Electronique, la diversité angevine en cinq exemples

Electronique, l’heure du renouveau pour Angers ? #3


Rédigé par La Rédaction - Angers, le 03/06/2015 - 07:55 / modifié le 03/06/2015 - 09:39


Le Président de la République, François Hollande, inaugurera le 12 juin prochain la Cité de l'objet connecté d'Angers. Un événement et une reconnaissance pour les porteurs du projet bien entendu mais aussi, indirectement, pour tous les acteurs des filières électronique et numérique angevines. Depuis le début de la semaine, Angers Mag se penche sur la mutation de ces secteurs qui portent une partie des espoirs économiques de la région, avec ce mercredi un focus sur 5 entreprises emblématiques du territoire.



Physidia, système d'hémodialyse à domicile en forme de cube, est l'un des derniers nés de l'entreprise angevine Créative Eurecom, dont le P-Dg est Michel Houdu.
Physidia, système d'hémodialyse à domicile en forme de cube, est l'un des derniers nés de l'entreprise angevine Créative Eurecom, dont le P-Dg est Michel Houdu.
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La pionnière : Créative Eurecom
De la haute–couture à la haute technologie, il n’y a qu’un pas. Dans l’ancienne usine Thierry Mugler à St-Barthélémy-d’Anjou, le groupe O.E.M. Development (60 salariés pour environ 6M€ de CA) a réuni il y a dix ans l’ensemble de ses activités dont son entreprise mère : Créative Eurecom.

Fondée en 1988 par sept ingénieurs et techniciens du laboratoire de recherche de Thomson, elle est elle-même un labo de recherche où sont finalisés « à partir d’une idée ou de l’expression d’un besoin » des projets industriels très divers, faisant appel à l’électronique appliquée aux communications interactives. Airbus, Véolia, Thyssen, le Centre National d’Etudes Spatiales… la liste de ses clients impressionnante. « On fait de l’objet connecté depuis 20 ans », sourit son PDG, Michel Houdu.

La deuxième entité, Crossway Technolologies, est une unité de production de petites et moyennes séries qui permet au groupe « d’élaborer des supports pouvant accueillir des logiciels embarqués ».

Plus récente enfin, Physidia, est le fruit d’un vrai défi technologique et social : un système d’hémodialyse à domicile en forme de cube, bourré de technologies dont l’originalité tient à l’utilisation de consommables qui évite utilisateur une désinfection intégrale. Sur un marché de 43 000 dialysés en France et de près de 300 000 de plus chaque année dans le monde, c’est aussi un vrai espoir commercial pour le groupe angevin.

Laurent Simon est le patron de Novotech, qui propose la solution d'économie d'énergie "Net-energy".
Laurent Simon est le patron de Novotech, qui propose la solution d'économie d'énergie "Net-energy".
La petite boîte qui monte : Novotech
De l’usage, encore de l’usage, toujours de l’usage… ce pourrait être le leitmotiv de Novotech, l’entreprise créée à l’automne 2013 par Laurent Simon, après une dizaine d’années passées dans différents bureaux d’études.

A la maison des projets, la société propose, en s’appuyant sur une gamme complète de solutions technologiques, de valoriser usages et données. En fait, de considérer l’objet connecté avant tout par l’usage, et pas uniquement sur le plan technique. Une volonté de base qui a trouvé un sens nouveau depuis 10 mois, puisque Novotech a mis en place la solution Net-Energy, entrant de plain-pied dans le monde -encore assez inconnu du point de vue industriel- des économies d’énergie. « Il s’agit d’un compteur multilignes communicant qui, placé dans les armoires électriques de grands ensembles (grandes surfaces, entreprises…) permet de mesurer toutes les consommations qui en partent, puis de les segmenter précisément ».

Des détails qui permettent, depuis un PC ou une tablette « d’analyser et de gérer les coûts des consommations électriques. Le premier niveau du management énergétique, c’est la conscience », précise Laurent Simon. Il s’agit ensuite de savoir exploiter ces résultats, puis de prendre les décisions idoines en interne… pour aboutir, au bout de 18 mois, « à 30 % d’économie d’énergie ».
Quand le monde des objets connectés participe, à sa manière, à la nécessaire transition énergétique…
 

LogoSapience : typée numérique
Finis les cartables pesant sur les épaules des collégiens, ou les Centres de documentation et d’information (CDI) rattrapés par le manque de place ! Durant près de deux ans, les équipes de Logosapience –qui travaille depuis bientôt 20 ans sur la création de logiciels- installées à Saint-Jean-de-Linières, ont bûché sur une véritable bibliothèque numérique d’établissement. « La question, c’est comment fait-on pour que les manuels numériques arrivent au bon élève, au bon endroit et au bon moment ? », résume le fondateur de LogoSapience, François Cadeau.

La réponse de son entreprise s’appelle Wizzbe, toute une gamme de serveurs compatibles avec l’ensemble des plateformes, déclinés selon le projet des professionnels de l’éducation, de la salle de classe à l’ensemble des établissements scolaires d’une collectivité, en passant par la solution mobile. En clair, LogoSapience a réuni dans un boîtier une somme importante de technologies software et hardware, pour un usage bien précis : celui de la bibliothèque numérique.

Ça tombe bien, le ministère a dans ses cartons un grand plan d’équipement numérique des collèges…
 
 

A Sapelem, on produit des bras équipés de ventouse, pour limiter les efforts humains.
A Sapelem, on produit des bras équipés de ventouse, pour limiter les efforts humains.
Sapelem : l’électronique au service de la mécanique
Dans son usine de Beaucouzé investie depuis 3 ans, Sapelem continue à creuser le sillon d’une niche née dans les années 60 : la manipulation par ventouse pour l’industrie. Bref, de la mécanique.

L’entreprise conçoit et fabrique notamment des bras pour déplacer avec moins d’efforts, soit des charges lourdes, soit des charges répétitives.

« On a commencé à intégrer de l’électronique dans nos activités dans les années 2000. Ça permet de gagner du poids et de l’espace. On a ajouté une corde à notre arc, avec du recrutement particulier. Y compris en R&D », souligne le directeur industriel Jean-Emile Lopion. 

« C’est de la cobotique, un raccourci pour le terme américain collaborative-robot. Ça signifie que ce sont des robots qui travaillent au contact de l’être humain, pas dans des cages protégées ou derrière des vitres ».

Les bras équipés de ventouses (photo) peuvent servir à déplacer des culasses de moteurs ou des fenêtres. Le principe est le même. Seule la ventouse est adaptée.

La société peut aussi fabriquer des ventouses pour manipuler des bouteilles, des œufs voire des biscottes…

Emmanuel Picot, le P-Dg d'Evolis.
Emmanuel Picot, le P-Dg d'Evolis.
Evolis : l'emblématique
Qu’est ce qui fait courir Emmanuel Picot, le PDG d’Evolis, leader mondial de la fabrication d’imprimantes pour cartes, dont le siège est installé à Beaucouzé depuis 15 ans ? Avec un taux de croissance et de rentabilité de 13.5% l’an dernier, Evolis semble s’affranchir de la crise économique. « L’an dernier nous avons fabriqué à Angers plus de 41 000 machines commercialisées dans 125 pays, y compris en Chine. Les Chinois ne s’y intéressent pas, car ils ne peuvent pas produire en grande quantité », explique le PDG.

« Nous sommes sur un marché de niche. Nous fabriquons des produits à forte valeur ajoutée 100% français. Nous privilégions la qualité, c’est ce qui contribue à notre succès, nos clients étant prêts à payer plus cher pour des matériels qui répondent à leurs problématiques de production et d’édition ».  

Avec un chiffre d’affaire de 60,2 M€ en 2014 les imprimantes sont vendues à 91% à l’export.  Avec une offre enrichie et diversifiée, l’entreprise qui a rapatrié sa chaîne plasturgie pour la fabrication des coques, emploie 150 personnes à Angers et 280 au total dans le monde.












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