Alexandre Jardin à "la chasse aux Zèbres", lors du Campus Day


Rédigé par - Angers, le 21/09/2016 - 12:00 / modifié le 22/09/2016 - 10:39


Le Campus Day, la grand-messe de rentrée de l'Université d'Angers, se déroule ce jeudi à Belle-Beille. Avec des spectacles, des concerts, mais aussi des rendez-vous qui donnent à réfléchir. La conférence inaugurale est de ceux-ci, avec cette année l'écrivain et militant Alexandre Jardin, à l'initiative de mouvements citoyens comme Bleu Blanc Zèbre ou la toute récente Maison des Citoyens.



Alexandre Jardin sera l'invité de la conférence inaugurale du Campus Day, lors d'un entretien animé par Antoine Boussin.
Alexandre Jardin sera l'invité de la conférence inaugurale du Campus Day, lors d'un entretien animé par Antoine Boussin.
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Qu'est-ce que l'écrivain et faizeur que vous êtes vient dire aux étudiants d'Angers, lors de ce Campus Day ?
 
"Je viens d'abord les écouter, leur demander ce qu'ils font pour l'intérêt général. Il existe plein d'associations et de mouvements au sein du monde étudiant qui confirment une chose : d'une manière ou d'une autre, il faut que ce monde étudiant devienne pilote de belles initiatives. Je pense par exemple à la FabriK à DécliK, qui vient du Québec et qui en ce moment est très vivante à Bordeaux : il s'agit de prendre 500 jeunes et de leur laisser la place qu'ils méritent en leur donnant la possibilité de transformer leurs envies en projets concrets. C'est une initiative qui peut notamment permettre de réviser en partie le système du service civique, dont nombre de missions sont décidées aujourd'hui par des gens de 60 ans !
Bref, en venant à Angers, comme dans tous mes déplacements, je pars à la chasse aux Zèbres, aux faizeux.
 
Vous faites ici référence au mouvement Bleu-Blanc-Zèbre , mouvement citoyen que vous avez lancé et "permettant de résoudre un problème de la société en impliquant les citoyens dans sa résolution". Qu'en est-il aujourd'hui de cette initiative ?
 
"Nous avons plein de petits Zèbres, partout dans les territoires, car c'est là que tout se passe. Dans la droite ligne de Bleu-Blanc-Zèbre, j'ai lancé il y a une semaine La Maison des Citoyens, un levier destiné, sur les réseaux sociaux, à se compter, à compter les gens qui ne comptent pas. C'est tout l'inverse d'un parti politique, qui n'est là que pour faire exister un chef. La Maison des Citoyens est là pour faire exister ceux qu'on ne voit plus, mais qui sont l'immense majorité des Français, si l'on considère notamment le taux d'abstention lors des élections. Il est plus que temps que ces citoyens se prennent en main."
"La Maison des Citoyens doit servir à compter ceux qui ne comptent pas" 

Comment avez-vous appréhendé, dans le même ordre d'idées, les mobilisations Nuit Debout, qui ont largement touché le monde étudiant ?
 
"Je le redis : tout ce qui ressemble de près ou de loin à mouvement de citoyens qui essaient de se prendre en main, d'exister est bénéfique, parce qu'on ne peut plus continuer avec ce système vertical. Mon souci avec Nuit Debout, c'est sa coloration à gauche. Ce que nous défendons nous, ce sont des valeurs de territoires, d'actions réelles et de solutions qui existent déjà !"
 
Le politique peut-il encore tenir une place dans ce système pour lequel vous militez ?
 
"Les politiques ne sont pas le problème : ils sont tellement minoritaires. François Hollande dort ce soir à l'Elysée alors qu'à peine 10 % du peuple a voté pour son parti ! Un changement de système induit-il un changement d'hommes ? Il est rare que des fabricants de calèches se mettent à fabriquer des voitures. Et je ne suis pas sûr que les jacobins fou furieux et énarques de Bercy soient prêts à renverser l'existant."
 
Avez-vous le sentiment que vos idées et votre ambition trouvent un écho dans la population ? Quel en est l'aboutissement : les élections présidentielles ?
 
"Ce sont les gens, ceux qui ne comptent pas mais qui vont se compter, qui décideront quoi faire, dans les semaines et mois à venir. L'ambition, c'est de lancer le plus possible d'actions au niveau local et de mobiliser un maximum de monde. Et de ce point de vue, je suis très optimiste. Si on m'avait dit, il y a une semaine, lorsque que j'ai lancé la Maison des Citoyens, que 120 villes et territoires seraient déjà mobilisés, je n'y aurais pas cru. Tout indique que le pays est prêt à se mobiliser dans des proportions effarantes, qu'on peut embarquer un pays tout entier. Mais tout ça n'a de sens que si les gens en sont acteurs."

Alexandre Jardin interviendra dans le Théâtre éphémère à 11h. Sa conférence est tout public et gratuite comme les concerts du soir.

Le Campus Day, festival de rentrée
10 h - 22 h : un demi-tour d'horloge pour entrer de plain pied, et avec enthousiasme, dans cette nouvelle année universitaire. Depuis sa première édition en 2013, le Campus Day s'est transformé en un véritable festival, qui a accueilli, en 2015, entre 3 500 et 4 000 étudiants. Bref, une grand-messe désormais traditionnel qui verront se succédé, à la suite de la conférence inaugurale, des performances plastiques, artistiques mais également des rendez-vous autour du sport, de la vie étudiante et associative. Et le soir, à partir de 19 h, c'est "Bouquet final", avec une série de concerts réunissant Hiperson, Rustic Rectum, Daria et Broken Back (en partenariat avec Le Chabada).

Empirical Dismay, le dernier clip de l'album "Impossible Colours" de Daria.




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Université d''Angers le 21/09/2016 21:04 (depuis mobile) | Alerter
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La rencontre avec Alexandre Jardin se déroule dans le Théâtre éphémère à 11h. Comme les concerts du soir, elle est tout public et C''est gratuit !

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