Angers Mag Info

Un autre regard sur l'actualité d'Angers et sa région

Document sans nom

Jeudi 23 Octobre 2014





Affluence des grands jours aux Traver’Cé


Rédigé par - Le Lundi 9 Juillet 2012 à 08:37


En dépit d’un été qui tarde à s’installer, les Traver’Cé musicales des Ponts-de-Cé n’ont pas manqué d’attirer une très grosse assistance tout au long des deux jours de la manifestation. Dans la lignée de ses devancières, cette 8e édition a fait feu de tout bois avec une programmation à faire monter la température tout alentour.



De Cuba aux bords de Loire, Ibrahim Ferrer est venu porter ses rythmes latinos en direct de La Havane.
De Cuba aux bords de Loire, Ibrahim Ferrer est venu porter ses rythmes latinos en direct de La Havane.
Commencé le samedi juste après quelques averses, le festival des musiques métissées s’est poursuivi le dimanche par un temps beaucoup plus clément que la veille. Un organisateur, adjoint au maire, a néanmoins eu le temps de maudire la météo l’espace d’un instant : « La pluie nous a fait craindre le pire par crainte de voir le site se transformer en bourbier. Tout s’est finalement bien passé ». Il n’en fallait pas plus pour que la fête prenne véritablement son envol avec une foule définitivement revenue, notamment le dimanche avec un soleil durablement installé.

Au menu du week-end, musique, fête et ambiance garantie. Le tout était dûment inscrit noir sur blanc dans le prospectus de présentation avec au programme : festival de jeux aux noms tantôt significatifs, tantôt mystérieux, parfois connus ou inconnus (Black Bull, Mon p’tit chalet, Requin-marteau, Equilibre géant, Berdinguette, Billard hollandais…), déambulations de fanfares avec Itran, Kafi, A la gueule du ch’val, parades dans les quartiers, concerts de haute volée, musique à gogo, odeurs de grillades, ravitaillement… Le tout aux quatre coins des douves du château, avec tout ce qu’il faut pour tenir un siège jusqu’au bout du jour.

Sous le soleil dominical, même le marchand de glaces avait retrouvé le moral en enchainant les ventes. Quand les files d’attente se tarissaient au bout d’un moment, il déplaçait son triporteur d’un endroit à l’autre à la rencontre de clients potentiels en mal de rafraîchissements. Le but étant d’être omniprésent et visible un peu partout sur le site. Opération de mouvement qu’il ponctuait d’un coup de klaxon à deux tons à chaque arrêt. Quand aux stands de ravitaillement, ils n’ont jamais désempli du week-end.



À l’ombre du château, les Traver’Cé ont profité d’un cadre royal pour s’exprimer pleinement.
À l’ombre du château, les Traver’Cé ont profité d’un cadre royal pour s’exprimer pleinement.
Asséchées par le soleil et le vent, les pelouses étaient prises d’assaut par des spectateurs en quête de places assises. Et paradoxalement, par cette parenthèse ensoleillée d’un été encore absent, les zones ombragées étaient très convoitées par des postulants au farniente assumé. Faute de trouver place sous le chapiteau bondé de festivaliers, ils écoutaient en toute quiétude les concerts à l’écart de toute promiscuité.

Trois concerts étaient prévus le samedi, trois autres le dimanche. Avec à chaque fois des groupes de référence dans leur domaine à se succéder sur scène. Imaginez les affiches à découvrir sous l’immense chapiteau installé au cœur de la fête (Les Voleurs de swing, La Ruda, Dusty blues, Akeikoï, Ibrahim Ferrer, Manu DiBango) ! Avec en point d’orgue les Angevins de La Ruda, lesquels faisaient des adieux à ne rater sous aucun prétexte, et un certain Manu DiBango, artiste de renommée internationale et infatigable musicien de 78 printemps.

Et comme toute vedette digne de ce nom qui se respecte, on se doit d’être plus ou moins en retard. Et là, en l’occurrence, Manu Di Bango n’a pas démenti l’idée reçue. Bloqué du côté de Clermond-Ferrand, il est quand même arrivé avec la bagatelle de deux heures et demie de retard sur l’horaire prévu. Ce qui n’a pas véritablement douché la persévérance de ses admirateurs qui ont facilement patienté dans cette ambiance bucolique. Comment en vouloir à un tel artiste quand l’occasion d’assister gratuitement à l’un de ses concerts se présente. Et puis quelle récompense avec cette occasion de prolonger la fête jusqu’à la nuit tombée.




Michel Barini
Contributeur Angers Mag - pour le secteur des Ponts de Cé et Murs Erigné. Collabore à la rédaction... En savoir plus sur cet auteur







Angers Mag




















cookieassistant.com