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Société

Embrassez qui vous voulez…


Rédigé par yannick Sourisseau - le 14 Février 2009 à 10:16


Immortalisés en 1942, par l’illustrateur Charles Peynet, puis chantés ensuite par Georges Brassens, les amoureux qui s’embrassent sur les bancs publics sont fêtés tous les ans, le 14 février, jour de la Saint Valentin. Mais comment ce saint a-t-il pu être associé à ces couples qui s’échangent fleurs et billets doux ?



Le 14 Février, dites-le avec une fleur
Le 14 Février, dites-le avec une fleur
Le 14 Févier, jour de la Saint Valentin, est dans beaucoup de pays la fête de l’amour et de l’amitié. Ce jour pas tout à fait comme les autres, ceux qui vivent en couple en profitent, au moins une fois dans l’année, pour s’échanger quelques signes agréables. On s’envoie des lettes enflammées ou, joie de fleuristes, on s’offre des bouquets de roses, rouge de préférence, signe d’un amour indéfectible.

Mais aussi loin que l’histoire peut nous le permettre, la Saint Valentin n’était pas associée à l’amour et Cupidon, le petit ange ailé qui vient piquer de ses flèches les couples qui se déclarent leur flamme, n'était pas l'instigateur du rapprochement entre les êtres humains.

Selon les historiens, c’est dans la Rome Antique que l’on a associé le mois de Février avec l’amour et la fertilité. C’est en effet, le 15 Février que l’on célébrait « lupercus » le dieu de la fertilité. Des hommes sacrifiaient des chèvres et couraient avec des morceaux de peau dans les rues, touchant tous les passants et notamment les femmes, le geste étant censé les rendre fertiles. Cette grande fête païenne honorait surtout Junon la déesse de la femme et du mariage.

Même si la mi février avait un lien avec l’amour physique, le nom d’un certain Valentin n’est mentionné nulle part. Sauf qu’à la même époque plusieurs catholiques du nom de Valentin furent martyrisés par les Romains. Ce fut notamment le cas de Valentin de Rome, un prêtre, et Valentin de Terni, un évêque, tous deux morts en martyr au mois de Février. Canonisés, leur fête sera fixée par décret datant de 498, le 14 Février.

C’est seulement au XIV siècle que l’on associera la mi-Février avec la fête des amours. C’est à cette époque que l’on considérait que les oiseaux s’accouplaient. Cette croyance sera notée dans de nombreux écrits de l’époque au point que les jeunes couples se mirent à échanger des sentiments, des objets, démontrant le désir qu’ils avaient de se rapprocher. Les petits billets doux que les amoureux s’échangeaient dans le plus grand secret, prirent le nom de « Valentin » et l’on rapporte même que Saint Valentin arrangeait secrètement les mariages interdits. Mais, il ne s’agit que de légendes et à aucun moment celles-ci ne purent être prises en compte par l’Église catholique elle-même.

Mais les légendes ont la vie dure et quand elles ont une connotation poétique, comme ce fut le cas par la suite, voire commerciale de nos jours, il n’y a pas de raison qu’elles disparaissent. Aujourd’hui, 14 Février, ce sont donc les fleuristes qui se frottent les mains car ils vont pouvoir vendre moult bouquets. Quant aux marchands de petites cartes avec cœur et cupidon ils devraient pouvoir aussi faire un bon chiffre d’affaire. Même Internet s’est emparé du phénomène et les sites de cartes en ligne proposent des visuels « spécial Saint Valentin ». Au Japon, le jour de la saint Valentin ce sont même les jeunes femmes qui offrent des chocolats, souvent très chers, à leurs collègues de travail masculin. Une idée à méditer.

La Saint-Valentin s’est également popularisée jusque dans les pays musulmans, provoquant du même coup la colère de groupes intégristes, opposés à toutes les pratiques occidentales pouvant influencer leur religion.

yannick Sourisseau

Tags : : société

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