Dubrovnik, destination slave, ambiance méditerranéenne


Rédigé par - Angers le Samedi 3 Mai 2014 à 11:55


Un patrimoine architectural remarquable, des paysages idylliques, un littoral découpé en dentelle, un climat méditerranéen sur fond d’azur, des effluves entêtants… Chacun comprendra aisément pourquoi les voyagistes parlent de la Dalmatie et de sa capitale Dubrovnik comme de la perle de l’Adriatique.



Dans la brume du petit matin, la vue sur la ville de Dubrovnik invite irrésistiblement à une visite.
Dans la brume du petit matin, la vue sur la ville de Dubrovnik invite irrésistiblement à une visite.
Ce ne sont pas les visiteurs de retour de Croatie qui les démentiront, la réalité du terrain rivalisant avec les images proposées par les agences de voyage dans leurs brochures de papier glacé. Partout où le regard se pose, il y a matière à créer sa propre carte postale, tant le cadre se prête à photographier tout ce qui se présente à portée de vue. Et à moins d’être un esthète de la prise de vue, le modeste photographe des familles ne parviendra jamais à restituer ce qu’il voit.

Car effectivement, l'envoûtement agit dès la montée dans la navette qui conduit les voyageurs du tarmac de Cilipi à Dubrovnik. Dépourvue d’autoroute dans cette région méridionale, faute de superficie disponible pour construire une telle infrastucture sur l’étroite bande littorale, la route côtière serpente dans le vif du décor, avec la mer d’un côté et la montagne de l’autre. Alors, impossible d’envisager meilleure entrée en matière : la magie opère immédiatement.

Villages accrochés à la falaise, vue plongeante sur les petites criques, maisons les pieds dans l’eau, toitures rouges, îlots posés dans la baie, embarcations au mouillage… En moins de vingt petits kilomètres, distance qui sépare l’aéroport de l’hôtel de base, tout est dit avec ces panoramas offerts en guise de bienvenue. Personne ne pipe mot, tout commentaire demeure superflu. D’ailleurs, il est parfois des silences plus éloquents que les discours, ceux-là semblant dire : « Quoi d’autre après çà ? ».

La reconstruction grâce au tourisme international

Entrée principale sur les fortifications de Dubrovnik, la Porte Pile conduit au sein de la cité haute.
Entrée principale sur les fortifications de Dubrovnik, la Porte Pile conduit au sein de la cité haute.
Ce pays de l’ex-Yougoslavie qui fut l’un des premiers, juste après la Slovénie, à proclamer son indépendance a su tirer parti d’une autonomie chèrement acquise en s’ouvrant sur le tourisme international (12 millions de touristes pour 4,4 millions d’habitants). Il aura fallu auparavant en passer par une dévastatrice guerre qui aura duré jusqu’en 1995, mettant à genoux une partie des Balkans. En partie détruite, tout comme la Bosnie-Herzégovine voisine, la Croatie a quasiment reconstruit tous ses édifices bombardés à la faveur d’un programme de restauration de l’Unesco. Pour autant, le passé n’a pas été occulté, loin s’en faut. Même après l'entrée du pays dans l'Union européenne et ses perspectives de paix durable.

Pas un guide de voyage digne de ce nom ne se résoudra à soustraire une période qui fait partie de l’approche historique et politique du pays, fut-elle destinée à des touristes. « Vous les Français, vous faites partie de ceux qui se documentent le plus sur leurs destinations de vacances. Et ça nous convient parfaitement car nous avons besoin de raconter », concèdera notre cicéron dubrovčani (résident de Dubrovnik), en s'efforçant de partager avec force et conviction la part d'histoire de son héritage.

Pour autant, certaines manifestations visuelles ne manqueront pas d'interpeler les visiteurs sur les réminiscences d'une époque à jamais indélébile. Ainsi, ils auront été intrigués par le portrait géant d'un militaire accroché à la colline, telle une annonce publicitaire vantant quelque star improbable. Face à la curiosité de l'un d'eux le guide répondra spontanément que l’homme en question, le Général Ante Golovine, « est un héros de guerre ». Dont acte. Mais une recherche sur le net révélera que l’homme en question fut condamné pour crimes de guerre par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, avant d’être acquitté en novembre 2012 à la grande satisfaction de la population. Une lecture que l’impertinent de service s’interdira de juger et d’interpréter. L’histoire s’en chargera.

De la ville de Dubrovnik à l’île de Korkula

Lancés à l’assaut de la montagne, les remparts de la ville de Ston étaient destinés à protéger la ville, mais aussi les récoltes de sel.
Lancés à l’assaut de la montagne, les remparts de la ville de Ston étaient destinés à protéger la ville, mais aussi les récoltes de sel.
Autrefois appelée Raguse, la visite de Dubrovnik passe inévitablement par son centre-viile historique avec ses remparts d’une longueur de plus de deux kilomètres et leurs tours, la rue principale aussi appelée le Stradun, la Colonne d’Orlando, le Palais de la Renaissance Sponza, le Palais du Recteur ainsi que les pittoresques églises et monastères. À partir de l’artère centrale, d'étroites ruelles permettent d’échapper au flux de la foule en s’enfonçant dans l’intimité de la cité, là où se découvre un autre monde avec le linge aux fenêtres, les boutiques ouvertes sur la chaussée, les terrasses, la proximité des habitants. Il y a là beaucoup de la vie du Sud…

Naguère intégrée à la République de Dubrovnik, la ville de Ston, entourée de remparts de plus de cinq kilomètres lancés à l’assaut de la montagne, telle la muraille de Chine, se laisse découvrir de loin, sur la route d’accès. Ces fortifications étaient destinées à protéger le sel qui, selon la légende, valait à poids égal le même prix que l’or. Parmi les 1200 îles répertoriées dans le pays, celle de Korčula avec ses rues dessinées sur le modèle des arêtes de poisson révèle un petit bijou architectural, célèbre pour ses joutes traditionnelles de chevalerie, mais aussi pour être la ville natale de Marco Polo. Ce qui contrarie évidemment la version des Italiens, même si l’île fut un temps sous la régence de la République de Venise…

Carastéristique quasi unique au monde, la Croatie présente par ailleurs la particularité d’être géographiquement coupée en deux au niveau de la Dalmatie, obligeant les riverains à franchir la frontière à deux reprises dans leurs déplacements nord-sud. Suite à des accords signés avec la Bosnie-Herzégovine, le pays a en effet cédé un passage d’une vingtaine de kilomètres de large, le corridor de Neum, à son voisin bosnien, permettant ainsi à celui-ci d’obtenir un accès sur la mer Adriatique et sur sa seule ville maritime.



Michel Barini
Contributeur Angers Mag - pour le secteur des Ponts de Cé et Murs Erigné. Collabore à la rédaction... En savoir plus sur cet auteur

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