Abrir puertas y ventanas : Un long métrage empli d’émotion

Premiers Plans Angers 2012


Rédigé par Coralie Ganivet - Angers, le 23/01/2012 - 14:34 / modifié le 23/01/2012 - 15:57


Hier soir était projeté le film de la jeune réalisatrice argentine Milagros Mumenthaler. Un moment d’émotion partagé avec le public, conquis par les jeux d’acteurs et la justesse du scénario. Rencontre avec Maria Canale, qui interprète le rôle de Marina dans le film, l’une des trois sœurs devant surmonter le décès de sa grand-mère.



Maria Canale, qui interprète le rôle de Marina.
Maria Canale, qui interprète le rôle de Marina.
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Abrir puertas y ventanas, c’est avant tout l’histoire d’un drame. Après le décès de leur grand-mère qui les a élevées, Marina, Sofia et Violeta se retrouvent seules dans la maison familiale. Déjà confrontées très jeunes à la mort suite au décès de leurs parents, c’est une nouvelle épreuve qu’elles doivent affronter. Chacune à leur manière, elles vont essayer de combler cette absence, lourde à porter.

Pour incarner leurs personnages à la perfection et s’imprégner de leurs souffrances, les actrices ont dû se préparer longuement avant le début du tournage. Pendant deux mois, elles ont répétées « avec l’idée de préparer le quotidien, d’apprendre à vivre ensemble ». Un travail que Maria Canale savait de longue haleine mais devant lequel elle n’a pas reculé tant le rôle de Marina l’attirait. « C’était un vrai challenge. Mon personnage n’exprime pas ses émotions par la parole. Tout est intériorisé et passe par le regard, à l’exception des scènes où naissent de la violence », rapporte la jeune actrice. A l’instar de ses compères à l’écran, jamais elle ne sourit. Une manière d’incarner le deuil qu’elle doit faire mais qui ne facilite aucunement l’interprétation.

Des décors choisis avec attention

La maison familiale dans laquelle vivent les trois sœurs est le lieu central du film. Aussi, la réalisatrice s’en faisait une image bien précise, où chaque détail avait une importance particulière, presque symbolique. « La maison, c’est un vrai chef d’œuvre du directeur artistique. Il a fallut entièrement la recréer selon l’imagination de Milagros », se souvient Maria Canale. « Pour créer cette atmosphère si particulière, chacun a apporté des objets de sa propre maison ».

C’est donc cette attention portée à chaque détail qui donne une dimension singulière et saisissante au film, au-delà même de la mise en scène. Une mise en scène qui se veut d’ailleurs représentative du caractère des personnages. « Ils expriment ce qu’ils sont par leurs actions », souligne Maria Canale. « Sophia transporte les éléments car elle veut que les choses changent, qu’elles avancent, alors qu’à l’inverse, Marina aimerait que tout reste à sa place, comme si rien ne s’était passé ». Violeta choisit quant à elle de prendre la fuite. Une lourde décision qui bousculera le quotidien des trois jeunes sœurs mais qui les sauvera. « Parfois, il faut tout bouger pour retrouver un nouvel équilibre », conclue la comédienne, bien plus enjouée dans la vie que dans cette fiction sélectionnée pour la compétition officielle des longs métrages.



















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