Entre Loire et Aubance, le parc des Garennes


Rédigé par - Angers, le 29/07/2013 - 09:20 / modifié le 29/07/2013 - 18:43


A Juigné-sur-Loire, le parc intercommunal des Garennes est un havre de paix où les promeneurs déambulent entre une végétation dense et des paysages schisteux.



Le parc des Garennes, une promenade à faire en famille, en été ou en automne
Le parc des Garennes, une promenade à faire en famille, en été ou en automne
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Sur les communes de Juigné-sur-Loire et Saint-Jean-des-Mauvrets, au sud d’Angers, le parc intercommunal des Garennes est un espace naturel que l’on parcourt à pied pour mieux s’imprégner de l’atmosphère étrange et surprenante de ce vaste massif schisteux sur laquelle la végétation s’est sauvagement enracinée.

A la sortie de Juigné-sur-Loire, en direction de Gennes, le visiteur attentif découvrira une zone forestière parsemée d’ardoises. Cette zone qui était à l’origine une carrière d’extraction de schiste à ciel ouvert, est restée pendant des années à l’abandon. Réhabilitée par la commune, cette carrière est aujourd’hui un lieu protégé qui offre tout au long de l’année, un but de promenade.

Le parc dit “des garennes” était surtout un lieu où les artisans locaux venaient extraire le schiste bleuté pour ériger les murs de leur maison ou la couvrir. Ce matériau servira aussi à la reconstruction de plus de 10 000 maisons détruites par un gigantesque incendie à Londres, en 1666. La carrière sera exploitée jusqu’à la révolution française. Les ardoises épaisses et de qualité médiocre qu’elle produira ont conduit à l’abandon de la production de ce matériau pour la couverture.

Toutefois, les garennes continueront à produire des blocs de schiste pour la construction des murs de la région et la fabrication de pieux de vignes jusqu’à la fin du XIXe siècle. Cette zone d’extraction, au milieu de laquelle pousse une importante végétation, fut pendant des années, laissée à l’abandon, les excavations servaient le plus souvent de dépôt d’immondices. C’était aussi un lieu où les gamins du village aimaient à se retrouver pour jouer.

De beaux spécimens de conifères

Ouvert aux promeneurs depuis des années mais aussi aux vététistes qui trouvent là un excellent terrain d’évolution, c’est en 1997 que la commune de Juigné-sur-Loire, associée à sa voisine, Saint-Jean-des-Mauvrets, décident d’en faire un véritable espace de découverte de la flore et de la faune. De nombreuses espèces d’oiseaux choisissant ce lieu pour leur nidification.

Désormais des barrières et des gros blocs de pierre interdisent l’accès aux véhicules motorisés de cet espace placé sous la responsabilité de ses utilisateurs. Les amoureux de la nature pourront apercevoir quelques beaux spécimens de conifères et notamment des pins sylvestres des pays nordiques, des pins de Corse et des cèdres du Liban. Ici, ils poussent tout naturellement au milieu d’un relief tourmenté, fait de tumulus d’ardoises à peine dissimulés sous la mousse et les lichens, et de tourbières.

Une végétation luxuriante. Entre Loire et Aubance, voici un petit coin de nature. Paisible. Un lieu sympathique où se côtoient les joggers du dimanche matin et les promeneurs. En hiver, le caractère un peu austère de ces trous et bosses sur lesquels s’accroche une végétation luxuriante est empreint d’une certaine magie, surtout lorsque le soleil éclaire timidement les branchages dénudés et les blocs de schistes luisants d’humidité.

ils en parlent

Entre Loire et Aubance, le parc des Garennes
Jean-François Paquereau, 61 ans, président du Syndicat Intercommunal des Garennes.
Je suis chasseur et je m’intéresse à la nature, mais je ne connaissais pas le parc des Garennes. C’est Philippe qui me l’a fait découvrir et apprécier. Mais nous ne sommes pas interchangeables car je ne sais pas manier une tronçonneuse”.

Entre Loire et Aubance, le parc des Garennes
Philippe Boisdron, 37 ans, technicien chargé de l’entretien et de l’animation du parc.
Je me considère comme le petit homme vert des Garennes. J’aime faire prendre conscience qu’il y a une vie dans ce parc naturel et qu’il faut protéger les écosystèmes. Je m’intéresse aux animaux, parfois venus d’ailleurs, qui fréquentent cet espace. Je partage mes découvertes avec les randonneurs et les scolaires qui visitent les lieux régulièrement”.

Que faire aux alentours ?

Entre Loire et Aubance, le parc des Garennes
Où manger ? A l’Auberge du Moulin de Pistrait

Offrant une vue panoramique sur le golf d’Angers à Saint-Jean-des-Mauvrets, l’Auberge du Moulin de Pistrait est installée au sommet d’un moulin à cavier, typique de l’Anjou. Peggy Martinet et Adrien Boucherat, deux anciens de la défunte Auberge d’Eventard à Angers proposent une cuisine de terroir arrosée de vins d’Anjou. Spécialité de saumon fumé dans le moulin. Ouvert toute l’année, terrasse en été. Quarante marches à monter en hiver, mais la vue se mérite.

Contact : 02 41 66 62 75.

Où déguster ? Un détour par les Deux Moulins

En sortant du parc des garennes, direction Angers, en traversant le bourg de Juigné-sur-Loire, tournez à gauche route de Martigneau, vers le Domaine des Deux Moulins. Le vigneron Daniel Macault vous présentera sa production de vins d’Anjou. Les coteaux de l’aubance, l’anjou blanc et le crémant de Loire notamment, valent le détour. Ouvert tous les jours de 9 heures à midi et de 15 heures à 19 heures. Le samedi de 9 heures à 19 heures. Fermé le dimanche.

Où flâner ? Jusqu’à la Loire, par un chemin de rando

Coulant paisiblement à proximité du Parc des Garennes, la Loire, dernier fleuve sauvage d’Europe, site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, offre de nombreuses balades. Un chemin de randonnée traverse le parc et mène directement à la rive gauche de la Loire. Ce sentier conduit d’un côté vers les Ponts-de-Cé et de l’autre vers Saumur, avec une vue sur les charmants villages accrochés aux collines.
Contact : 02 41 54 65 14.




Yannick Sourisseau
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