de la compagnie La Moutre, initialement prévu le 19 février, a été annulé et remplacé.

Les coups de cœur de Samuel d’Aboville, chargé de production pour la compagnie Spectabilis.

 « Le Marchand de Venise », compagnie Ergatica
« Sur le festival, nous avons l’habitude de proposer des créations croisées ou collectives. En 2016, la compagnie Ergatica monte « Le Marchand de Venise » (de William Shakespeare) avec huit comédiens de plein de compagnies différentes du S.A.A.S. Le croisement d’acteurs risque d’être très intéressant. »
17 février, 21 heures, centre Jean Carmet
 
« Clandestin, voyage en autisme(s) », l’association « Pour ma Pomme ! »
 « L’Association « Pour ma Pomme ! » a nouvellement adhéré au S.A.A.S.. Elle aborde ici la question du handicap. C’est une approche très sensible et très intéressante de l’autisme. Elle milite pour une nouvelle façon d’aborder ce sujet en France ».
19 février, 21 heures, centre Jean Carmet
 
« Technicolère, le procès de Jean Leroy », compagnie ATEtc (photo)
« C’est le faux procès des dirigeants de Technicolor. La pièce résonne en termes de militantisme sur les questions de société et d’emplois. »
18 février, 21 heures, centre Jean Carmet












Angers Mag












Angers Mag : ChroniK'Ô Noir - #18 : "Plateau", de Franck Bouysse: Chaque mois, la journaliste Martine... https://t.co/V0soKdy4ie https://t.co/Okv3qoMHcm
Vendredi 2 Décembre - 18:00
Angers Mag : #musique De Macao à Pergolèse,la riche actualité de l'ensemble Amarillis @Angers https://t.co/hAW8WkdOUw
Vendredi 2 Décembre - 10:46
Angers Mag : #Angers Le jour d'après #PSGSCO, le billet @LardeuxT. Comme quoi on peut supporter @SCO et admirer @ECavaniOfficial https://t.co/nA3Ivf5HEE
Jeudi 1 Décembre - 18:18
Angers Mag : Au musée des Beaux-Arts, l'énigme Peter Briggs: Jusqu'au 26 mars, le musée des... https://t.co/Ys4SmHHl6M https://t.co/4mARuYnceC
Jeudi 1 Décembre - 07:30







cookieassistant.com