Amarillis, première carte postale de Chine

Amarillis en Chine 1/3


Rédigé par Amarillis - Angers, le Mardi 28 Avril 2015 à 13:00


Ambassadeur artistique de la Ville d'Angers, l'ensemble Amarillis est en Chine depuis le 21 avril pour y livrer une série de concerts de Wuhan à Hong-Kong, en passant par Pékin et Shangaï. Ses membres nous livrent les premiers échos de leur voyage.



Des musiciennes et musiciens d'Amarillis posent au milieu d'étudiants chinois à l'université de Wuhan.
Des musiciennes et musiciens d'Amarillis posent au milieu d'étudiants chinois à l'université de Wuhan.
la rédaction vous conseille
Ni hao (Bonjour) China !
 
Mardi 21 avril
Décalage horaire : + 6h.
9h12 heure locale. L'ensemble Amarillis quasiment au grand complet (1) vient d'atterrir à l'aéroport de Wuhan en Chine continentale, pour la deuxième tournée de son histoire en Asie après celle en Inde en 2013 que les lecteurs d'Angers Mag avaient pu suivre.
 
Groggy par 11h de vol où l'ambiance était peu propice au sommeil, il nous faudra encore une heure de transport pour nous rendre à l'hôtel en bus et traverser cette ville. Il ne fait pas trop chaud, un ciel plutôt bleu même si le soleil est un peu absent, certainement caché par la pollution. Des avenues immenses, bordées de barres d'immeubles de plus de trente étages...Bienvenue dans ce paysage futuriste et presque angoissant !

Avant de démarrer une tournée au programme qui s'annonce chargé, cette journée et la suivante seront largement consacrées à récupérer du décalage horaire afin que toute l'équipe soit en forme pour le premier concert. Les artistes découvrent quelques aspects de cette ville immense, visite de musées et de plusieurs temples, havres de paix dans cette ville où se construisent quelques 5000 bâtiments par jour et où le klaxon est le principal moyen utilisé pour régler la circulation.

Premières visites sur le sol chinois pour l'ensemble Amarillis, ici au temple Guiyan zen à Wuhan.
Premières visites sur le sol chinois pour l'ensemble Amarillis, ici au temple Guiyan zen à Wuhan.
Le 22 au soir, les artistes sont invités par une petite assemblée d'universitaires étudiant le français à présenter la musique baroque et le projet qui les amène en Chine : La Double Coquette. Questions en tous genres à l'image de ce que la France représente pour une partie de ces étudiants chinois. Par exemple, un jeune homme a pris la parole pour nous demander de raconter une belle histoire d'amour romantique. C'est notre cher bassoniste Laurent Le Chenadec qui s'y est collé de très bon gré avec une jolie histoire mettant en scène un petit cochon nommé Lucien, rencontre heureuse avec une de ses petites élèves de basson qui a eu lieu dans sa classe de basson au CRR de Toulouse. 

Nous ne saurons jamais si cette histoire a conquis nos étudiants mais ils ont eu l'air de la trouver drôle. Héloïse a pris largement la parole pour expliquer le projet artistique et chaque musicien a accepté de se prêter de bonne grâce à l'exercice. Isabelle Poulenard a même chanté le début de notre Double Coquette a capella.

Jeudi 23 avril
Le premier violon d'Amarillis, Alice Piérot, rejoint le reste de la troupe en fin de matinée et dès le début d'après-midi, les 14 artistes répètent au Wuhan Qintai concert hall, une belle salle de 1600 places construite il y a à peine 5 ans. L'acoustique est sublime, tous les musiciens sont époustouflés. Derniers réglages musicaux devant deux photographes qui nous mitraillent pendant deux heures non stop et quelques tours de clé à molette pour le clavecin. Pas d'accordeur en vue, Violaine est obligée d'accorder elle-même : les artistes sont prêts pour le concert.

Première salle de concert pour Amarillis : le Qintai concert hall.
Première salle de concert pour Amarillis : le Qintai concert hall.
Vendredi 24 avril
Une bonne nuit de repos et voici la tournée lancée. Ce soir, le Wuhan Qintai concert hall accueille deux concerts simultanément : celui de l'altiste américaine Kate Hamilton et l'opéra de l'ensemble Amarillis dans la grande salle.
 
La Double Coquette présentée en Chine continentale dans sa version musicale surtitrée en chinois et en français, est un opéra comique qui choisit audacieusement de réunir les répertoires baroque et contemporain en mêlant l'univers du compositeur baroque français Antoine Dauvergne et celui du compositeur français contemporain Gérard Pesson. Cette création fait entendre La Coquette Trompée écrite par Dauvergne en 1753 sur un livret Charles-Simon Favart mêlée à un Prologue et 32 additions composées par Pesson en 2014 sur un livret du poète Pierre Alferi, composées pour les artistes d'Amarillis ce qui a fait l'objet d'une commande de l'ensemble Amarillis et de la Scène nationale de Besançon.

Sur scène, les onze musiciens de l’ensemble Amarillis se mêlent au jeu des trois chanteurs solistes.
 
La salle est quasiment au complet. Public très mélangé, de l'enfant de trois ans au plus de 60 ans avec beaucoup de jeunes, c'est réjouissant ! On nous avait annoncé un public bruyant, il se montre attentif et même captivé. Sylvie Charmoy assure avec brio le surtitrage ce qui contribue aussi à la compréhension. Le public applaudit très chaleureusement et le retour des personnes de l'Institut français est unanime. Les chinois ont apparemment beaucoup aimé. Une ribambelle de SMS, tous plus élogieux les uns que les autres ont été reçus par les organisateurs.

(1)  Ensemble Amarillis : direction musicale Héloïse Gaillard et Violaine Cochard
Isabelle Poulenard, soprano
Maïlys de Villoutreys, soprano
Robert Getchell, ténor
Héloïse Gaillard, flûtes et hautbois baroque
Violaine Cochard, clavecin
Alice Piérot et David Plantier, violons
Laurent Muller, alto
Annabelle Luis, violoncelle
Ludovic Coutineau, contrebasse
Xavier Miquel, hautbois baroque
Laurent Le Chenadec, basson
Lionel Renoux et Serge Desautels, cors naturels












Angers Mag












Angers Mag : Séance critique : "Ma'Rosa" de Brillante Mendoza: Dans Séance critique, deux fois par... https://t.co/UXYZ0kjrdt https://t.co/JrsEK1vwBv
Samedi 10 Décembre - 11:00
Angers Mag : « Ces pédagogies ne sont pas ignorées »: Et l’Education Nationale ? Quel regard... https://t.co/JnPQWXILNL https://t.co/5glkXOM6T3
Samedi 10 Décembre - 07:45
Angers Mag : #JPEL "Contre le complotisme, on ne peut pas enrayer tout (...) Mais on peut entraîner les cerveaux." 👏👏JB Schmidt… https://t.co/6pn23fJUHD
Vendredi 9 Décembre - 15:01
Angers Mag : L'indépendance, un état d'esprit ? #Angers Mag bien chez soi à la journée de la presse en ligne à Paris. #JPEL https://t.co/EpAgR2dt6N
Vendredi 9 Décembre - 12:17







cookieassistant.com