Elections départementales, trois enjeux pour comprendre le scrutin


Rédigé par - Angers, le 12/03/2015 - 06:30 / modifié le 13/03/2015 - 18:52


Les élections départementales, premières du genre, se dérouleront les 22 et 29 mars prochains, pour élire les 42 conseillers départementaux. La rédaction d'Angers Mag ira à partir de vendredi à la rencontre des six responsables des principales forces politiques du département. Mais avant cela, un décryptage d’un scrutin aux enjeux plus fondamentaux qu’il n’y paraît s'impose...



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Le Conseil départemental se substitue au Conseil général. En Maine-et-Loire, il s’agit d’élire, pour une durée de six ans, 21 binômes homme/femme, représentants (après redécoupage) les 21 cantons du département. En somme, 42 conseillers élus pour 97 binômes et 194 candidats. Pour être élu au 1er tour, un binôme doit obtenir au moins la majorité absolue des suffrages exprimés (plus de 50%), et un nombre de suffrages égal à au moins 25 % des électeurs inscrits.

Seuls les deux binômes arrivés en tête au 1er tour peuvent se maintenir au 2nd automatiquement. Les autres peuvent se maintenir seulement s'ils ont obtenu un nombre de suffrages au moins égal à 12,5 % des électeurs inscrits.

Avant de décrypter les enjeux politiques du scrutin, quelques données pour mesurer l'importance du renouvellement qui va s'opérer dans les prochaines semaines. Sur les 41 conseillers généraux actuels, seuls 23 sont candidats pour un nouveau mandat. Surtout, sur les 12 vice-présidents qui accompagnent jusqu'à aujourd'hui, 8 ont décidé de mettre le clignotant. On l'aura compris : même si Christian Gillet et l'actuelle majorité départementale sont reconduits, l'assemblée départementale présentera de toute façon un nouveau visage.


 

La carte (redessinée) des 21 cantons du Maine-et-Loire. (cliquer pour agrandir)
La carte (redessinée) des 21 cantons du Maine-et-Loire. (cliquer pour agrandir)
L’ abstention, acteur central 

C’est la grande crainte de la plupart des responsables politiques, FN mis à part. En 2011, lors des dernières élections cantonales, elle avait quasiment atteint les 55 %. Mais en 2015, l’enjeu est encore plus fort, avec la difficulté à mobiliser les électeurs sur une collectivité qui, il y a un an à peine, devait disparaître, et dont les compétences sont aujourd’hui même entourées d’un grand flou. Le Front national (voir aussi ci-dessous) entend capitaliser là-dessus, lui qui est présent sur l’ensemble des cantons et qui avait réalisé un score en forte progression en 2011.

Trafic d’influences à droite ? 

La prime au sortant : c’est la règle d’or que se donne depuis des lustres la majorité départementale, menée depuis l’été dernier par l’UDI Christian Gillet. Sauf que de nombreux conseillers généraux ont décidé de ne pas repartir, laissant ainsi la place aux ambitions des uns et des autres. Marc Laffineur, le patron de l’UMP en Maine-et-Loire, a ainsi pesé largement dans la nomination de ses ouailles, parmi lesquelles on retrouve également de nombreux colistiers de Christophe Béchu à Angers. Une politisation du scrutin qui déplaît à Christian Gillet, attaché à la tradition de majorité départementale, tendance centriste. De là à imaginer un coup de Trafalgar, au moment de désigner le président de la future assemblée…

Une gauche divisée… et en danger ? 

Le premier secrétaire fédéral de Parti socialiste, Grégory Blanc, candidat à sa propre succession sur le canton de Trélazé, a œuvré en coulisses depuis l’été dernier pour que les forces de gauche partent groupées, afin de se prémunir d’un « vrai risque : celui que la gauche ne soit pas présente au second tour ». Peine perdue. Les écolos font bande à part, comme la gauche de la gauche. Sans compter les poids lourds de l’actuelle opposition, en marge du PS : quid de Jean-Luc Rotureau (canton Angers 4) et Philippe Bodard (canton des Ponts-de-cé) ? C’est bien une question de survie dans l’instance départementale qui se jouera les 22 et 29 mars prochains.

Dis-moi ce que tu twittes, je te dirai qui tu es...

Ils s’appellent Antoine Ormain (lysenfleur sur Twitter) et Yves Viannay. Tous deux sont jeunes, twittos compulsifs, et représentent le FN 49 sur deux cantons, lors des élections départementales. Entre autres abjections, l’un demande « solennellement aux Français d’origine étrangère de nous sauver une seconde fois. En rentrant chez eux » (Antoine Ormain) ; l’autre fustige la présence de « quelques bougnoules cachés » au sein du conseil de Paris » (Yves Viannay). Résultat : un large écho médiatique et un conseil de discipline au sein du FN, après que Gaëtan Dirand, le patron du FN 49 a averti les instances nationales. Leur défense : « Pas souvenir d’avoir écrit ces tweets ». Et courageux avec ça… Les deux jeunes hommes ont depuis bloqué l'accès à leur compte Twitter. Un parti normalisé vraiment ?




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur















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