Eva Robineau, branchée vin !

Les portraits de l'année # 3


Rédigé par - Angers, le 27/12/2015 - 07:30 / modifié le 28/12/2015 - 13:04


Des visages, comme autant de marqueurs d'une année en terre angevine. Acteurs des mondes culturels, économiques, sportifs ou associatifs, ils constituent la galerie de portraits du mensuel Angers Mag en 2015. Des témoins de l'actualité que nous vous proposons de redécouvrir un à un...
Elle aime (bien) boire et le faire savoir. Sur les réseaux sociaux, où elle tient un blog ad hoc, mais pas que. Eva Robineau, chef d’entreprise en communication digitale, a publié au sein d’un collectif de blogueurs amoureux de bons pifs bio le deuxième opus de Tronches de Vin, sorte de contre guide du vin. Connexion immédiate…



Eva Robineau, blogueuse œnophile, angevine et co-auteur de "Tronches de Vin 2, le guide vins qu'ont d'la gueule"
Eva Robineau, blogueuse œnophile, angevine et co-auteur de "Tronches de Vin 2, le guide vins qu'ont d'la gueule"
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« Moi, je suis une princesse ! » Voilà une entrée en matière qui ne laisse guère planer le doute : Eva Robineau est une nana qui a d’la gueule. Comprendre « le sens de la formule », hein, pas une gouaille impérieuse et péremptoire assénée à ses interlocuteurs ! Et pis après tout, c’est chouette un être humain qui croit encore au conte de fées. Surtout que sur le fond, c’est difficile de la contredire, Eva, née il y a à peine 30 ans dans le château de Beaupréau… qui était alors une maternité ! Aussi, c’est dit : Eva est une princesse, comme les quelque 24 000 autres bébés nés au sein de l’enceinte médiévale.

Rouge à lèvres vermeil, juchée sur des hauts talons, le regard noisette planqué derrière ses lunettes, la jeune femme est en territoire connu, au Pifomètre, la cave à vins de Jérôme Chauveau installé rue Bressigny depuis 2012. Un repaire identifié dans les caves à vin qu’ont d’la gueule –elles aussi- à la toute fin de « Tronches de vin 2 », le « contre-guide » des vins auquel Eva prête sa plume avec cinq autres blogueurs certifiés bio.

« L’idée de base, il faut le dire, c’est de faire chier les guides traditionnels », livre-t-elle sans ambages, elle qui sévit depuis 2010 sur son blog, Oenos.net. C’est là, sur cet espace virtuel, qu’Eva a décidé de conjuguer deux passions dévorantes et qui l’accompagnent depuis le milieu des années 2000 : le vin et le web social.

"Tronches de vin 2", la couverture...
"Tronches de vin 2", la couverture...
Autour d’un verre (d’Anjou blanc) –forcément- elle revient avec simplicité sur cet éveil parallèle : « A la fin de mes études, j’ai travaillé dans la communication et je me suis très vite greffée sur les nouveaux métiers de community management en émergence ». Fille 2.0 première génération –la légende veut qu’elle ait le mot twitter tatoué au bas du dos- Eva, qui a alors « du temps d’esprit disponible », plonge la tête la première dans une autre passion naissante, celle du vin, nourrie au hasard des rencontres : « Je pense notamment à Christophe Daviau, à Brissac, qui ne compte pas son temps pour partager son amour du vin ».

Désormais parisienne, plus que jamais connectée, Eva commence à lire les premiers blogs spécialisés (celui d’Olif notamment, autre co-auteur de « Tronches de vin »), et « tombe de plus en plus sur des canons dans des bars à vins. J’ai commencé à m’interroger : « Pourquoi ce vin-là t’a mis une claque ? ». Puis j’ai fait mon chemin petit à petit. »

Elle parle de ses coups de cœur, d’abord sur les réseaux sociaux, déformation professionnelle oblige, puis dans le grand bain, sur son propre blog. « Elle s’est vite fait remarquée, car il y a chez elle beaucoup de fraîcheur. Elle parle très simplement des vins, c’est direct, franc. Et puis j’ai découvert depuis qu’Eva est sur la toile comme dans la vie, authentique. » Le compliment –car c’en est un- est signé Antonin Iommi-Amunategui, wine blogueur à l’origine des Tronches de vin.
« Elle s’est vite fait remarquée, car il y a chez elle beaucoup de fraîcheur. Elle parle très simplement des vins, c’est direct, franc. Et puis j’ai découvert depuis qu’Eva est sur la toile comme dans la vie, authentique. » Antonin Iommi-Amunategui

Elevée dans les Mauges, dans une famille modeste, la jeune femme aborde les vins comme elle le faisait avec son frère et ses parents, à l’adolescence : « On ouvrait une bonne bouteille de vins de Loire le dimanche, comme une tradition », se rappelle-t-elle. Un héritage qu’Eva, qui aime « au moins autant manger que boire », prolonge avec goût. Les siens. Des vins « digestes, torchables », ligériens souvent -« j’ai trouvé incroyable en dégustant sur Paris de ne pas connaître les vins de ma région : j’ai découvert que chenin ne voulait pas forcément dire coteaux-du-layon !- et bios, toujours. Une posture ? « J’aime profondément la nature, j’aime qu’on la respecte, mais ce qui m’a tout de suite intéressé, ce sont les gens qui se sont lancés par passion, dans une deuxième ou troisième vie. Ils impulsent une vrai dynamique et savent en se lançant la manière dont ils veulent travailler ».
« Je veux continuer à gueuler mon plaisir, sans contrainte »

Cette tronche-là, la plus jeune et la seule femme du collectif, aime les hommes et les femmes derrière les vins, elle admire leur « prise de risque, leur engagement de « facilitateur, de lien entre la vigne et le vin ».
Il y a à peine un an, Eva et son compagnon Laurent ont quitté la capitale –« marre de Paris »- pour venir s’installer à Angers et développer leur propre entreprise de communication digitale, l’agence Echos, lancée en 2013. Avec, naturellement, « des clients liquides. Mais j’ai et j’aime aussi les clients solides ! », lâche-t-elle dans un éclat de rires. Le sens de la formule, encore, fondamental pour « continuer à gueuler son plaisir, sans contrainte ».
De quoi rêve-t-elle au juste, Eva ? « D’un carpaccio de saint-jacques à la fleur de sel avec les Noëls de Montbenault (Richard Leroy), d’un ris de veau et de La Lune, de Mark Angeli, d’ouvrir une cave à fromages et à vins, pourquoi pas ? Et puis d’essayer de comprendre le monde dans lequel on vit, en me replongeant dans des livres d’histoire. »
Rester connectée, en somme.

Bio express
1986. Naissance à Beaupréau et mise en cave de bouteilles de cette année par ses parents.
2004. Entrée en Licence d'Histoire et premier vrai coup de cœur pour un Bonnezeaux 1985.
2009. Direction Paris pour le travail et ouverture de son compte Twitter.
2010. Création du blog Oenos.net et parution de "Vers la sobriété heureuse" de Pierre Rabhi, « sage entre les sages ».
2013. Parution de "Tronches de vin 1" et création de ma petite agence
2014. Retour sur Angers, quelques mois avant la parution de "Tronches de vin 2", le 13 mars 2015.




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur








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