Elections régionales, Christophe Clergeau prend de l'élan


Rédigé par - Angers, le 10/12/2014 - 06:50 / modifié le 10/12/2014 - 09:47


Peu connu encore des Angevins et des habitants du Maine-et-Loire, l'actuel 1er vice-président de la Région Pays-de-la-Loire a lancé officiellement lundi à Nantes sa candidature à la désignation de chef de fil des socialistes pour les élections régionales de décembre 2015. Ça vaut bien quelques petites présentations.



"Je ne suis l'homme d'aucun clan, ni d'aucun courant" insiste Christophe Clergeau, comme pour mieux prendre ses distances avec les querelles de chapelles au sein du Parti socialiste.
"Je ne suis l'homme d'aucun clan, ni d'aucun courant" insiste Christophe Clergeau, comme pour mieux prendre ses distances avec les querelles de chapelles au sein du Parti socialiste.
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Quand d'autres ont le regard rivé sur les prochaines élections départementales (21 et 29 mars), le sien est depuis longtemps fixé sur un autre horizon électoral. Premier vice-président de la Région Pays-de-la-Loire, en charge du développement économique et de l'innovation, Christophe Clergeau a décliné officiellement lundi à Nantes les raisons qui le motivent à briguer la succession de Jacques Auxiette en décembre 2015. Et, avant cela, à conquérir d'abord la confiance et le vote des militants régionaux du Parti Socialiste qui désigneront le 22 janvier prochain leur chef de file pour cette échéance électorale.

"Symboliquement", c'est à la Maison des Compagnons du Devoir - des gens "qui font beaucoup et parlent peu" - qu'il a choisi d'officialiser le lancement de cette campagne interne. Un symbole bien pratique aussi quand on sait qu'elle se situe face à la gare Sud de Nantes et qu'il s'agissait de réunir pour l'occasion des soutiens de toute la Région... Parmi eux, outre Jacques Auxiette et les maires de Nantes (Johanna Rolland) et Saint-Nazaire (David Samzun), on a surtout reconnu les visages connus des électeurs angevins, à commencer par Frédéric Béatse, l'ancien maire d'Angers, Jean-Noël Gaultier, l'ex-1er secrétaire du Parti socialiste de Maine-et-Loire et maire de Noyant-la-Gravoyère, Sophie Sarramito, conseillère municipale de Saumur, tous les trois conseillers régionaux, et, dans un rôle plus inattendu de maître de cérémonie du jour, un certain... Luc Belot.

Le député d'Angers-Nord ne s'en est pas caché, il devrait jouer un rôle actif dans la campagne de Christophe Clergeau, sans pour autant intégrer sa liste si l'on en croit ce dernier qui souhaite, s'il est élu, pouvoir compter sur des élus "à 100% au service des Pays-de-la-Loire". Concrètement ? "On ne peut pas être au four et au moulin. Mon souhait est que les parlementaires fassent bien leur travail en complémentarité avec le notre" précise Christophe Clergeau, indiquant être défavorable au cumul de deux mandats exécutifs. Dont acte.

Qui est Christophe Clergeau ?

Fils d'un chef d'entreprise (décédé) et d'une employée de banque aujourd'hui questeur à l'Assemblée nationale - la députée socialiste Marie-Françoise Clergeau -, Christophe Clergeau est né à Nantes en 1968. Il a débuté sa carrière à Radio France Internationale comme chargé de mission auprès du PDG, André Larquié, puis comme chargé de développement à l'international (1993-1997). Après quoi, sans rien connaître à l'agriculture, il a rejoint le cabinet du ministre de l'Agriculture, Louis Le Pensec qui lui a appris, raconte-t-il, que l'action politique, c'était "10% dans les idées, 90% dans l'exécutif". En 1999, il a rejoint AgroCampus Ouest comme chargé d'enseignement et de recherche, ce qu'il est toujours aujourd'hui à l'Université de Nantes.

Aux côtés de Johanna Rolland, la maire de Nantes, de David Samzun, le maire de Saint-Nazaire, ou de Frédéric Béatse et Luc Belot à Angers, Christophe Clergeau incarne la génération des quadras du Parti socialiste en Pays-de-la-Loire.
Aux côtés de Johanna Rolland, la maire de Nantes, de David Samzun, le maire de Saint-Nazaire, ou de Frédéric Béatse et Luc Belot à Angers, Christophe Clergeau incarne la génération des quadras du Parti socialiste en Pays-de-la-Loire.
Militant au Parti socialiste depuis l'âge de 15 ans, Christophe Clergeau est membre du conseil national et du bureau national du PS et préside l'Union régionale PS des Pays-de-la-Loire depuis 2009. De quoi asseoir une candidature. Et le profil d'un homme d'appareil, a-t-on envie de lui rétorquer ? "Je suis un homme loyal et libre (...) mais je ne suis l'homme d'aucun clan, ni d'aucun courant, insiste-t-il, Je suis loyal vis-à-vis du gouvernement mais je me détermine uniquement en fonction de mes convictions et de l'intérêt de notre région. Ne comptez pas sur moi pour hurler avec les loups."

Au centre de ce qui ressemble déjà à une profession de foi électorale, il a placé lundi quatre priorités ou "défis" à commencer par "donner un avenir à l'industrie" : "C'est le socle de la richesse et ça représente déjà un tiers des emplois dans la Région. On doit la défendre et la développer, explique Christophe Clergeau. Je crois qu'on est en plein réveil de cette industrie avec l'IRT Jules Verne, les énergies marines, l'agroalimentaire ou l'électronique, autant de secteurs qu'il faut faire muter pour mieux prendre en comptes les compétences humaines, les contraintes environnementales, l'innovation et la qualité de la production."

Deuxième priorité : "rendre effective et concrète la promesse du droit à la formation tout au long de la vie", pour arrêter "le gâchis humain" qui sacrifie "des talents et des potentiels qui parfois manquent cruellement à nos entreprises". Troisième défi : la réconciliation du progrès et de l'environnement, "en rompant avec la logique de culpabilisation et de la contrainte". Comment compte-t-il rassembler à gauche avec l'héritage du dossier de Notre-Dame-des-Landes ? "Je ne pense pas que ça puisse être un réel obstacle, à condition qu'on ne parle pas que de ça. Mes convictions sont connues : je suis pour" précise Christophe Clergeau.

Dernière priorité enfin : "le renouveau de la citoyenneté et de la démocratie". Un enjeu qui passe, selon lui, par le développement de la co-construction des projets régionaux, avec les habitants, au delà de la seule "démocratie de réseaux et des corps intermédiaires", en ouvrant "grand les portes et les fenêtres des institutions". Des paroles aux actes, reste aujourd'hui au candidat socialiste à convaincre ses pairs, avant de se tourner vers ses électeurs.




Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Ivan le 10/12/2014 10:23 | Alerter
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Encore un garçon qui va nous expliquer la vie, en la connaissant si peu... Exactement ce que nous ne voulons plus !















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