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Musique

Arno Gonzalez : un artiste qui fait bouger Angers


Par Aurélien Corlay - le 20 Décembre 2011 à 14:18

Arno Gonzalez, instigateur des fameuses Modern factory, soirées angevines dont la réputation n'est plus à faire dans l'Ouest, a accepté de se livrer à Angers Mag Info. Portrait d'un jeune DJ producteur, pilier de la scène électro angevine.




Lors de la nuit zébrée au Chabada, le public, enthousiasmé par la musique d'Arno, est monté sur la scène. Crédits : Mathieu Istil
Lors de la nuit zébrée au Chabada, le public, enthousiasmé par la musique d'Arno, est monté sur la scène. Crédits : Mathieu Istil
Né en 1980 en région parisienne, Arno arrive à Angers dès son jeune âge, après un court passage par Nantes. Il obtient un bac ES puis un BTS en action commerciale.

Même s'il baigne dans l'univers de la musique (ses parents sont propriétaires à l'époque d'une discothèque, et son frère est lui-même DJ), Il n'a alors pas encore d'attirance particulière pour les platines. Entre le sport et ses passions de jeunesse, il écoute déja beaucoup de musique, et s'intéresse à tous les styles (Trip-hop, Punk rock, Techno, Big beat, Deep House,...). Appartenant à la génération 80, il avoue même avoir été bercé par la pop synthétique et les génériques de dessins animés.

Le déclic

Live à la modern factory 2011, avec derrière, la création visuelle du vidéoplasticien SCOUAP( crédit photo Yoann Mahé)
Live à la modern factory 2011, avec derrière, la création visuelle du vidéoplasticien SCOUAP( crédit photo Yoann Mahé)
Sa première expérience, tremplin dans le métier, se passe à l'Esperanza (aujourd'hui "Soleil Café"). Avec ses amis, ils fréquentent régulièrement ce bar, et s'occupent eux-même de la musique. Il fait son premier set "pour rigoler" dit-il, durant lequel il passe les disques sur un simple lecteur. Arno se fait alors embaucher d'abord 3 jours par semaine puis devient DJ résident, à l'âge de 18 ans.

Aujourd'hui il est DJ, producteur, remixeur, et organisateur de soirées. Il passe sa vie entre Angers, son point d'attache en France, et des pays comme L'Allemagne, la Russie, l'Autriche, la Bulgarie,... Depuis les débuts de son succès, il a joué dans des festivals tels qu'Astropolis, Rave on snow, Seeme Festival, et dans les plus grands clubs (Nouveau Casino, Berlin club). Mais Arno se sent attaché à Angers, où il souhaite rester et continuer à y faire venir des grands noms de la musique électronique.

Avec son style minimal/techno/house, il collabore avec de nombreux labels, dont les deux principaux : Missive music (Julien Parisé, P.0) basé à Paris, et Timid Record (JL Le Guillou), le label d'un de ses amis angevins sur lequel Il sort la plupart de ses E.P, et signe son premier album.

En bon DJ, il a le "groove" dans la peau, et ses créations, toujours très rythmées, ne manquent jamais de faire danser ceux qui viennent à ses soirées.

Passionné et partageur, deux traits de caractère d'Arno

Arno, au téléphone, lors des préparatifs de la Modern Factory. Entre ses productions et ses représentations, son quotidien est rythmé par des situations similaire
Arno, au téléphone, lors des préparatifs de la Modern Factory. Entre ses productions et ses représentations, son quotidien est rythmé par des situations similaire
S’il est admis que de nos jours le métier de DJ est critiqué pour sa « décadence musicale », Arno continue sa progression par réelle passion pour la musique. Il fait même part d'une étonnante culture musicale, et d'un professionnalisme à toute épreuve, qualités qui l'ont amené là où il en est aujourd'hui.

« Partager la musique que j'aime, tout en la rendant accessible mais sans jamais tomber dans la facilité ». Cette phrase résume bien les motivations de ce DJ pour qui les soirées qu'il organise sont le moyen de faire partager sa passion pour la musique. Il reconnait volontiers sa rupture avec le milieu commercial du métier, et, reste quelqu'un de simple, même avec le succès qu'il rencontre.

Un carnet de contacts impressionnant

Paul Kalkbrenner, Nathan Fake, Oxia, Rone, Rodriguez JR, Arno a invité et joué avec les plus grands. Son professionnalisme l'a amené à rencontrer et à lier des amitiés avec des DJs de renommée internationale. Pour l'anecdote, Arno confie qu'alors qu'il commençait à composer, il donna une de ses démos à Laurent Garnier (référence incontestable de la musique électronique française) qui le recroisa quelques temps plus tard, l'encourageant à continuer de creer cette musique déjà empreint d'un style atypique et à persévérer dans le milieu.

Ses meilleurs souvenirs Un set à Astropolis à Brest, où, lors de la soirée de clôture, sur l'astrofloor, il retourna les festivaliers. Au festival Rave On Snow (Autriche), où il fait un remplacement de dernière minute et se retrouve à jouer devant 5000 clubbers. Ou encore à Angers, lors de la première nuit zébrée de Radio Nova au Chabada, le public envahissant la scène.

Aujourd'hui, Arno souhaiterait continuer de développer son nouveau live "audiovisuel" avec SCOUAP (videoplasticien), se tourner vers la musique de film ou de la synchro avec l'image, étant lui même passionné de cinéma et dans ses rêves les plus fous, collaborer avec un orchestre symphonique (comme l'a fait Jeff Mills au Pont du Gard)

Il a sorti, en octobre dernier, son premier album "encounters" (en vente à la Fnac, et sur internet ), dans lequel interviennent des artistes comme TEPR, Elysse ou encore Georges Guelters, et organise plusieurs fois par ans au Chabada, les Modern Factory.

Aurélien Corlay


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