Enseignement supérieur et recherche : le ton monte en Bretagne – Pays de La Loire


Rédigé par - Angers, le 26/09/2014 - 10:11 / modifié le 13/10/2014 - 13:59


Le montant des dotations prévues au Contrat de projet Etat-Région (2015-2020) tout juste dévoilé, Christophe Clergeau, le premier vice-président des Pays de la Loire monte au créneau pour dénoncer « un recul inacceptable ». Les présidents des sept universités de l’Ouest lui emboitent le pas en écrivant au Premier ministre.



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Avec 45 M€ sur 6 ans (2015 – 2020), l’enveloppe consacrée par l’État à l’investissement dans l’enseignement supérieur et la recherche paraît anormalement bas et ne représenterait qu’un tiers de celui obtenu lors du précédent contrat de projet État-Région (CPER 2007-2013)", dénonce Christophe Clergeau, le 1er vice-président de la région des Pays de la Loire. "C’est un recul en total décalage avec les dynamiques et les besoin du territoire ligérien".

Une situation d’autant plus inacceptable par la collectivité régionale qu’elle ne tient compte, selon son vice-président, "ni de l’état des bâtiments universitaires existants, dont la rénovation est urgente pour la plupart, pour assurer de conditions de travail décentes aux étudiants et enseignants, ni des dynamiques territoriales entreprises".

Et pour étayer ses propos, le représentant de la Région rappelle que les filières des universités ligériennes sont pour un grand nombre " tournées vers la recherche et l’innovation", c'est-à-dire vers l’avenir, et surtout que "la croissance démographique est telle qu’elle conduira les établissements à accueillir 15 000 étudiants de plus dans les prochaines années", soit 130 000 étudiants à l’horizon 2020.

L'insatisfaction du vice-président est d’autant est plus grande que ce qu’il considère comme un désengagement de l’Etat est "porteur d’inégalités" entre les territoires. "Là où certaines universités ont pu bénéficier d’enveloppes de 300 à 500 M€ au travers du plan Campus, les participants n’ont pu bénéficier que de 30 M€ ", souligne-t-il, en appelant l’État "à tenir ses engagements et aller jusqu’au bout des priorités affichées". C'est simple, pour Christophe Clergeau, les montants mobilisés sont "significatifs d’un abandon pur et simple de notre territoire."

Des montants trop bas pour maintenir une recherche de niveau international

La réaction des présidents des universités des deux régions Pays de Loire et Bretagne (Rennes, du Maine au Mans, Rennes 2, Nantes, Bretagne occidentale, Bretagne sud et Angers) ne s’est pas fait attendre non plus.

Dans une longue lettre adressée au Premier ministre Manuel Valls, ces derniers alertent le gouvernement sur "les risques majeurs que la baisse drastique des crédits de l’État pourrait faire peser sur les établissements d’enseignement supérieurs" concernés.

Lors du précédent CPER, la participation de l’État s’élevait à 12.74 milliards d’euros, rappellent les Présidents. "Dans votre discours de politique générale du 16 septembre, vous annoncez qu’elle sera de 1.8 milliards". Un recul qui les fait bondir, avec une somme qui ne couvrira pas les besoins pour les prochaines années.

"Les montants proposés sur le volet recherche sont tellement bas qu’ils ne permettront pas à nos établissements de maintenir le niveau d’équipement nécessaire à la production d’une recherche de niveau international", dénoncent les signataires. Sans compter que, comme le souligne la Région, cette réduction sans précédent compromet gravement les perspectives de mise à niveau du parc immobilier. "Sur plusieurs site, les dégradations se font sentir et certaines opérations urgentes de mise en sécurité sont reportées", ajoutent-ils. Mais jusqu’à quand ? "Surtout quand ces contraintes fragilisent les équilibres financiers des établissements".

A l’heure où les sept universités travaillent à la mise en place de la Communauté d’université "Université Bretagne-Loire (UBL)" qui permet de créer une dynamique de développement et d’attractivité, "ce recul budgétaire induit une déflation", soulignent les présidents : sur la qualité de l’offre de formation, sur leur capacité de développement et sur l’ensemble de l’économie des territoires concernés.

"Vous souhaitez que le CPER permette la convergence des financements en faveur des projets structurants dans les territoires », concluent les signataires. "Les annonces récentes mettent clairement en péril notre capacité collective à atteindre cet objectif essentiel au développement des territoires". Le message est on ne peut plus clair.




Yannick Sourisseau
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1.Posté par Barreau le 26/09/2014 21:19 | Alerter
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pas grave, c'est le début de la super région qu'on espère tant côté angevin.
Ah au fait, avec 1.8 milliards, il n'y en aura pas pour tout le monde. Ce sont les plus fort qui vont gagner, donc pas d'argent pour nous....















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