Michel Cartron (Ligue des Droits de l'Homme), Christophe Airaud et Didier Bertin (Snu-Ipp), Zahra Scotet (FCPE), Jack Proult (FOL), Jean-Pierre Curie (FSU) et Guillaume Dupont (FCPE), de gauche à droite
Articles Similaires
Ils refusent soigneusement de parler de "guerre scolaire". Mais c'est bien un combat de longue haleine que mènent les membres du Collectif Vigilance Laïcité de Maine-et-Loire.
Créé il y a une dizaine d'années par des syndicats d'enseignants (FSU, Snu-Ipp, Unsa Education...) et des organisations attachées à la laïcité (Ligue des droits de l'homme, Francas, Fédération des œuvres laïques...), ce collectif vient de réinterpeller, par écrit, Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation Nationale sur le dossier du collège public de Beaupréau.
Lors de la campagne présidentielle, alors qu'il n'était qu'un possible ministrable, celui-ci avait fait part de son soutien total à la mobilisation engagée pour la création de ce collège dans la capitale historique des Mauges. Lettre à l'appui.
"Ils ont pris un engagement. S'ils ne le respectent pas maintenant, ils vont décevoir une partie de la population. C'est leur crédibilité qui est en jeu" indique Christophe Airaud, représentant du Snu-Ipp et animateur du Collectif pour la promotion de l'école publique dans les Mauges.
Créé il y a une dizaine d'années par des syndicats d'enseignants (FSU, Snu-Ipp, Unsa Education...) et des organisations attachées à la laïcité (Ligue des droits de l'homme, Francas, Fédération des œuvres laïques...), ce collectif vient de réinterpeller, par écrit, Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation Nationale sur le dossier du collège public de Beaupréau.
Lors de la campagne présidentielle, alors qu'il n'était qu'un possible ministrable, celui-ci avait fait part de son soutien total à la mobilisation engagée pour la création de ce collège dans la capitale historique des Mauges. Lettre à l'appui.
"Ils ont pris un engagement. S'ils ne le respectent pas maintenant, ils vont décevoir une partie de la population. C'est leur crédibilité qui est en jeu" indique Christophe Airaud, représentant du Snu-Ipp et animateur du Collectif pour la promotion de l'école publique dans les Mauges.
Contourner Christophe Béchu
Parallèlement, le 16 octobre dernier, lors du Conseil départemental de l'éducation nationale (CDEN) présidé par le nouveau préfet de Maine-et-Loire, François Burdeyron, la plupart des organisations représentées au sein du collectif, ont fait adopter un vœu dans le même sens, demandant au représentant de l'Etat de "mettre en demeure le Conseil Général de procéder à l'inscription de l'opération d'investissement (de ce collège) au programme prévisionnel".
Six mois après l'élection de François Hollande, deux mois après la rentrée scolaire, l'objectif est clair : profiter du changement de gouvernement pour forcer la décision de Christophe Béchu et de l'assemblée départementale, en contournant leurs réticences.
"Sur cette question de l'enseignement public, en cas de défaillance, la loi est claire et autorise l'Etat à se substituer à une commune ou une collectivité défaillante. C'est ce que nous demandons au préfet" précise Jack Proult, le responsable du Collectif Vigilance Laïcité.
En juin 2007, le Conseil Général de Maine-et-Loire avait émis un avis favorable à la construction d'un collège public à Beaupréau, mais sous conditions : que les effectifs des deux collèges publics les plus proches (Montrevault et Saint-Germain-sur-Moine) atteignent 95% de leur capacité et qu’un effectif de 250 élèves soit assuré à terme pour chacun des trois établissements. Ce qui n'a encore jamais véritablement été le cas. Depuis, Christophe Béchu s'y tient mordicus, ce qui agace les partisans du collège.
"On sait très bien que c'est un prétexte. Dans les Mauges, les courbes démographiques et les désirs des habitants ont changé. C'est maintenant qu'il faut anticiper" répètent Zahra Scotet (FCPE) et Christophe Ayraud, rappelant que la décision de créer un lycée public à Beaupréau a elle été prise par le Conseil régional et sera honorée logiquement à la rentrée 2015.
Six mois après l'élection de François Hollande, deux mois après la rentrée scolaire, l'objectif est clair : profiter du changement de gouvernement pour forcer la décision de Christophe Béchu et de l'assemblée départementale, en contournant leurs réticences.
"Sur cette question de l'enseignement public, en cas de défaillance, la loi est claire et autorise l'Etat à se substituer à une commune ou une collectivité défaillante. C'est ce que nous demandons au préfet" précise Jack Proult, le responsable du Collectif Vigilance Laïcité.
En juin 2007, le Conseil Général de Maine-et-Loire avait émis un avis favorable à la construction d'un collège public à Beaupréau, mais sous conditions : que les effectifs des deux collèges publics les plus proches (Montrevault et Saint-Germain-sur-Moine) atteignent 95% de leur capacité et qu’un effectif de 250 élèves soit assuré à terme pour chacun des trois établissements. Ce qui n'a encore jamais véritablement été le cas. Depuis, Christophe Béchu s'y tient mordicus, ce qui agace les partisans du collège.
"On sait très bien que c'est un prétexte. Dans les Mauges, les courbes démographiques et les désirs des habitants ont changé. C'est maintenant qu'il faut anticiper" répètent Zahra Scotet (FCPE) et Christophe Ayraud, rappelant que la décision de créer un lycée public à Beaupréau a elle été prise par le Conseil régional et sera honorée logiquement à la rentrée 2015.
Ouvrir les registres d'inscription partout
Mais les défenseurs de l'enseignement public ne se focalisent pas que sur ce dossier. Dans un autre vœu présenté lors du CDEN du 16 octobre, ils ont demandé aussi au préfet d'intervenir auprès des maires récalcitrants pour "faciliter l'inscription des enfants à l'école primaire publique dans tout le Maine-et-Loire".
"83 communes du département n'ont toujours pas d'école publique, rappellent-ils, Et dans ces villages, si les familles ne le demandent pas, les maires rechignent bien souvent à ouvrir les registres d'inscription comme le leurs impose pourtant la loi."
"Dans certains secteurs, c'est encore l'omerta et la pression populaire qui dictent les choix. On estime que 7000 familles en Maine-et-Loire n'ont pas accès à l'école publique et qu'un potentiel de 35 établissements nouveaux pourraient être créés" tonne Guillaume Dupont, le président de la FCPE 49.
Mais en période de rigueur budgétaire, peut-on reprocher à un maire d'y regarder à deux fois ? "Là encore, il s'agit bien souvent d'un prétexte. Et il ne faut pas oublier que s'il ne devait y avoir qu'une école, elle devrait logiquement être publique."
Ce n'est pas la guerre scolaire, mais les défenseurs de l'enseignement privé ne devraient pas manquer d'apprécier...
"83 communes du département n'ont toujours pas d'école publique, rappellent-ils, Et dans ces villages, si les familles ne le demandent pas, les maires rechignent bien souvent à ouvrir les registres d'inscription comme le leurs impose pourtant la loi."
"Dans certains secteurs, c'est encore l'omerta et la pression populaire qui dictent les choix. On estime que 7000 familles en Maine-et-Loire n'ont pas accès à l'école publique et qu'un potentiel de 35 établissements nouveaux pourraient être créés" tonne Guillaume Dupont, le président de la FCPE 49.
Mais en période de rigueur budgétaire, peut-on reprocher à un maire d'y regarder à deux fois ? "Là encore, il s'agit bien souvent d'un prétexte. Et il ne faut pas oublier que s'il ne devait y avoir qu'une école, elle devrait logiquement être publique."
Ce n'est pas la guerre scolaire, mais les défenseurs de l'enseignement privé ne devraient pas manquer d'apprécier...









Les autres brèves du Net

Actualités