Au dernier conseil municipal d'Angers, l'heure des au revoir


Rédigé par - Angers, le 25/02/2014 - 01:40 / modifié le 25/02/2014 - 21:11


La campagne électorale s'est presque mise en pause lundi soir lors du dernier conseil municipal de la mandature, pour saluer les élus qui cesseront quoi qu'il arrive leurs responsabilités. Mais les applaudissements passés, le naturel revient vite au galop...



Jean-Pierre Chauvelon, Daniel Loiseau, Jean-Claude Antonini, Olivia Tambou, Jean-Claude Bachelot et Monique Ramognino, six des figures du conseil municipal d'Angers qui ne solliciteront pas les suffrages des Angevins.
Jean-Pierre Chauvelon, Daniel Loiseau, Jean-Claude Antonini, Olivia Tambou, Jean-Claude Bachelot et Monique Ramognino, six des figures du conseil municipal d'Angers qui ne solliciteront pas les suffrages des Angevins.
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On ne pourra pas dire que chacun n'a pas essayé d'y mettre du sien. Frédéric Béatse, en premier lieu, n'avait-il pas montré la voie, en commençant par rendre hommage à son prédécesseur, Jean-Claude Antonini et à "sa passion" ? Majorité et minorité, tout le monde a groupé ses applaudissements pour l'ancien maire d'Angers, ému forcément, pour sa dernière participation à l'assemblée communale après 36 années de mandat.

En entendant Frédéric Béatse citer ensuite, un à un, tous les autres conseillers - minorité comprise - appelés à cesser leurs fonctions, on s'est dit que la soirée se poursuivait décidément sous le signe de la concorde démocratique. Des plus anciens élus, Daniel Raoul et Jean-Claude Bachelot, aux plus jeunes, Gino Tombini et Pierre Laugery, en passant par Valérie Raimbault ou Marie-Claude Cogné, personne n'a manqué à l'appel.

Et comme l'ancienne première adjointe, Bernadette Caillard-Humeau, partante certaine elle-aussi, s'est chargée de convoquer la mémoire de ceux qui ont quitté l'assemblée en cours de mandat, sans même glisser une petite vacherie à ceux qui l'ont évincée, on a même imaginé un instant les oppositions se fondre dans cette grande communion pacifique. Peace and love ?

C'était oublier déjà les nuances de l'intervention de MIchelle Moreau, autre ex-première adjointe, remerciant au nom du groupe Angers Choisir l'Avenir, "les services et tous ceux qui nous ont aidés", et souhaitant "à tout le monde" - mais surtout à l'équipe de Frédéric Béatse en l'occurence - de connaître les bienfaits d' "être dans la minorité". Question d' "humilité", a t-elle jugé utile de bien préciser...

Laurent Gérault attaque

Et puis juste après 19h, sans crier gare, Laurent Gérault, le conseiller municipal UDI et tête de liste de Servir Angers, s'est chargé de refroidir l'ambiance ou, c'est selon, de nous rappeler que nous étions bien en pleine campagne électorale.

Cible de son courroux ? André Despagnet, l'adjoint aux finances, à qui il reproche de présenter lui même plusieurs délibérations portant sur des garanties d'emprunts de la ville à hauteur de 14 millions d'euros au total, alors même qu'il s'est refusé à voter les investissements lors du débat autour du budget il y a quelques semaines. "On ne peut pas à la fois tenir un discours comme vous faites, Monsieur l'adjoint, et nous présenter ces délibérations. Il y a un moment où il faut un peu de cohérence" a attaqué Laurent Gérault.

Rouge de rage, le visage fermé, André Despagnet a laissé d'abord Frédéric Béatse expliquer pourquoi il ne lui avait pas retiré sa délégation, en dépit de ses prises de position (et accessoirement de son ralliement au candidat Jean-Luc Rotureau) : "pour l'intérêt de notre ville, ça semblait possible pour les deux mois qui restaient."

"Effectivement, je ne souhaitais pas présider la commission des finances mais M. le Maire me l'a demandé" a confirmé l'argentier de la ville, avant de répliquer sur le fond à Laurent Gérault : "Vous êtes à côté de la plaque, mon Cher !" Sous entendu, ne confondez pas garanties d'emprunts et augmentation de la dette, ce que Jean-Luc Rotureau dira mot pour mot juste après, en volant au secours de son co-listier. Il n'a pas été le seul, Daniel Dimicoli a estimé lui aussi que ces garanties ne présentaient pas, selon lui, des risques importants. Ne restait plus à Frédéric Béatse qu'à compter les points...

Au fil des délibérations

Mercure couronnant les arts
C'est le titre d'un tableau du XVIIe siècle de Cornelis de Vos, estimé à 500 000€, que le musée des Beaux-Arts va accueillir en dépôt, selon la volonté de son propriétaire. La ville va en prendre en charge l'assurance, le transport et restauration, en échange d'une mise à disposition de 10 ans incompressible et d'un droit d'achat prioritaire.

"Comment va l'ASGA ?"
C'est la question qu'a posé Laurent Gérault après le vote d'une aide de 50 000€ au club de hockey-sur-glace d'Angers pour sa victoire en Coupe de France. "Il continue à avancer, à s'améliorer même s'il lui faut un petit peu de temps pour retrouver de la stabilité" a répondu MIchel Houdbine, l'adjoint aux sports. Jugeant la réponse un peu "elliptique", Laurent Gérault a demandé des chiffres. "C'était clair, il n'y a pas d'inquiétude à avoir" a coupé Frédéric Béatse. Rappelons que celui-ci, contrairement à Laurent Gérault, défend le projet de création d'une nouvelle patinoire dans le mandat.

Création d'entreprise et quartiers prioritaires
Une nouvelle convention d'un montant de 690 000€, en lien notamment avec la Caisse des Dépôts, l'agglo le Conseil Régional, le Département... a été adoptée lundi soir, pour soutenir la création d'entreprise dans les quartiers prioritaires de la ville. Elle prévoit la réalisation d'expérimentations d'immobilier d'entreprise spécifique à Monplaisir (Box Services) et la Roseraie (centre artisanal).

Spavita, la minorité contre la garantie
Opposé au financement du complexe aqualudique Aquavita, la minorité a voté de la même manière contre la garantie d'emprunt de la ville à la Société publique locale Angers Agglomération pour le centre de remise en forme Spavita qui y verra le jour (800 000€). Frédéric Béatse a insisté sur la redevance attendue (60 000€/an) en retour dans le cadre d'une délégation de service public. Et sur le succès d'Aquavita dont "le modèle économique est déjà plus qu'atteint."




Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Antoine Vincent le 27/02/2014 03:38 | Alerter
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Qu'il était poignant, ce tutoiement de circonstance entre d'un coté le fils prodigue Béatse et de l'autre, le père adoptif Antonini, aussi on comprend pourquoi....! Plus sérieusement, j'ai trouvé ça un petit peu gros, surtout quand on sait comment se sont passées les choses, l'ors de la passation de pouvoir...















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