Angers va-t-elle perdre quelques panneaux d’affichage lumineux ?


Rédigé par - Angers, le 15/07/2013 - 13:33 / modifié le 15/07/2013 - 13:33


Ville test en matière d’implantation de panneaux publicitaires à led pour la société de mobilier urbain JCDecaux, Angers pourrait l’être aussi sur le plan juridique. Plusieurs structures angevines ont engagé des recours et la décision de justice serait imminente selon le Courrier de l’Ouest de samedi dernier.



La dalle à led installée à coté de la CCI, visible depuis le château d'Angers, pourrait-être déposée
La dalle à led installée à coté de la CCI, visible depuis le château d'Angers, pourrait-être déposée
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Véritable pollution visuelle et gaspillage énergétique pour les défenseurs de l’environnement et du patrimoine, les dalles publicitaires installées en ville continuent à défrayer la chronique. Pour preuve l’article publié dans le quotidien angevin, rappelant que certains de ces panneaux, dont la publicité est partagée à moitié avec de l’information municipale, risquent fort d’être déposés.

Après les manifestations des écologistes et associations de protection de l’environnement, organisées peu après la mise en service des 14 panneaux publicitaires lumineux installés dans le centre-ville, deux structures angevines, le Service territorial de l'architecture et du patrimoine (STAP) et l’association de la Sauvegarde de l’Anjou ont pris le relais et intenté des actions en justice visant à faire déposer les panneaux installés à proximité des plusieurs monuments historiques.

Selon le STAP, qui a fait parvenir un constat d’infraction au Procureur de la République, fin août 2012, neuf de ces écrans lumineux seraient installés à moins de 100 mètres d’un monument historique, dont celui qui se situe au niveau de la CCI, à proximité du château du Roi René.

Pour le concepteur, les lieux n’ont certainement pas été choisis au hasard, ces panneaux étant placés dans des lieux de fort passage et, en période touristique, le château fait partie de ces zones de grosse fréquentation. Il en est de même sur la place du Ralliement. Mais les associations de protection de l’environnement et du patrimoine ne l’entendent pas de cette oreille, même si elles savent que c’est un peu la bataille du pot de fer contre celui du pot de terre.

« A Paris, Decaux a réussi à placer une sucette (publicitaire) devant la Sainte Chapelle et personne n’a réussi à la faire démonter », se désole Dominique Latron, le responsable du STAP, dans le quotidien angevin. « Cette société est toujours à la limite de la loi et compte sur les tribunaux pour faire trainer les dossiers. Mais si l’on parvient à faire déposer ces panneaux, ça pourrait faire jurisprudence ».

Si ce dernier est prêt à tolérer certains panneaux, il se déclare intransigeant pour ceux qui sont à proximité des bâtiments patrimoniaux. « Nous avons le soutien inconditionnel du ministère de la Culture, lequel nous réserve de l’argent pour que l’on puisse s’attacher les services des meilleurs avocats ». Les représentants de la Ville et de l’afficheur ont été entendus par les enquêteurs le 10 décembre dernier et un nouveau courrier a été adressé au Parquet le 16 mai dernier en réponse aux arguments qu’ils ont développés. Selon le quotidien, le procureur serait sur le point de trancher.

La juriste Florence Denier-Pasquier, présidente de la Sauvegarde de l’Anjou, qui considère que « la ville s’est fait abuser par l’afficheur », est également montée au créneau. « Le contrat passé avec la Ville d’Angers par la société Decaux est un véritable cheval de Troie qui lui permet de vanter les mérites de ce dispositif dans les autres villes en leur expliquant comment faire de l’affichage moderne et ciblé ».

La présidente de l’association qui a également déposé plainte attend elle aussi la décision de justice. « Le danger c’est que l’on finit par s’habituer à tout et que le temps de la justice est beaucoup plus long que la publicité ». Affaire à suivre….





Yannick Sourisseau
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1.Posté par Dubitatif le 15/07/2013 15:14 | Alerter
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« la ville s’est fait abuser par l’afficheur » est plutôt charitable au vu de la défense de ces panneaux par la collectivité.

Notons d'ailleurs que Bruno Hindahl, directeur de l’information et de la communication Angers //Angers Loire Métropole, participait à une table-ronde sur "les nouveaux écrans dans la ville" lors des Connexités à Rennes le 27 juin dernier en compagnie de la directrice prospective et études stratégiques de la société JC Decaux.

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