Au cœur du système de télésurveillance de la ville


Rédigé par Juliette COTTIN - Angers, le 21/12/2015 - 07:30 / modifié le 21/12/2015 - 23:30


C'était un engagement de campagne. Avec bientôt 34 caméras installées dans la ville, Christophe Béchu tient sa promesse de renforcer le dispositif de télésurveillance angevin. Visite au Centre de supervision urbain (CSU), où sont centralisées et supervisées les images du réseau.



Au cœur du système de télésurveillance de la ville
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Les deux individus ont jeté un portique publicitaire et une selle de vélo sur les rails du tram, ils sont encore sur les lieux. » Dans sa radio, la policière municipale et chef de salle du CSU, Maryline Miché, informe en direct les agents sur le terrain. Devant six grands écrans de télévisions et d’ordinateurs, Nathalie et Martine, concentrées, zooment et orientent les caméras de surveillance de la gare d’Angers. En quelques minutes, l’interpellation est faite.

Avec le renforcement du dispositif de télésurveillance, les objectifs principaux de la majorité municipale sont précisément d’obtenir de meilleurs résultats dans l’élucidation des affaires de délinquance ou d’atteinte à la tranquillité publique, tout en améliorant la dissuasion. « Ce qui vient de se passer est un parfait exemple de soutien direct aux agents de terrain, d’autant que l’on peut tout de suite récupérer les images et les fournir à la justice en cas de réquisition par un officier de police judiciaire », souligne Didier Levard, directeur de la Police municipale.

Depuis sa mise en service le 26 novembre, une dizaine d’extractions d’images ont été demandées au CSU : preuve de l’utilité de ce système pour Delphine Baconnet, responsable de la mission tranquillité publique et prévention de la délinquance au sein de la police municipale.
 
Trouver l'équilibre entre surveillance et respect des libertés
 
Toutes les images centralisées au CSU sont enregistrées en continu et conservées quinze jours. Deux agents sont présents de 16h30 à 3h30 du matin, du mercredi au samedi. Dès la mi-janvier, la police nationale pourra consulter les caméras en temps réel. Une décision que Christophe Béchu a fait voter suite aux attentats du 13 novembre. Ces mesures sécuritaires, qui font encore débat au sein de l’opposition municipale, posent la question du respect des libertés publiques et privées. D’autant que la qualité des images et l'efficacité du zoom permettent d’identifier les visages et de relever des plaques d’immatriculation.

Jeanne Robinson-Behre, adjointe à la sécurité de la ville d'Angers.
Jeanne Robinson-Behre, adjointe à la sécurité de la ville d'Angers.
Des images qui servent ensuite de preuves devant la justice. « Nous avons mis en place un comité d’éthique et de respect des libertés, composé de six personnes, dont le maire, le bâtonnier et moi-même, ainsi que des membres de l’opposition et d’une association de droits des victimes, tient à préciser Jeanne Robinson-Behre, adjointe à la Sécurité et à la tranquillité publique. Sa mission est de veiller au respect des dispositions légales, d’examiner les doléances des citoyens et de concevoir une charte d’éthique. »
 
Après la gare, le Ralliement et Savary, cinq autres secteurs seront couverts d’ici avril prochain : les places Jean XXIII (une caméra) et Jean Vilar (cinq caméras) à la Roseraie en janvier, la place de l’Europe (une caméra) à Monplaisir et le secteur du quai des Carmes (deux caméras) en février, puis la rue Bressigny en mars et avril avec l’installation de sept caméras. Cela portera de 18 à 34 le nombre de caméras installées à Angers.

« Après le mois d’avril 2016, le déploiement s’étendra à un rythme cadencé à d’autres sites utiles, que nous sommes en train d’identifier avec les services de la mairie, la police municipale, les élus de quartier et les citoyens, indique Jeanne Robinson-Behre. La rue de la Parcheminerie devrait par exemple faire partie des prochaines voies équipées. » Les 34 caméras prévues pour le moment ne représentent donc qu’une partie du dispositif final, malgré un coût élevé, puisque chaque caméra coûte en moyenne 10 000 €. Pour 2015, le budget alloué au nouveau dispositif s’élève d’ores et déjà à 500 000 €. Un dossier pour obtenir des subventions de l’État a été déposé pour 2016.









1.Posté par ferré le 21/12/2015 10:01 | Alerter
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à quand une surveillance rue Paul Bert, Béclard , Chateaugontier afin de lutter contre les dégradations systématique des rétroviseurs de véhicules? ainsi que déjections canines .

2.Posté par Ano le 21/12/2015 12:03 | Alerter
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A quand une liberté ? vous avez demandé à vos citoyens si ça leur plaisait d'être constemment filmé ? plus de sécurité pour moins de liberté, je ne suis encore une fois pas très fier de cette "République".
Vous voulez mieux surveiller ? patrouillez à vélo, et soyez aimables, les citoyens accepteront volontiers cette méthode moins infractaire.








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