Après le drame, le temps du recueillement


Rédigé par Juliette COTTIN - Angers, le 19/10/2016 - 21:55 / modifié le 21/10/2016 - 08:33


Trois jours après l'accident, une foule dense et silencieuse s’est rassemblée mercredi après-midi devant l’immeuble Le Surcouf, au 25 de la rue Maillé, où quatre jeunes jeunes Angevins ont perdu la vie. Un hommage collectif, émouvant et tout en sobriété.



De nombreux Angevins sont venus déposer fleurs et souvenirs devant l'immeuble.
De nombreux Angevins sont venus déposer fleurs et souvenirs devant l'immeuble.
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« Antoine, Baptiste, Benjamin et Lou. » C’est avec les prénoms des quatre victimes qui ont péri dans la nuit de samedi à dimanche dans l'effondrement du balcon de l’appartement que le maire Christophe Béchu a ponctué son discours d’introductions, avant de laisser place au silence et au recueillement. Pendant de longues minutes, quelque 600 à 800 Angevins sont restés, le visage grave, face à l’immeuble où s’est produit le drame. Devant l’entrée de l’édifice, des dizaines de fleurs blanches, des bougies, une raquette et des balles de tennis… Témoignages de sympathie de proches et d’anonymes sensibles à l’horreur de cet accident.

Survenu samedi 15 octobre, vers 23h30, l’effondrement du balcon d'un appartement au troisième étage du 25 de la rue Maillé avait arrêté net la crémaillère organisée par les deux jeunes locataires des lieux. Quatre de leurs amis ont perdu la vie dans l’accident et 14 autres ont été blessés parmi la trentaine de participants, dont beaucoup étaient étudiants en droit. En ce mercredi après-midi, c’est à Lou, 18 ans, Antoine, 21 ans, Baptiste, 25 ans, et Benjamin, 23 ans, que les Angevins sont venus rendre hommage. « Ces jeunes n’avaient pas de comportement à risque, ils n’étaient pas particulièrement alcoolisés, ils ne sautaient pas sur ce balcon, nous sommes face à la fatalité d’un accident », a tenu à rappeler le maire, répondant aux questions des nombreux journalistes locaux et nationaux venus couvrir cet hommage aux victimes.
"Nous avons reçu beaucoup de messages, d’Angevins mais aussi des universités, nous demandant d’organiser un moment de recueillement" - Christophe Béchu, maire d'Angers

Dans la foule, aux côtés des élus et des représentants des forces de l’ordre, de nombreux étudiants, visiblement émus, tenant parfois une fleur à la main, sont venus se recueillir. Des groupes de jeunes gens, les yeux rougis, s’étreignent et se tiennent par la main. « Dès dimanche, après l’annonce du drame, nous avons reçu beaucoup de messages, d’Angevins mais aussi des universités, nous demandant d’organiser un moment de recueillement, précise Christophe Béchu, très ému. C’est pourquoi nous avons pris la décision de marquer ce temps de deuil collectif. »

Après près d’une heure de recueillement, dans un grand calme, beaucoup restent là, à discuter doucement ou tout simplement en silence. Une façon de prendre le temps de rendre hommage aux victimes du drame qui a secoué la ville, à mille lieues de l’information judiciaire ouverte contre X mardi pour homicides et blessures involontaires. Deux juges ont été co-saisis par le parquet pour instruire l'affaire qui va porter sur la recherche des causes de l'effondrement et nécessiter probablement de nombreuses expertises. Dans la soirée, à 19 heures, une messe était organisée à la cathédrale d’Angers pour prolonger ce moment de recueillement.

Près de 700 personnes ont assisté au temps de recueillement rue Maillé (photo Thierry Huguenin).
Près de 700 personnes ont assisté au temps de recueillement rue Maillé (photo Thierry Huguenin).








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