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On en cause ...

Burqa et autre niqab, pour ou contre ?


Rédigé par - le 17 Janvier 2010 à 14:39


S’il y a bien un débat qui risque bien de faire couler beaucoup d’encre pour rien, c’est bien celui-là. La France n’a rien d’un pays musulman radical et les femmes qui se promènent vêtus d’un voile intégral ne sont pas si nombreuses que l’on veut bien le faire croire. Nos politiques risquent de s’engager sur un terrain glissant qui risque de servir la cause de l’Islam radical.



Burqa et autre niqab, pour ou contre ?
Certes le voile intégral, dès lors qu’il n’est pas choisi par la femme qui le porte peut être considéré comme une entrave à la liberté, un abaissement, voire même une négation du monde féminin. Pour les pratiquants de la religion islamique, il semble que le voile intégral ne corresponde en rien à une prescription religieuse. Mais de tous temps les religieux, qu’ils se réfèrent à l’Islam ou même de l’Eglise catholique ont cherché à réduire la femme à l’état d’être inférieur par rapport aux hommes. Il n’y a pas si longtemps, les femmes catholiques portaient des coiffes et parfois des voilettes pour se dissimuler le visage, auxquelles s’ajoutait une robe qui les couvrait de la tête au pied.

Le monde a évolué et aujourd’hui la femme est enfin devenue l'égal de l'homme et à ce titre a pu obtenir la liberté qui lui revenait de droit, y compris dans sa façon de s’habiller, de s’exprimer et même de défendre ses droits.

Mais dans les pays où l’on pratique un Islam radical on ne l’entend pas de cette oreille. Depuis la nuit des temps et encore aujourd’hui dans les régions les plus reculées, c’est l’homme qui décide et la femme qui exécute les plus basses besognes. Même si les talibans savent manier une kalachnikov et communiquer avec un téléphone satellitaire, ils n’en sont pas moins restés au Moyen-âge avec tout ce que cela impose dans la pratique de leur religion. Pour eux la femme est une esclave, juste bonne à procréer, à aller chercher le bois et servir la soupe à son homme qui rentre de jouer à la guerre.

Ces pratiques qui datent d’une autre époque sont bien sûr condamnables et ne doivent pas être appliquées dans les pays civilisés, nous en convenons tous. « Le risque c’est de stigmatiser une population qui a déjà beaucoup de difficultés à trouver sa place dans la société moderne » disent les opposants au projet de loi interdisant le port d’un voile intégral dans la rue.

De toute évidence ce que cherchent les plus extrémistes d’entre-eux, parmi lesquels ont trouve aussi des femmes, c’est provoquer pour mieux se faire reconnaître. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’en portant ce débat sur le devant de la scène, nos politiques sont en train de leur ouvrir une voie royale. En faire un débat national, une loi, c’est servir la cause d’un Islam, que même les musulmans français les plus religieux condamnent.

Ce débat divise autant les français que les hommes politiques, qu’ils soient de droite comme de gauche. Mais franchement en faire une loi, est-ce bien nécessaire ? Notre pays, au travers des textes concernant la pratique religieuse, dispose d’un arsenal suffisant. Ce qui s’applique à la religion catholique et ses signes ostentatoires, doit pouvoir s’appliquer à l’Islam.

Pour Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la Ville, dont on connait les origines algériennes, il faut que débat actuel débouche sur une loi qui protège les femmes, considérant que le voile intégral est « un cercueil qui tue les libertés fondamentales ».

En revanche le Ministre de l’immigration Eric Besson, ne souhaite pas relancer une polémique, considérant que la loi a déjà énoncé un certain nombre de règles, définissant le port du voile, intégral ou non, dans les services publics et les écoles. « Un équilibre a été trouvé en France, il serait dangereux de le remettre en cause »

Du coté de la gauche, si la première secrétaire du PS, Martine Aubry, se montre opposé au voile intégral, elle ne souhaite pas que les politiques se tournent vers des solutions simplistes, mais plutôt vers celles qui privilégient la femme et l’insertion des populations.

L’affaire n’est donc pas simple. Elle fait appel au bon sens citoyen et aux règles de la République, auxquelles chacun doit se plier, qu’il soit né ou non dans le pays d’accueil. Il ne viendrait à personne, l’idée de se promener en bikini au cœur d’une ville musulmane. Quoique … Nous nous devons de respecter le pays qui nous accueille et notamment ses us et coutumes, sans pour autant passer par une législation rigoureuse, mais uniquement un respect mutuel. Mais ça c’est une autre affaire …





1.Posté par corinne le 17/01/2010 17:49
bonjour,

la burqa ne doit pas etre présente sur le territoire français et au-delà, dans le monde. votre article le dit clairement "ce sont des pratiquques d'un autre âge envers la femme et ses droits d'etre Humain. il est clair que les tous les politiques s'en servent à des fins politiciennes.
je me permettrais une réflexion plus élargie quant à la "defiminisation" des jeunes filles dans les "quartiers" et au-delà. je vis dans un quartier du sud de la france (22000 habitants, 80% issus de l'i...

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